Mon petit (green)business connait pas la crise…


Par Alain Loréal et l’équipe de D&E

Alors que tous les chiffres de l’économie sont dans le rouge, que les banquiers descendent aux abris en attendant la prochaine crise, que les politiques tentent d’endormir le bon peuple en lui parlant de burqa et d’identité nationale, un secteur résiste, voire se développe, le green business.

 Un bon indicateur est le montant en volume des transactions du secteur (achats, reprises, participations, alliances…). Le chiffre de 20 milliards d’€ dans le monde est avancé pour 2009 pour plus de 300 « deals » dont un nombre considérable réalisés par les Chinois.En france le bilan est plus modeste, emmenés par les géants du secteur (Suez, Areva, Alstom).Le dernier trimestre marque d’ailleurs un réveil des industriels français, qui prennent les uns après les autres le virage du green business. Si la première place est décrochée par Suez Environnement, qui a pris le contrôle d’Agbar, numéro un espagnol de l’assainissement et de la distribution de l’eau, deux entreprises traditionnelles se glissent dans les cinq premiers. 

La deuxième plus grosse opération du trimestre est ainsi signée par l’équipementier automobile Faurecia qui rachète l’américain Emcon Technologies, spécialiste des technologies de contrôle des émissions de CO2 : un secteur promu à un bel avenir à l’heure où la réglementation sur les véhicules polluants se fait de plus en plus sévère. Et Soitec, jusque là spécialiste des matériaux innovants pour l’industrie microélectronique (dont les plaques de silicium sur isolant), rafle la cinquième place en mettant la main sur la société allemande Concentrix Solar, un producteur de cellules photovoltaïques à concentration. Plus globalement, en France, les énergies renouvelables auront réalisé un formidable bond en 2009. Les levées de fonds ont explosé dans le solaire, même si les montants restent souvent modestes. Les transactions ont été moins nombreuses dans l’éolien mais avec des sommes beaucoup plus importantes : ainsi, au 4e trimestre, la filiale européenne du canadien Boralex a racheté trois parcs français à Theolia, pour environ 73 millions d’euros.

Pour l’instant ce sont donc toujours les secteurs de l’assainissement (eau, déchets), suivi par celui des énergies renouvelables qui constituent l’essentiel des opérations de fusion-acquisition-développement.Mais le poids relatif de ces secteurs dans le PIB Français reste encore modeste, même si les « Energies renouvelables » pèsent désormais pour 12% du total « Energie ». La crise risque d’ailleurs d’être un frein à l’expansion tant des recherches (filière bois, hydroéléctrique, agrocarburants, éolien, voltaïque) que du financement de la mise en marché. A ce titre les choix qui seront fait et effectivement réalisés à partir du « grand emprunt » risquent d’avoir un impact décisif.

sourcé par Daniel Huchette et Toussaint Carrindo

 

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