Les robots : le nouveau défi de l’économie


Par Vincent Paes

Comment produire plus, mieux et pour moins cher ? La question paraissait sans réponse. Pourtant, année après année, la recherche a fait émerger la solution : les robots. Aujourd’hui, ces machines sont présentes dans presque toutes les usines, peuvent produire jour et nuit et ne risquent pas de se mettre en grève. Bref, des employés modèles. Le rêve de tout patron.

Pourtant, l’économie française est en retard dans ce domaine. La France compte trois fois moins de robots que l’Allemagne. L’Hexagone ne représente que 10 % du parc des robots en Europe, contre 18 % pour l’Italie. Et l’écart est encore plus important si l’on exclut l’automobile des calculs. Pire encore, les robots français sont plus âgés : 17 ans en moyenne contre seulement 10 outre-Rhin.

Comment expliquer un tel retard ? Les PME ne sont pas assez sensibilisées à ce sujet. Résultat, le coût envisagé par un tel investissement est vite perçu comme négatif. D’autant plus, que la rentabilité d’un tel projet est difficilement calculable. La France manque également de sociétés capables d’accompagner les nouveaux utilisateurs de robots.

Après l’industrie, les services

Pour faire face à ces difficultés, le Symop, le syndicat des entreprises de technologies de production, a préconisé, dans le cadre des états généraux de l’industrie, la mise en place d’un outil d’aide au diagnostic afin d’accompagner les PME dans ces démarches. Cette mesure trop coûteuse n’a pas été retenue par le gouvernement. Les professionnels de la machine-outil devront se contenter d’une prime à la robotisation d’un montant de 200 millions d’euros. Maigre butin.

Pourtant, avec le vieillissement de la population, l’enjeu est essentiel. Au Japon, les robots seront rapidement amenés à s’emparer des emplois liés au service. Les premiers prototypes de robots serveurs fonctionnent déjà. Ils devront faire leur apparition dans la vraie vie d’ici moins de dix ans. Ils pourront même s’occuper des personnes âgées. La science-fiction n’est plus si loin.

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2 Réponses

  1. Peut-être faut-il ajouter à la réflexion la difficulté de structurer une offre sur ce marché.
    Le tissus d’entreprises français est majoritairement constitué de PME, de petites entreprises spécialisées.
    Il est plus difficile de proposer à chacune des solutions de machines-outils adaptées que d’équiper – par exemple – une chaine de montage automobile très standardisée.
    Aux fabricants de d’affiner leur offre et de développer leur démarche commerciale en direction de ce marché.

  2. Je pense que l’auteur a bien compris la spécialisation économique des PME/PMI en France, aujourd’hui, surtout les « I » et celles qui restent : les rendre compétitives au-delà de l’imaginable. Cette thèse serait passionnante, dans la mesure ou celles ci maîtriseraient leurs propres technologies, produits et marchés. Or il y a un hic majeur, à ce jour, ces fameuses PME/PMI sont destinées à être essentiellement et avant tout taillables et corvéables envers leurs donneurs d’ordres. Donneurs d’ordre généralement enlistés au Cac40 ou dans les Collectivités locales. En effet dans ce cadre, la robotisation n’a qu’un objectif, réduire les coûts un résultat certain. accroître le chômage il en découle. Je rappelle (Chiffres CAES / INSEE /MRI) en France 80 % des budgets de R&D dépensés par les entreprises de plus de 250 personnes (rassemblant 35% des salariés), représentent 80% des dépenses de R&D en France. Avec de tels chiffres les sociétés de moins de 250 personnes ont quasiment aucune chance de développer leur propres produits et services pour leur propre bénéfice et celui de leurs salariés. Si j’ai bien lu l’hypothèse n’est donc pas de concevoir et de fabriquer des robots par des PME, mais de les implanter chez elles, pour en faire des sous traitants encore moins chers.

    Donc le bénéfice attendu des robots ne serait pas pour elles et il est fortement recommandé de muscler pôle emploi ou les RSA si on maintient les ratios structurels qui sont les nôtres aujourd’hui.

    En l’état, je suis partagé. Cet article je le mettrais au compte du pur cynisme, ou alors d’une certaine méconnaissance (qui peut être aussi mienne avec conclusions opposées) de notre organisation et spécialisation industrielle. Mais je comprends aussi parfaitement le point de vue du commercial qui sait parfaitement saucissonner une vision pour ne pas voir ce qui dérange. Je supposerai qu’il s’agit d’un article promotionnel.

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