ERDF crée la polémique

Par Systèmes Solaires

En France, continuer à installer des panneaux photovoltaïques au rythme actuel menacerait le réseau de blackout, selon les déclarations de la présidente du directoire d’ERDF, Michelle Bellon, lors d’un colloque de l’Union française de l’électricité (UFE), le 22 juin dernier. Le nombre croissant d’installations photovoltaïques sur le territoire, qui produisent de l’électricité de façon non prévisible et aléatoire, risquerait en effet, selon la présidente, de créer des surtensions dans les zones où, localement, la production est supérieure à la consommation. Ces déclarations ont entraîné de vives réactions de la part des professionnels du secteur. L’association professionnelle Enerplan rappelle qu’en Allemagne le seuil de 1 % d’élec­tricité solaire dans le mix électrique – seuil retenu par le Grenelle de l’environnement pour 2020 en France – est déjà dépassé sans déstabilisation du réseau électrique.
Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) reprend, lui, les conclusions d’une étude européenne selon laquelle les réseaux européens actuels peuvent accueillir aisément un grand nombre de sources de production d’électricité décentralisée. Le problème viendrait en fait, en France, selon les acteurs de la filière, du manque d’adaptations faites sur le réseau par ERDF et de l’utilisation intensive du nucléaire qui ne permet pas d’ajuster la production d’électricité contrairement aux centrales thermiques par exemple.

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La France adopte sa nouvelle stratégie nationale du développement durable

Par Florence Roussel (ActuEnvironnement)

 »Vers une économie verte et équitable », tel est le slogan de la nouvelle stratégie nationale du développement durable adopté aujourd’hui par le gouvernement français. Un slogan qui synthétise neufs  »défis »1, 19 indicateurs et près de 50 objectifs chiffrés à atteindre d’ici 2013, 2015 ou 2020 pour certains. Un document qui se veut surtout plus  »digeste » que la première SNDD adoptée en 2003 avec une présentation volontairement plus synthétique.  »Alors que la première stratégie était construite autour de plusieurs plans d’action, cette fois-ci l’approche est plus stratégique », explique Michèle Pappalardo, commissaire générale et déléguée interministérielle au développement durable.

Un rééquilibrage entre les trois piliers du développement durable

Cette nouvelle SNDD se veut plus équilibrée entre les trois piliers du développement durable que sont l’économie, le social et l’environnement même si les questions environnementales restent prédominantes. Les remarques du Conseil Economique, Social et Environnemental publiées en janvier dernier à ce sujet y sont sans doute pour beaucoup. Résultat, la SNDD regroupe l’ensemble des objectifs du Grenelle de l’environnement mais également des objectifs économiques et sociaux : réduire à 25% le pourcentage de la population n’ayant jamais fréquenté de lieu culturel d’ici 2013, obtenir moins de 10% de jeunes en décrochage scolaire précoce d’ici 2020 ou encore atteindre en 2013 les critères du pacte de stabilité (déficit public en dessous de 3% du PIB).

Une batterie d’indicateurs permettra de suivre chaque année l’avancée vers ces objectifs. Par rapport à la première SNDD, de nouveaux ont été ajoutées comme l’empreinte carbone, la prise en compte de l’insertion des jeunes sur le marché du travail et la participation des femmes aux instances de gouvernance. À partir de 2011, ces derniers seront rendus publics et présentés au Parlement.

Principal enjeu : l’implication de tous les acteurs de la société

 »La SNDD propose une architecture commune à tous les acteurs de la Nation, publics et privés, pour les aider à structurer leurs propres projets de développement durable autour de choix stratégiques et d’indicateurs qui ont fait l’objet d’un large consensus », peut-on lire dans le préambule du document. Cette stratégie a donc pour vocation à circuler et imprégner tous les niveaux de la société et en premier lieu les services de l’Etat.
Pour cela, tous les ministères sont invités à préparer leur plan d’action et leurs indicateurs en sous la responsabilité d’un haut fonctionnaire au DD désigné par chaque ministre.  »Ces plans d’action seront prêts avant la fin de l’année 2010 », a précisé le ministre du développement durable Jean-Louis Borloo. Avec cette organisation, l’Etat semble décider à limiter le risque de voir ce document oublié dans un fond de tiroir.

 »Les ministres ont tous intégré la dimension stratégique du sujet », rassure Michèle Pappalardo.  »Certains vont mettre à jour leurs politiques, d’autres vont décliner pour la première fois cette SNDD c’est le cas notamment des ministères de la culture et des sports », ajoute-t-elle.  »L’objectif est d’aller vers les citoyens », rappelle la Déléguée interministérielle au développement durable.
D’ailleurs, au niveau local, l’Etat mise sur les préfets de régions pour assurer le déploiement de la stratégie vers les collectivités et leurs habitants.

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Consommation et production durable ; société de la connaissance ; gouvernance ; changement climatique et énergies ; transport et mobilité durables ; conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles ; santé publique, prévention et gestion des risques ; démographie, immigration et inclusion sociale ; défis internationaux en matière de développement durable et de pauvreté dans le monde.

Apple, l’entreprise qui défie la loi de la gravité

Par Vincent Paes

15,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en un trimestre. Apple a de quoi être aux anges. La firme qui a choisi comme symbole la pomme ne semble pourtant pas connaître la pesanteur. L’entreprise américaine réalise ses meilleurs résultats et vient talonner Microsoft (16 milliards d’euros au second trimestre 2010). Apple, dont le bénéfice net a bondi de 78 %, devrait continuer sur sa lancée et prévoit d’engranger 18 milliards de chiffre d’affaires sur le trimestre en cours.

Sur l’année, les ventes pourraient ainsi dépasser 63 milliards de dollars, soit trois milliards de plus que le chiffres d’affaires de Microsoft en 2009. L’iPhone est devenu la « vache à lait » du groupe. Apple a écoulé pas moins de 8,4 millions d’unités du smartphone, soit un tiers du chiffres d’affaires du groupe.

Pas de cannibalisation entre les produits

Le bon démarrage des ventes de l’iPad, écoulé à plus de 3,3 millions d’exemplaires, a fortement contribué à cette performance. Le chiffre d’affaires généré par l’iPad s’élève à 2,2 milliards de dollars, soit plus que celui issu des ventes d’iPod (1,5 milliard). Selon le cabinet iSuppli, les ventes d’iPad atteindront 12,9 millions d’unité en 2010. Mieux encore, le volume pourrait grimper à 36,5 millions l’an prochain, puis à 50,4 millions en 2012. En effet, Apple profite pour le moment du manque de concurrence dans cette gamme de produits.

Mais ce qui a surtout rassuré les analystes, c’est que l’Ipad n’a pas concurrencé les autres produits de la firme à la pomme. Ainsi, il s’est vendu 3,5 millions de Mac au cours du second semestre 2010, soit une hausse de 33 % en volume par rapport à l’année dernière. Avec autant de relais de croissance, Apple a encore de beaux jours devant elle.

Pas de pénurie d’électricité en France jusqu’en 2013

Par Enerzine

Dans son actualisation de l’analyse prévisionnelle de l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité, à horizon 2015, RTE confirme la conclusion de l’étude réalisée en 2009.

La sécurité d’alimentation électrique de la France devrait être assurée jusqu’en 2013, grâce au développement programmé de nouveaux moyens de production. Cependant, RTE rappelle que « la vigilance s’impose toujours sur les consommations de pointe lors des vagues de froid, qui continuent à augmenter rapidement« .

Ce Bilan Prévisionnel a pour objectif de vérifier, dans la durée, l’équilibre entre les besoins de consommation en France métropolitaine et l’offre de production associée aux moyens de production nationaux ainsi qu’aux capacités d’importations, afin d’assurer la sécurité de l’alimentation électrique du pays. Ce bilan, élaboré tous les 2 ans, est actualisé l’année qui suit sa publication.

L’actualisation 2010 tient compte de facteurs conjoncturels et structurels nouveaux, tels que les prévisions de sortie de crise économique, le développement des équipements thermiques (chauffage) et des autres usages spécifiques concourant aux pointes de consommation, le développement rapide du photovoltaïque, mais aussi les retours d’expérience de l’hiver dernier, marqué par des consommations exceptionnelles lors des vagues de froid.

Les résultats de cette actualisation confirment dans leur ensemble les conclusions du Bilan Prévisionnel 2009. La sécurité d’approvisionnement électrique de notre pays devrait être garantie jusqu’en 2013 au vu des projets décidés en cours de réalisation. L’horizon 2015 reste plus ouvert : la reprise de l’activité économique et de la consommation électrique, conjuguée aux déclassements de moyens de production thermique en Europe pourrait entamer les marges de production de nos voisins qui contribuent à faire face aux pointes de consommation françaises.

Pas de pénurie d'électricité en France jusqu'en 2013

A l’horizon 2015, RTE prévoit une consommation en électricité de 506 TWh, en baisse de 10 TWh par rapport à la prévision de juillet 2009, conséquence du recul de la consommation française en 2009. A conditions météorologiques normales, la baisse de la consommation des industriels conduirait à une baisse de la puissance de pointe de 1 500 MW pour l’hiver 2012-2013 et de 1 000 MW en 2014-2015. En revanche, dans des conditions climatiques de températures froides correspondant statistiquement à une année sur 10, la pointe ne serait réduite que de 1 000 MW sur l’hiver 2012-2013 et de 600 MW en 2014-2015 du fait de la croissance des besoins de chauffage par pompe à chaleur ou convecteur.

En parallèle, l’offre prévisionnelle de production est toujours dynamique. Il est à noter que les perspectives de développement du photovoltaïque sont supérieures aux prévisions antérieures de 2009 (3 000 MW installés dès 2015 contre 1 400 MW). En revanche, le cycle d’investissement en moyens de production thermique semble marquer une pause, dans un contexte d’incertitudes sur la rentabilité des projets. D’ici 2015, la mise en service des cycles combinés gaz en construction et du réacteur EPR de Flamanville compensera l’arrêt prévu d’une partie des centrales à charbon et l’érosion probable du parc de cogénération. En France et en Europe, les normes environnementales européennes imposeront la fermeture d’un grand nombre des centrales thermiques les plus anciennes d’ici à 2015.

Sur le territoire français, RTE rappelle que la sécurité d’alimentation électrique de l’Est de la région PACA et de la région Bretagne passe dès maintenant par de nouveaux investissements, la situation de ces deux régions demeurant fragile. La sécurité d’approvisionnement de ces deux régions repose sur trois piliers : une maîtrise accrue de la demande d’électricité, notamment lors des pics de consommation, un développement de la production locale, et le renforcement concomitant du réseau de transport d’électricité.

Le document complet  est disponible en téléchargement en cliquant sur ce lien « Actualisation du Bilan Prévisionnel »

TPE : Le gouvernement n’inspire toujours pas confiance aux patrons de TPE

Par Fiducial/Ifop

Ce 39ème baromètre de conjoncture des Très Petites Entreprises, réalisé par l’Ifop pour FIDUCIAL, dévoile un léger redressement des indicateurs de conjoncture (situation financière, emploi, accès au crédit). Pour autant, le contexte économique et financier des TPE demeure difficile. Les patrons de TPE sont maintenant 72% (+3 points par rapport à avril et au même niveau qu’au début de la crise) à être pessimistes sur la situation économique de la France.

Emploi : une amélioration temporaire due principalement à l’activité saisonnière
L’indicateur de créations nettes d’emplois* est positif et en hausse
pour ce 2ème trimestre 2010, avec un indice de +2 (contre -1 au précédent trimestre). On retrouve les scores de juillet 2009 (+2,5) et ceux de juillet 2008 (+2).
Le faible recours au CDI (un tiers des embauches du 2ème trimestre contre 58% en CDD) et des prévisions de suppressions de postes en forte hausse (7% d’ici fin septembre contre 4% entre avril et juin dernier) démontrent que les patrons de TPE ne se projettent pas dans une perspective de croissance pérenne. D’ailleurs, selon les prévisions pour le 3ème trimestre, l’indicateur de créations nettes d’emplois repasserait dans le rouge, à -0,5.

Une situation financière toujours préoccupante en dépit d’une inversion de tendance
Sur les trois derniers mois, l’indicateur de situation financière** s’infléchit certes dans le bon sens (-17% contre -24% en avril), mais il demeure largement dans le rouge.
Les patrons de TPE ne sont plus que 31% (contre 40% au trimestre précédent) à considérer leur situation financière préoccupante. Et s’ils sont toujours 11% à envisager une cessation de leur activité d’ici la fin de l’année, c’est un niveau inférieur de 7 points par rapport à juillet 2009.
Les dirigeants de TPE projettent une baisse sensible de leurs ventes au 3ème trimestre 2010 (-3,2% contre en moyenne -1% sur les trois précédents trimestres).
Les dirigeants de TPE restent cependant majoritairement optimistes pour leur activité (55%) avec une appréciation positive plus marquée chez les jeunes de mois de 35 ans (60%).
 
Un durcissement des conditions d’accès au crédit moins durement ressenti
Interrogés sur les conditions d’accès au crédit, les dirigeants sont moins nombreux (19% soit -5 points par rapport au dernier baromètre) à déclarer avoir subi un durcissement de la part de leur banque. Cette diminution est toutefois concomitante à une réduction sensible des demandes de financement (22%, -6 points).

Le gouvernement ne convainc toujours pas
Avec une crise qui perdure et une situation économique instable, les patrons ne sont que 33% (-2 points) à faire confiance aux mesures prises par le gouvernement. C’est le plus bas niveau de confiance depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

Comme le souligne Jean-Marc Jaumouillé, directeur des techniques professionnelles de Fiducial : « l’infléchissement plutôt positif des principaux indicateurs de tendance survient à l’approche de la période estivale. C’est pourquoi il est pour le moins prématuré de conclure à un frémissement durable de reprise de l’activité. A ce titre, l’amélioration de la perception des banques par les patrons de TPE masque en fait une autre réalité, le renoncement à investir et donc à demander des financements ».

* Indice de créations nettes de postes (différence entre la création et la suppression de postes)
** Indicateur de situation financière (pourcentage d’amélioration de situation financière moins pourcentage de dégradation)

Keynes, Hors la loi ?

Par Vox Thunae

La crise financière lui avait valu le titre d’homme de l’année 2008 attribué par le New York Times. Mais deux ans plus tard, alors que les politiciens de tous bords continuent à se réclamer de lui, les limites légales à sa théorie se propagent en Europe.

D’abord cohérents avec les discours idéologiques, les plans de relance massifs se sont multipliés à court terme, pourtant la pérennité des politiques macroéconomiques keynésiennes est de plus en plus inquiétée : durcissement annoncé de la politique monétaire après le départ de M. Trichet, inscription de la réduction de la dette publique dans la constitution allemande, projet constitutionnel sur le sujet en France remis la semaine dernière par Michel Camdessus…

Retour sur ce paradoxe politique issu de la crise grecque.

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Pétrolia explose en Bourse après s’être alliée à Bouygues

Par Jean-François Cloutier

Après le béton, la téléphonie et l’audiovisuel, les frères Bouygues investissent dans l’exploitation pétrolière

Le titre de la société d’exploration pétrolière québécoise Pétrolia bondit de plus de 30% à la Bourse de Toronto après l’annonce de son association avec un fonds d’investissement français.

La direction de Pétrolia qui qualifie cette annonce d’étape importante dans le développement du champ pétrolier Haldimand, situé près de Gaspé. Le fonds Investcan Energy, une filiale de la française SCDM Énergie, acquerra ainsi 50 % des intérêts de Pétrolia ainsi que 13 permis d’exploitation en échange de 15 M$.

De ce montant, 6,5 M$ seront versés à Pétrolia à titre de remboursement des coûts passés.En plus d’un apport financier, Investcan Energy fournira à Pétrolia une expertise technique pour la mise en production du champ pétrolier gaspésien.

«Après avoir fait une découverte, en avoir évalué le potentiel, acquis les territoires qui l’entourent, nous franchissons aujourd’hui une étape déterminante vers la mise en production du champ pétrolier Haldimand», a commenté le président de Pétrolia, André Proulx.

Investcan Energy est une filiale à 100 pourcent de SCDM Energie, elle-même filiale à 100 pourcent de SCDM, société française privée et fermée, basée à Paris, dont les deux actionnaires sont Martin et Olivier Bouygues.

Pétrolia est une société d’exploration pétrolière et gazière junior qui possède des intérêts dans un domaine minier couvrant 15 000 km², soit environ 18 % du territoire québécois sous permis.

Vers 15h00, le titre de Pétrolia s’appréciait de 30,77%, ou 16 cents, à 68 cents à la Bourse de Toronto

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