Concilier les français et les entreprises : mission impossible ?

Par Marc  (D&E)

La publication par les Echos[1] des principaux résultats  de l’enquête TNS- SOFRES  sur les relations employeurs salariés place cruellement le projecteur sur un  climat social  caractérisé par le manque de confiance entre partenaires sociaux

Cette enquête réalisée en 2009 porte sur un millier d’interviews.   Elle fait ressortir en particulier que pour 80 % des interrogés les intérêts des dirigeants et des salariés ne vont pas dans le même sens 

Cette divergence n’est pas nouvelle, la France figurant en queue de peloton des pays développés en terme de climat social comme l’ont montré de nombreuses études,  et ce n’est certes pas la crise qui améliore le climat social 87 % des interrogés  craignant une délocalisation des entreprises dans les années à venir et 45% se sentant menacés dans leur emploi.

Le stress croissant qui marque l’ambiance au travail n’est donc pas le seul  élément explicatif du désamour entre les salariés de notre pays et leurs entreprises, s’y ajoute le caractère  perçu comme particulièrement choquant de voir des firmes bénéficiaires  licencier leur personnel (64% des interviewés) et une gamme d’appréciation négatives allant de la déception à la méfiance en passant par la lassitude. S’y ajoute aussi la perception croissante de l’autoritarisme au sein des entreprises mettant en danger les changements observés dans les dernières décennies dans les méthodes de management.  Or ce regain d’autoritarisme vient en contradiction avec l’évolution des modes de travail vers  des organigrammes plus transversaux que verticaux, plus  en réseau qu’en hiérarchie, modes de management auxquelles les jeunes générations sont particulièrement sensibles.

Curieusement, ce divorce  entre employeurs et salariés ne se retrouve pas dans la perception des fondamentaux économiques de l’entreprise jugée comme solide, responsable et sachant s’adapter par la majorité des répondants.

Bien sur il faudrait aller beaucoup plus loin dans l’analyse et nous le ferons. Mais la tendance lourde  est là qui mine le climat social, et affaiblit notre pays sur le plan international. D’autant que cette méfiance déborde aussi sur les syndicats (53% ne leur font pas confiance) et rejaillit encore plus sur la cote du MEDEF (86% de méfiants)

Est  ce à dire que la mission que nous nous donnons à Démocratie & Entreprises de « concilier les français avec l’entreprise » est une mission impossible, et que la prise en compte et le traitement par celles-ci  de l’énorme déficit de confiance des salariés dans leurs directions  ne serait qu’utopie ?

Nous pensons le contraire, car un bon climat économique ne peut être que corrélé à un bon climat social dans un pays démocratique. D’autres pays ont fait mieux pourquoi pas la France ? Un chantier énorme et  urgent !


[1] Les Echos 30 novembre 2009

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La crise des « Subprimes » se porte bien, merci…

Par Alain Loréal (D&E)

Il ne se passe guère plus de quelques jours sans que le gouvernement,  C.Lagarde en tête, annonce une « reprise imminente », en « bonne voie », alors que le déficit budgétaire, le chômage et les faillites d’entreprises explosent.

L’article ci-après démontre que la crise des subprimes reste au coeur de l’actualité aux Etats-Unis. Qui peut croire que les conséquences économiques de la crise américaine, en particulier un taux record de chômage, puissent, tel le nuage de Tchernobyl, s’arréter à nos frontières ? Les Etats-Unis sont un des débouchés essentiels pour notre économie et l’économie européenne. Un ralentissement majeur de la consommation américaine ne peut se traduire qu’en difficultés supplémentaires pour nos entreprises exportatrices.

 

WASHINGTON – L’administration Obama, se bat contre une crise des saisies immobilières qui ne montre aucun signe de ralentissement et  va intensifier la pression sur les sociétés de prêts hypothécaires pour qu’elles s’engagent davantage à aider les gens à rester dans leurs maisons.

L’administration annoncera son programme élargi ce lundi a déclaré Meg. Reilly, porte-parole du Trésor.

« Nous prenons des mesures supplémentaires pour accroître la transparence et la responsabilisation des opérateurs », a déclaré M. Reilly, « l’objectif étant d’augmenter le taux de prêts au logement convertis en nouveaux prêts avec des mensualités moins élevées ».« le nouvel effort serait notamment une pression accrue sur les sociétés de prêts hypothécaires pour accélérer les modifications de prêts en mettant en évidence les entreprises qui sont en retard dans ce domaine ».

Le Trésor devrait également annoncer qu’il va attendre que les modifications de prêt soient permanentes avant de payer les incitations financières aux sociétés de prêts hypothécaires qui baissent les remboursements de prêts immobiliers.

En vertu du programme du Trésor de 75 milliards de dollars, les entreprises qui consentent à une baisse des paiements d’emprunteurs en difficulté doivent recevoir 1000 $ pour chaque prêt renégocié, suivi par 1000 $ par année pendant trois ans.

Le programme a fait l’objet de vives critiques pour n’avoir pas fait assez pour attaquer un raz de marée de saisies immobilières. Selon les analystes, la crise des saisies est susceptible de durer une bonne partie de l’année prochaine alors qu’un chômage élevé pousse de plus en plus de gens hors de leurs foyers.

La hausse des saisies immobilières déprécie le prix des maisons et menace la durabilité de la reprise économique naissante.

Un rapport de la semaine dernière de la Mortgage Bankers Association a révélé que 14 pour cent des propriétaires ayant une hypothèque ont été soit en retard sur les paiements ou dans l’impossibilité d’honorer leur paiement  à fin Septembre, un niveau record pour le neuvième trimestre consécutif.

Le Groupe de Contrôle du Congrès, un comité qui surveille les dépenses en vertu du programme de sauvetage du Trésor, a conclu dans un rapport le mois dernier que les saisies menacent aujourd’hui les familles qui ont des prêts  conventionnels hypothécaires à taux fixe pour au moins 10 à 20 % des dossiers qui auraient été sans problème dans un marché normal.Le Programme du Trésor « s’adresse à la crise du logement telle qu’elle existait il ya six mois, plutôt que tel qu’elle existe actuellement», précise le rapport.

Scott Talbott, vice-président des affaires gouvernementales pour la Commission des Services Financiers, dit que la profession a soutenu bon nombre des changements proposés par le Trésor. Mais il précise que le problème, qui a commencé avec de lourdes défaillances sur les prêts hypothécaires subprime, est en expansion à des types plus traditionnels de prêts hypothécaires en raison du chômage qui est maintenant à un niveau jamais atteint depuis 26 ans, soit 10,2 %.

« Le problème des subprimes s’est malheureusement transformé en un problème de chômage », a déclaré Talbott. Il a dit qu’il n’y avait aucun programme gouvernemental pour aider les chômeurs qui sont en danger de perdre leur foyer, mais «de nombreux prêteurs privés sont prêts à modifier les modalités pour les chômeurs eux-mêmes. »

Meg Reilly a précisée que le programme bonifié, entre autres mesures, propose plus de support pour les emprunteurs en difficulté  et accroit le nombre d’organisations qui fournissent de l’aide.

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Le chinois BAIC dévoile sa première voiture électrique

Par GreenUnivers

Le groupe chinois Beijing Automotive Industry Holding Corp (BAIC) a dévoilé son premier modèle de voiture électrique, baptisée BE701, qui, selon le groupe, dispose d’une autonomie de 200 km par charge et peut atteindre une vitesse de 160 km/h. 

Il a aussi annoncé les détails d’une prochaine usine qui la fabriquera, usine qui représentera  un investissement de 2,28 milliards de yuans (334 millions de dollars), fournis notamment par le gouvernement, selon le communiqué du groupe. Cette usine basée dans la banlieue de Pékin pourra fabriquer 50.000 voitures électriques par an et 100.000 modèles hybrides, a-t-il dit sans préciser une date.

BAIC, qui est un partenaire de Daimler, a mis en place une filiale de 20.000 à 40.000 modèles de voitures propres par an d’ici 2011. Il escompte que les véhicules hybrides ou électriques représenteront 15 milliards de yuans (2,2 milliards de dollars), soit 5% à 10% de ses ventes totales d’ici 2015.

Les constructeurs automobiles chinois Chery Automobile et BYD ont déjà sortis leurs modèles de voitures électriques. En février, Chery a dévoilé sa S19, qui dispose d’une autonomie de 150 km par charge et va jusqu’à 120 km/h.

BYD auto, branche automobile du géant des batteries et piles BYD, dans laquelle a investi Warren Buffett, a lancé sa voitures hybride-électrique F3DM en Chine fin 2008. Il prépare aussi le lancement de la e6, une tout-électrique qu’il veut livrer aux Etats-Unis en 2011, et peut rouler jusqu’à 400 km par charge.

Pékin a annoncé, en février, un programme de subventions pour l’achat de voitures propres pour les flottes publiques de 13 villes, allant jusqu’à 600.000 yuans pour un bus avec une pile à hydrogène.

Les français et leurs entreprises : rien ne va plus ?

Par Muriel Jaöuen (Place Publique)

Une enquête menée par TNS Sofres (*) dans le cadre de son Observatoire international des salariés montre que la crise a sensiblement rigidifié les modes de management au sein de nos entreprises et altéré notre relation à nos employeurs.

La précédente édition de l’Observatoire international des salariés de TNS-Sofres date de 2007. Un an plus tard éclatait la crise économique et financière la plus marquante de ces cinquante dernières années. La plupart des entreprises se sont restructurées, pour au mieux geler les embauches, au pire licencier.

Cette crise n’a pas tant ébranlé le ressenti au quotidien de la grande majorité des salariés, que leurs systèmes de représentations. L’exception française, qui conjugue un fort niveau de satisfaction au travail et une forte frustration (reconnaissance, rémunération), perdure, malgré la conjoncture. En revanche, la perception du travail et le lien à l’entreprise en ont pris un coup. La confiance s’est érodée, les sentiments négatifs vis-à-vis de l’entreprise l’emportent désormais sur les sentiments positifs. L’hexagone constitue ici un cas particulier : 32% des Français ont confiance dans leur entreprise et 52% en leur équipe dirigeante. Dans les autres pays, la crise a plutôt renforcé le lien affectif vis-à-vis d’employeurs qui résistent dans la tourmente.

Pour expliquer cette perte de confiance des Français, TNS Sofres sollicite plusieurs arguments : la méfiance bien française envers les élites, le capitalisme et la globalisation, mais aussi l’inaptitude du management français à la communication interne. Seuls 35% des salariés français estiment que l’information passe bien dans leur entreprise. Selon TNS Sofres-Eurogroup, en France comme ailleurs, “les chutes de satisfaction s’observent surtout dans le secteur privé et portent, globalement, sur l’équilibre contribution/rétribution”. Mais c’est plus précisément sur l’intérêt du travail et sur la charge de travail que la chute de satisfaction (- 10 points) s’avère la plus forte en France.

(*) Enquête TNS Sofres-Eurogroup menée en ligne en juin et juillet 2009 auprès d’un échantillon de 2 000 salariés de grandes entreprises ou d’administrations dans quatre pays (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis).

Le nouveau pacte énergétique (2ème partie)

Par Toussaint Carrindo (D&E)

600 000 emplois dans l’économie verte d’ici 2020 

L’économie verte peut se glisser partout de l’isolation des bâtiments, aux voitures électriques, aux biotechnologies, à la santé, à la filière bois jusqu’ aux transports urbains. On pourrait définir l’économie verte comme un accroissement de la production des activités économiques respectueuses de l’environnement. Une croissance verte peut donc concerner des secteurs traditionnels comme de nouveaux secteurs appelés eco-activités. Les éco-activités peuvent concerner l’assainissement de l’eau, le recyclage et la valorisation énergétique des déchets, la dépollution des sites, la biomasse, le solaire photovoltaïque, l’éolien, le traitement de l’air et du bruit, les biocarburants, la capture et le stockage du CO2 et encore une éco-conception des produits de consommation. 

Les collectivités territoriales en première ligne ! 

Pour évaluer l’impact économique et les emplois, le célèbre cabinet de conseil américain le Boston Consulting Group (BCG) a pris pour hypothèse l’application entière des recommandations du Grenelle de l’environnement, loi votée en 2008 qui attend toujours ses décrets d’application… Donc, selon BCG, les emplois crées seraient en moyenne au nombre de 600 000 dans la tranche 2009-2020, sachant que la plupart d’entre eux viendront des projets d’infrastructures dans le secteur du BTP. L’activité générée serait d’environ 450 milliards d’euros sur ces 12 ans, financés à hauteur de 170 milliards par l’Etat et les collectivités territoriales. 

Ce dernier point est très important car l’économie verte sera assurément locale et les emplois crées ne seront pas délocalisables. L’Etat, habitué à gérer ses programmes énergétiques de manière centralisée, devra en quelque sorte faire une révolution dans ses pratiques, en laissant aux collectivités locales qui subventionneront les éco-activités les plus pertinentes vis de leurs particularités locales. Une région donnant sur la mer n’aura pas du tout les mêmes qu’une région boisée en montagne. La révolution verte, c’est aussi cela ! 

Le bois, un vivier d’emploi français 

 Pour remplir l’objectif de 23% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique française, le bois est probablement le candidat ayant le plus de potentiel. La France bénéficie de nombreuses forêts et on pourrait coupler l’entretien de ces forêts au bois de chauffage pour l’hiver. On coupe des arbres à un coin, on en replante d’autres à un autre coin, et on se chauffe l’hiver. L’opération généralisée aurait un grand rendement pour un coût carbone quasi-nul, puisque la combustion du bois dégage du CO2 qui est lui-même consommé par photosynthèse au niveau des arbres que l’on vient de planter pour produire de l’oxygène. Il s’agit bien d’entretien des bois et forêts et non de déforestation. Outre les emplois crées, cela permettrait également de se débarrasser des vieux arbres secs, qui sont les premiers à s’enflammer l’été, d’où une notable réduction des hectares de forêts brûlés chaque année. 

Pour produire davantage de chaleur verte et développer les infrastructures collectives en ville, pour « chauffer les villes au bois », les créations d’emploi seront nombreuses et elles ont même été estimées à 100 000 postes en 2020. Ces emplois seront essentiellement ruraux donc non délocalisables pour l’abattage, le débardage et le broyage, sans parler du transport des copeaux de bois, des granulés vers les chaufferies ni de leur traitement. Il s’agit de métiers qualifiés spécifiques qui nécessitent de plus en plus la maîtrise d’outils modernes, d’où un besoin croissant en main d’œuvre qualifiés (techniciens supérieurs et cadres) dans cette filiale. Pour développer la biomasse en France, alors que la demande explose, il ne va plus falloir se contenter d’utiliser des bois de récupération mais aussi utiliser davantage des massifs inexploités, dans le Var et les Landes par exemple. 

La nécessité d’amorcer la pompe de l’éolien et du solaire

Avec des estimations de 60 000 créations d’emploi en 2020 pour l’éolien et l’énergie photovoltaïque, ces énergies demeurent très chères par rapport à l’énergie nucléaire, qui constitue le socle de la production électrique française (77%). Par prudence au niveau des coûts, il vaut mieux se tenir aux chiffres fournis par le plan énergie 2010 – 2020 du commissariat au plan, qui donne cela :

  • Coût du kWh pour le nucléaire : 0,033€
  • Coût du kWh pour le charbon : 0,037€
  • Coût du kWh pour le gaz : 0,036€
  • Coût du kWh pour le pétrole : 0,060€
  • Coût du kWh pour l’éolien : 0,061€
  • Coût du kWh pour le solaire : 0,450€ 

Pour une comparaison correcte des chiffres précédents, il faut ajouter à ces coûts directs, les coûts externes (impact environnemental lié aux émissions de CO2 ou aux déchets nucléaires, frais de recherche, frais de construction des gazoducs, etc.). Les coûts externes du gaz, du pétrole et du charbon sont supérieurs à 0,050€ par kWh (source : étude Externe de la Commission Européenne). 

Donc, quoiqu’on en dise, l’éolien et le photovoltaïque demeurent des énergies chères, qui ne pourront s’imposer à court ou moyen terme sans un coup de pouce de l’Etat. Du reste, l’énergie nucléaire a également été aidée par l’Etat, à travers les nombreuses années de recherche effectuées par le CEA sans solliciter les finances d’EDF. Le nucléaire a aussi son épée de Damoclès au-dessus de la tête avec le tarissement progressif des gisements en uranium. 

Ainsi, sur le long terme, cela a du sens de subventionner abondamment l’éolien et le photovoltaïque, à travers des politiques de rachat du kWh très avantageuses et finançables pour le moment tant ces énergies étaient marginales en 2007 dans la production électrique française de 569,8 TWh :

  • dont 77,2% soit 439,7 TWh pour l’énergie nucléaire
  • dont 10,9% soit 61,9 TWh pour l’énergie fossile 
  • dont 11,2% soit 64,2 TWh pour l’énergie hydraulique (énergie renouvelable)
  • dont 0,7% soit 4,05 TWh pour l’énergie éolienne (énergie renouvelable)
  • dont 0,6% soit 3,7 TWh pour le bois, les déchets domestiques et les biogaz (énergie renouvelable)
  • dont 0,003% soit 0,02 TWh pour l’énergie photovoltaïque (énergie renouvelable)

Sortir du nucléaire ou pas, cette question ne sera pas tranchée par l’éolien ou le photovoltaïque. A dire vrai, ces deux énergies ne changeront rien au défi énergétique à relever, tant les niveaux sont faibles. Il ne faut pas oublier que la production de ces énergies varient suivant les aléas de la nature et à ce titre, il devient quasiment obligatoire de mettre en face des centrales thermiques pour compenser les variations, d’où une consommation indirecte et paradoxale d’énergies fossiles pour l’éolien et le photovoltaïque. De plus, il faut garder en tête que l’énergie photovoltaïque à l’aide de wafer en silicium n’est pas propre car la fabrication des panneaux demande beaucoup d’énergie e t de gaz industriel, contribuant largement à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, il est primordial qu’une large partie des subventions publiques soit consacré aux travaux de recherche pour rendre le photovoltaïque plus propre. 

Ségolène Royal, en pointe sur l’innovation sur les biocarburants 

La France veut être l’une des figures de proue du biocarburant, notamment la troisième génération de biocarburant, celle qui ne pénalise pas le secteur agroalimentaire et qui permet de valoriser les déchets pour faire avancer nos voitures. La Région Poitou-Charentes notamment mise sur les éco-carburants de 3e génération à base de micro-algues. Ségolène Royal, en sa qualité de présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, a inauguré le 18 mai 2009 dans la Vienne l’unité pilote du Vigeant, le premier site au monde à tester ce procédé à partir de biogaz. 

En 2007, Ségolène Royal a demandé à Jacques Barbier (président du pôle d’excellence régional des éco-industries et directeur de la Société d’Economie Mixte Valagro) de lancer de nouveaux projets novateurs destinés à développer des éco-carburants de nouvelle génération. Une unité pilote de production d’éthanol à partir de déchets textiles (utilisant un brevet Valagro) sera aussi installée à Melle en 2010. Des projections montrent que ce secteur des biocarburants pourrait créer 45 000 emplois à l’horizon 2020 en France. 

 

Conclusion : Innovation et PME 

Dans l’état actuel des choses, il serait recommandé d’avoir une politique forte d’économie d’énergie, comme l’isolation thermique des logements neufs et anciens, la consommation essence des voitures, etc… Les chocs pétroliers passés ont montré que les comportements pouvaient être radicalement changés.  Les niches d’emploi seront très nombreuses et constitueront des cibles idéales pour des PME innovantes te dynamiques, d’où de nouvelles créations d’emploi. A l’instar des énergies renouvelables,  l’incitation fiscale aux économies d’énergie constituerait également une sorte de partenariat public-privé pour le bien de tous.

Les chômeurs payés à crédit !

PARIS (Reuters) – L’Unedic annonce avoir lancé avec succès la première tranche d’un emprunt obligataire de quatre milliards d’euros qui lui permet d’assurer son financement sans avoir recours à la garantie de l’Etat.
BNP-Paribas, Calyon, HSBC et Natixis étaient les quatre chefs de file de l’opération qui a été menée  mercredi,précise l’assurance-chômage dans un communiqué.
L’emprunt à échéance de trois ans a été émis à un taux de 2,234%, le livre d’ordre étant fermé au bout d’une heure. L’émission a été souscrite à 64% par des investisseurs non résidents tandis que les investisseurs institutionnels officiels et supra nationaux ont souscrit pour 26% du total, selon le communiqué.
Confronté à la montée du chômage, l’Unedic s’attend cette année à un déficit de 902 millions d’euros qui se creuserait à 3,619 milliards en 2010, à comparer à un excédent de 4,598 milliards en 2008, selon des prévisions annoncées en octobre.
Le déficit cumulé de l’assurance chômage, de 4,992 milliards d’euros fin 2008, atteindrait ainsi 5,893 milliards en 2009 et 9,512 milliards en 2010.
Afin de financer ce déficit, l’Unedic a doublé sa capacité de billets de trésorerie, à six milliards d’euros, et annoncé un projet d’emprunt obligataire en plusieurs tranches.
L’organisme a été noté « triple A » par les trois agences de notation financière Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s.
« Cette note maximale, de nature à inspirer confiance aux investisseurs, a permis à l’Unedic de se financer sans avoir recours à la garantie de l’Etat français », conclut le communiqué.

Pour une nouvelle approche des Retraites

Par Claude Waret (D&E)

1-LE CONTEXTE  

Les retraites constitueront un point clef pour la présidentielle de 2012 ; La position de la gauche sur ce sujet n’est pas claire.

Ségolène ROYAL, dans le Pacte Présidentiel avait proposé de passer sur un système à points, comparable à celui de la Suède, basé sur un système par répartition même si en Suède 2% est par capitalisation pour des raisons politiques de satisfaction des conservateurs.

La proposition du Pacte Présidentiel, à ma connaissance n’indiquait pas de quelle façon on allait financer les retraites correspondantes, nous ferons donc l’hypothèse que le système de financement était identique à celui qui existe aujourd’hui.

2-L’ENJEU

Le besoin de financement du système de retraite passerait de 0,2% à 1,8% du PIB entre 2006 et 2040Selon un rapport du Conseil d’Orientation des retraites (COR),  les besoins de financement se creuseraient plus que prévu jusque vers 2040. Le niveau des pensions se dégraderait fortement.Le COR a mis à jour ses projections, en tenant compte de la révision importante, à l’été 2006, des perspectives démographiques et de population active de l’INSEE. Il ressort de ces nouvelles projections que la situation sera plus dégradée que prévu à moyen terme, mais plus favorable à long terme.Jusqu’en 2015, compte tenu de la diminution du taux de chômage, le nombre de cotisants progresserait vivement, passant de 25,2 millions en 2006 à 26,8 millions en 2015. Il serait ensuite quasiment stable entre 2015 et 2030, puis augmenterait légèrement entre 2030 et 2050. Parallèlement, le nombre des retraités progresserait rapidement jusqu’en 2050, passant de 13,8 millions en 2006 à 22,3 millions en 2050, sous l’effet de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations du baby boom, la hausse étant particulièrement rapide jusque vers 2035. Ainsi, le rapport démographique (rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités), diminuerait significativement, passant de 182 à 121 cotisants pour 100 retraités entre 2006 et 2050.Quelles seraient les implications financières de cette évolution démographique ? La masse des pensions progresserait plus vite que la masse des cotisations jusque vers 2040, du fait de la très forte croissance du nombre de retraités. Aussi, sans l’adoption d’une nouvelle réforme, le besoin de financement du système de retraite se creuserait jusque vers 2040. En pourcentage du PIB, il passerait d’environ 0,2% en 2006 à 1% en 2020 puis 1,8% en 2040, et 1,7% en 2050. Il se chiffrerait donc à environ 25 milliards d’euros en 2020 et près de 70 milliards d’euros en 2050 (en euros constants de 2006). Ces perspectives n’intègrent cependant pas les hypothèses de recettes supplémentaires, résultant de hausses de cotisations vieillesse gagées par des baisses de cotisations chômage, envisagées au moment de la réforme de 2003.Le rapport du COR se penche également sur l’évolution du niveau des pensions à long terme. A ce stade, il est prévu que le taux de remplacement net (rapport entre la première pension et le dernier revenu d’activité, nets de prélèvements sociaux) global lors de la liquidation de la retraite diminue d’environ 10 points entre les générations 1938 et 1985 pour les salariés du secteur privé. Pour un non cadre, ce taux passerait de 83,6% à 73,5%, et pour un cadre, de 64,1% à 53,2%.

Une dégradation très sensible, qui s’explique par la réforme de 1993 (allongement du nombre des meilleures années prises en compte) et l’évolution des pensions des régimes complémentaires (AGIRC-ARRCO), suite aux accords de 1996 et de 2003. D’ailleurs, dans l’hypothèse d’un prolongement de l’accord AGIRC-ARRCO actuel, qui court jusqu’en 2010 ,indexation sur les salaires de la valeur d’achat du point et sur les prix de la valeur de service du point), les taux de remplacement net des régimes complémentaires seraient divisés par deux entre les générations 1938 et 1985, la baisse de taux de remplacement net global s’établissant alors autour de 20 points (taux de remplacement de 64,4% pour les non cadres et de 42,7% pour les cadres de la génération 1985).

 

 3-LES VARIABLES ACTIVES DU COR SERVANT A EQUILIBRER  LES RETRAITES 

Le COR a construit un système d’abaque pour formaliser ce qu’il considère représenter la diversité des choix possibles pour garantir le financement des retraites.

Il met en relation trois leviers :

-le niveau relatif des pensions ; par rapport au salaire de départ

-les recettes des régimes

-l’âge moyen de départ en retraite

Selon ce modèle, le besoin de financement du système de retraite qui représenterait 1% du PIB en 2020 soit 25 milliards d’euros pourrait être couvert par une hausse du taux de prélèvement pour la retraite de 2,3 points sur les revenus d’activité bruts combinée à une baisse de 9% du ratio pension moyenne nette sur revenu d’activité moyen net et un recul de l’âge moyen de départ en retraite.

Plusieurs combinaisons des 3 paramètres sont évidemment possibles.

Remarquons que dans ce modèle seuls les salaires sont concernés. 

4-PROPOSITIONS D’ORIENTATION

Nous proposons un système par répartition reprenant la proposition de Thomas PIKETTY utilisée dans le Pacte Présidentiel de Ségolène ROYAL, système qui permet à chacun, à chaque instant de savoir où il en est sans déroger à la notion de solidarité du système par répartition puisque les cotisations des salariés financent les pensions courantes, il est proposé un compte individuel pour chaque travailleur indiquant en euros les droits à pension à chaque instant.

Un lien direct est établi entre contributions des travailleurs et droits à pension.

Au terme de sa vie active, chaque travailleur a accumulé un patrimoine qui lui donne droit au versement d’une pension mensuelle calculée en fonction de l’espérance de vie moyenne de sa classe d’âge.

A cotisations égales, retraite égale.

Ce système a aussi le mérite d’être appliqué à toutes les catégories de populations : cadres, employés, fonctionnaires, artisans…

En ce qui concerne le système de financement il faut réfléchir à de nouvelles approches et ne pas se contenter de cotisations uniquement sur les salaires qui amènent à dire que le cout des charges sociales est trop élevé.

Il faut certainement examiner des solutions type CSG faisant porter l’effort non seulement sur les salaires mais aussi sur le capital.

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