Attention, votre crédit « consommation planète » est arrivée à échéance


Par Vincent Paes

« L’économie mondiale va mal. Financièrement, nous vivons au-delà de nos moyens. Mais une récession financière n’est rien en comparaison de la menace d’un resserrement du crédit écologique. » En 2008, James Leape, directeur général du WWF International soulevait déjà le problème. Deux ans plus tard, les choses n’ont pas changé. Bien au contraire. Le monde doit faire face à une consommation effrénée du capital « Nature ».

On retrouve ce même comportement à l’origine de la crise financière. La surconsommation a entrainé un effondrement du système. « Nous sommes en train d’agir écologiquement de la même façon que les institutions financières se sont comportées économiquement, cherchant la satisfaction immédiate sans prendre en compte les conséquences » explique Jonathan Loh du ZSL. « Seulement les conséquences d’une crise écologique seront bien plus graves que l’actuel effondrement économique » prévient-il.

En 9 mois, nous avons consommé ce que la Terre met une année à produire

Selon le rapport « Planète vivante 2008 » établi par WWF, si les demandes se maintiennent à la même cadence, nous aurons besoin, vers le milieu des années 2030, de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre mode de vie. Malheureusement, il semblerait que cette prévision soit un peu optimiste.

En effet, à partir du 21 août et jusqu’à la fin de l’année, nous vivrons à crédit sur les ressources de la planète. Autrement dit, il aura fallu moins de neufs mois pour consommer ce que la terre met une année à produire. En 2009, la limite avait été atteinte le 25 septembre. Mais l’association précise que cette avancée n’est pas due à une augmentation rapide de la consommation mais à une surestimation les années passées de la production de la Terre, notamment la productivité des forets et des pâturages.

« A la fin des années 1980, notre empreinte écologique était globalement équivalente à la taille de la terre. Aujourd’hui, c’est 50% de plus », indique l’ONG. Pour inverser la tendance, il faut « arriver à ce que la population mondiale commence à décroître », un tabou qui se lève peu à peu parmi les démographes et les défenseurs de l’environnement, y compris au sein des Nations unies.

 

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