Rien ne va plus dans le bâtiment !


Par Alain Loréal (D&E)

Locomotive historique de la croissance des petites entreprises, l’artisanat du bâtiment s’effondre en 2009. Touché de plein fouet par la crise économique, le secteur vacille sérieusement sur ses fondations.

Réduction des carnets de commandes, report des chantiers, gel des devis : sur le marché du neuf comme sur celui de l’entretien-amélioration, les clients se font rares.

Et les trésoreries, affaiblies par l’allongement des délais de paiement, étouffent !

Résultat : une activité globale en baisse de 3,7% en 2009 et une fin d’année chaotique pour les professionnels du bâtiment. « Au dernier trimestre, le chiffre d’affaires de l’artisanat du bâtiment a reculé de 6,5 %. C’est le plus fort repli de l’année », commente le service conjoncture de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment.

Le segment du neuf, toujours selon la CAPEB, se distingue par une baisse nettement plus marquée des affaires (- 11,5 %). Sur le marché de l’entretien-amélioration, l’activité se contracte au même rythme que celui du trimestre précédent (- 3 %). Toutefois, l’activité des artisans reste mieux orientée que celle des entreprises de 20 salariés et plus. Sur l’ensemble de l’année 2009, le repli touche indifféremment les petites comme les grandes entreprises artisanales.

Au quatrième trimestre, les structures de plus de 10 salariés ont été un peu plus affectées (- 7,5 % contre – 6,5 % pour les plus petites) et ont vu leurs carnets de commandes s’amenuiser là où les plans de charges des petites structures se sont stabilisés.

Pour Jean Lardin, ex-président de la CAPEB (élu depuis à la tête de l’UPA), « 2009 a été une année extrêmement éprouvante pour l’artisanat du bâtiment. Le début de l’année a subi la brutalité du retournement de conjoncture. Tous les trimestres qui ont suivi ont été négatifs. Dans cette tempête, les 362 000 entreprises du secteur ont plus que jamais besoin d’être soutenues et comptent aussi sur les politiques de relance. Par exemple, des mesures salutaires comme l’éco prêt à taux zéro devraient continuer de jouer leur rôle d’amortisseur de crise et continuer aussi à encourager les ménages à investir dans des travaux d’amélioration énergétique aujourd’hui incontournables ».

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