En 2012, plus de 50 % des voitures seront produites dans les pays émergents

Par Vincent Paes

 

Les pays émergents, Chine en tête, réaliseront plus de 50% de la production automobile mondiale dès 2012, soit deux ans plus tôt que prévu, selon une étude publiée jeudi. Selon le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers, la production automobile repartira à la hausse en 2010 (+ 19 %) après la chute constatée en 2009 (-13%). Cette année, près de 69 millions de véhicules seront construits à travers le monde. En 2011, ce chiffre devrait même atteindre 74 millions. D’ici 2016, la production mondiale devrait atteindre 93 millions d’unités, soit près du double de ce qu’elle a représenté l’an dernier.

3 voitures pour 100 habitants en Chine contre 60 voitures pour 100 habitants en Europe

Cette croissance sera principalement portée par les marchés asiatiques, Chine en tête, où la demande est très forte. La consommation intérieure est en pleine explosion. Avec la hausse du pouvoir d’achat, de plus en plus de ménage peuvent acquérir leur première voiture. Actuellement, la Chine dispose de 30 voitures pour 1 000 habitants contre 600 pour 1 000 en Europe. Les pays occidentaux ont des marchés beaucoup plus matures. La demande devrait s’y stabiliser. Les États-Unis, comme l’Europe, renoueront avec une croissance comprise entre 2 et 5 % par an en moyenne.

Au niveau de la production, la tendance est la même. Les pays émergents jouent un rôle de plus en plus important. En Chine, la production devrait doubler à 21 millions d’unités à l’horizon 2016, et plus que doubler en Inde à 5,9 millions ou en Thaïlande à 2,7 millions. En 2012, plus de 50 % des voitures seront produites dans les pays émergents.

Néanmoins, cela ne veut pas dire que les grands groupes occidentaux sont morts. Il s’agit plutôt de délocalisation. Ainsi, toujours selon l’étude PricewaterhouseCoopers, la part des dix principaux groupes chinois dans la production automobile locale passera de 77 % en 2009 à 71 % en 2015 sous l’effet de la concurrence d’autres constructeurs.

La Californie, paradis des énergies vertes : objectif 33%

Par Laurence (Green Univers)

Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger l’avait promis, et l’a fait : sous ses directives, l’Autorité chargée de la qualité de l’air, le California Air Resources Board, a adopté un règlement qui obligera tous les distributeurs d’électricité de l’Etat à s’approvisionner à 33% en énergies renouvelables d’ici 2020.

Une décision historique !

« Manifestement les économistes m’atterrent ! »4/3 : Conclusion

Par Dominique Guizien (D&E)

Conclusion

Ciceron, après Caton disait qu’un augure ne pouvait regarder un autre augure sans rire. Il semblerait qu’on puisse en dire autant des économistes. C’est pourquoi je ne comprends pas pourquoi nos 4 distingués économistes qui ont depuis été rejoint par plusieurs centaines d’autres  se disent « atterrés ».  Ils auraient dit « courroucés », « en colère », « scandalisés », ça se serait compris tant la mauvaise foi de ceux qui énoncent ces « fausses évidences » leur paraît grande. La force de leur propos aurait plus grande en outre s’il n’avait dénoncé que de fausses évidences. Mais une fois ou l’autre il ont énoncé comme fausse une proposition que personne n’avait fait, ce qui est balot, voire même ce qui est méthodologiquement est une faute , dénoncer comme fausse une évidence pour ensuite oublier de démontrer en quoi elle était fausse faisant des développements parfaitement pertinents mais sur autre chose.

Alors finalement, ces économistes m’atterrent-ils ? Non pas vraiment sur ce qu’ils écrivent en réponse aux fausses évidences

Ne nous attardons pas à leurs propositions. Comme ils disent il fallait bien lancer le débat et comme on n’était pas d’accord sur tout entre nous, il a fallu faire des compromis. Mais l’essentiel est là : ils ouvrent un débat qui est loin d’être fermé .

Mais alors pourquoi m’atterrent-ils donc tant ? Parce qu’ils ne parlent que de la crise financière et qu’ils oublient que celle-ci a déjà dégénéré en une crise économique puis en une crise sociale. Du coup, ils ne parlent que de finances et de rustines sur le système financier. Comme si l’économie s’arrétait à la finance. Ce faisant, ils jouent “les idiots utiles” du système financier, ce qui est un comble quand on est contre ce système qu’ont est n’est pas idiot et qu’on n’est pas ….

Surtout, il reste d’incorrigibles productivistes : ils oublient que préalablement à cette crise existait déjà une autre crise, autrement plus préoccupante, la crise écologique. Rien, pas un mot sauf pour faire une référence à une “relance écologique”. Compte tenu de la situation, associer relance et écologique c’est soit de l’inconscience, soit un amour immodéré de l’oxymore.

Ils n’ont pas compris que la crise avant d’être financière, était une crise du sens (chez nous), une crise écologique (partout) et une crise sociale (encore plus dans les pays qui n’ont pas émergé que chez nous)

Alain Lipietz et Jean Gadrey, pour ne citer qu’eux, ont raison de dire que leur atterrement  les atterre. Moi aussi, si on dépasse la dénonciation purement idéologique.

Finalement l’intérêt principal de ce document réside dans la démonstration que contrairement, à ce que les uns et les autres annonçaient, les idéologies ne sont pas mortes et que c’est même elles qui actuellement ont repris la main, au dépens du bon sens. En général, cela ne présage rien de bon.

Ce papier aurait dû s’appeler “le manifeste des idéologues antilibéraux affairés”, parole d’antilibéral de bon sens!

comme j’ai donné longuement (4 chroniques) la parole à un camp idéologique, je la donne aussi à l’autre camp (c’est pas que je craigne le CSA mais quand même)

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13% de ménages français sous le seuil de pauvreté

Selon une étude de l’Insee rendue publique ce mardi 28 septembre, près d’un ménage sur huit, soit 13% de ménages français vivent sous le seuil de pauvreté qui correspond à un revenu mensuel de 950 euros.

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le niveau de vie des ménages français s’est légèrement amélioré. En 2008, 13% des ménages vivaient en dessous du seuil de la pauvreté contre 13,4% en 2007. Ce léger recul s’explique par l’absence de revalorisation des ressources des allocataires au 1er juillet 2008 par la Caisse nationale d’allocations familiales, d’après l’Insee. 

Le niveau de vie médian de la population française s’est élevé à 19.000 euros par an, soit 1.580 euros par mois, soit une hausse de 1,7%, selon toujours cette étude menée sur la base des revenus fiscaux et sociaux jusqu’à fin 2008. A noter que le seuil de pauvreté correspond à 60% du niveau de vie médian de la population, soit l’équivalent de 950 euros par mois. 

L’étude révèle aussi un écart abyssal qui s’est creusé entre les revenus des ménages modestes et ceux des plus aisés. Les 10% de personnes les plus modestes ont un niveau de vie annuel inférieur à 10.520 euros contre au moins 35.550 euros pour les 10% des plus aisées, selon l’Insee. 

Les familles monoparentales constituent une frange de la population qui souffre le plus de la pauvreté. Environ 30% d’entre elles, représentant plus de 1,6 million de personnes, en sont affectées, d’après les données publiées par l’Insee. Et la moitié de cette catégorie de personnes pauvres, principalement des femmes vivant seules avec des enfants, ont un niveau de vie inférieur à 760 euros par mois. 

Néanmoins, le taux de pauvreté correspondant à la proportion de personnes dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté, a reculé depuis 1996 à 2004 où il atteignait 14,5%, pour se stabiliser aujourd’hui autour de 13%, selon l’Insee.

 


 

De plus en plus de temps partiels et de CDD

Par Céline Tridon

 

Selon une étude de la Dares publiée le vendredi 24 septembre, les contrats à temps partiel et à durée déterminée progressent au sein des entreprises de plus de dix salariés. Au deuxième trimestre, 16,2 % des salariés travaillaient en effet à temps partiel, contre 16 % au premier trimestre. Au troisième trimestre 2009, cette proportion s’établissait à 15,5 %. Parmi les secteurs les plus enclins à proposer ce type de contrat : les arts et spectacles, la santé, l’action sociale, la restauration et la fonction publique.
Par ailleurs, fin juin 2010, 7,6 % des salariés étaient titulaires d’un CDD, contre 6,8 % au trimestre précédent. Parmi les entreprises de moins de 20 salariés, 9,6 % des salariés sont en CDD, contre 6,7% dans les sociétés de plus de 500.

« Manifestement les économistes m’atterrent ! »3/3 : « Europe ! Europe ! Europe !” dit le chœur des cabris

Par Dominique Guizien (D&E)

C. « Europe ! Europe ! Europe !” dit le chœur des cabris

8° fausse évidence : l’Union Européenne défend le modèle social européen

Mesure 16 : remettre en cause la libre circulation des capitaux et des marchandises entre l’UE et le reste du monde, en négociant des accords multilatéraux ou bilatéraux si nécessaire.

Mesure 17 : au lieu de la politique de concurrence, faire de « l’harmonisation par le progrès » le fil directeur de la construction européenne. Mettre en place des objectifs communs à portée contraignante en matière de progrès social comme en matière macroéconomique (des GOPS, grandes orientations de politique sociale)

Rocard l’avait déjà écrit en 1969 «  c’est le Marché Commun contre l’Europe. » Delors ne disait pas autre chose au moment de l’adoption scabreuse du Traité de Maastricht « maintenant, il va falloir mettre plus de social dans le Traité de l’Union. » Mais faute de l’avoir fait, nous avons eu les palinodies qu’on sait concernant l’adoption du « Traité » de Lisbonne

En ce qui concerne les propositions faites, qui ne sont pas mauvaises sur le principe mais plus ardues dans la mise en œuvre, il faudrait peut-être appeler un chat, un chat. La mesure 16, c’est bien réintroduire du protectionnisme. C’est à la mode puisque même la Chine parle de réintroduire des mesures protectionnistes (c’est un comble). Mais attention réintroduire à dose homéopathique ou aller dans le sens de Maurice Allais, faire cela à grande échelle ?

La mesure 17, c’est ouvrir un chantier institutionnel vaste. Cela revient à réformer fortement l’équilibre institutionnel de l’Union Européenne mais aussi changer la philosophie libérale qui le sous-tend. Pour une telle réforme, il serait illusoire de vouloir s’appuyer sur la Commission, dont les orientations doctrinales ne reflètent pas l’équilibre des forces démocratiques en Europe. Il serait également illusoire de vouloir s’appuyer sur le Conseil dont le mode de fonctionnement, jusqu’à la semaine dernière était celui d’un Club très consensuel. Reste donc le Parlement Européen, mais ceci nous mène un peu loin de l’économie, quoique…

9° fausse évidence : l’€uro est un bouclier contre la crise

Mesure 18 : assurer une véritable coordination des politiques macroéconomique et une réduction concertée des déséquilibres commerciaux entre pays européens

Mesure 19 : compenser les déséquilibres de paiement en Europe par une Banque de Règlement (organisant les prêts entre pays européens)

Mesure 20 : si la crise de l’Euro mène à son éclatement, et en attendant la montée en régime du budget européen (cf. infra), établir un régime monétaire intraeuropéen (monnaie commune de type « bancor ») qui organise la résorption des déséquilibres des balances commerciales au sein de l’Europe

10° fausse évidence : la crise grecque a enfin permis d’avancer vers un gouvernement économique et une vraie solidarité européenne

Mesure 21 : développer une fiscalité européenne (taxe carbone, impôt sur les bénéfices,…) et un véritable budget européen pour aider à la convergence des économies et tendre vers une égalisation des conditions d’accès aux services publics et sociaux dans les divers Etats membres sur la base des meilleures pratiques…

Mesure 22 : lancer un vaste plan européen, financé par souscription auprès du public à taux d’intérêt faible mais garanti et/ou par création monétaire de la BCE, pour engager la reconversion écologique de l’économie.

Ces deux points se traitent ensemble. Dire que  « l’Europe est plus durement et plus durablement affectée par la crises que le reste du monde »  et un peu rapide et fait peu de cas de la situation du continent africain. Ce qui est vrai par contre, c’est que la deuxième crise financière, celle de la dette souveraine a montré que la Zone €uro loin d’être le socle solide qu’on vantait, n’était en fait qu’une frêle coquille. L’Euro est un bouclier moins solide que le bouclier fiscal et la crise grecque n’a débouché sur aucune prise de décision politique. En matière de solution proposée, il aurait plus simple d’écrire : une monnaie commune signifie une politique économique commune, une politique fiscale commune et disposer des outils de toute bonne “policy mix” : une politique monétaire, c’est-à-dire une BCE très active et dotée de réels pouvoirs d’une part et d’autre part  une politique budgétaire c’est-à-dire d’un budget propre. C’est évidemment un chantier de très longue haleine, c’est pourquoi nos 4 barbus ont raison de faire ces propositions provisoires qui sont des étapes vers la convergence totale. Pour la suite, il est certain que le Parlement Européen peut être un allié de poids.

J’émettrais juste une objection sur la mesure 20 : il me paraît illusoire de penser que si l’Euro éclate, on va pouvoir recréer un régime monétaire . Sur quelle base refonder un nouveau SME puisqu’on aura plus ni panier, ni monnaies à mettre dans ce panier. Si l’€uro éclate, il faut avoir le courage de se dire qu’il n’y a pas de plan B, à la limite on aura un plan $ mais ça vaut ce que ça vaut.

Responsabilité sociétale : le texte de la première norme internationale, l’ISO 26000, vient d’être approuvé. Sa sortie est prévue le 1er novembre

Après 5 ans de négociation et une mobilisation internationale sans précédent – plus de 500 experts de 99 pays ou de grandes organisations telles que l’OIT, l’OCDE…- les membres de l’ISO, dont AFNOR est le représentant français, viennent d’approuver à une très large majorité le texte de la norme ISO 26000. Ce résultat confirme que le texte actuel va pouvoir être publié en tant que norme internationale le 1er novembre 2010

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