« Manifestement les économistes m’atterrent ! »4/3 : Conclusion


Par Dominique Guizien (D&E)

Conclusion

Ciceron, après Caton disait qu’un augure ne pouvait regarder un autre augure sans rire. Il semblerait qu’on puisse en dire autant des économistes. C’est pourquoi je ne comprends pas pourquoi nos 4 distingués économistes qui ont depuis été rejoint par plusieurs centaines d’autres  se disent « atterrés ».  Ils auraient dit « courroucés », « en colère », « scandalisés », ça se serait compris tant la mauvaise foi de ceux qui énoncent ces « fausses évidences » leur paraît grande. La force de leur propos aurait plus grande en outre s’il n’avait dénoncé que de fausses évidences. Mais une fois ou l’autre il ont énoncé comme fausse une proposition que personne n’avait fait, ce qui est balot, voire même ce qui est méthodologiquement est une faute , dénoncer comme fausse une évidence pour ensuite oublier de démontrer en quoi elle était fausse faisant des développements parfaitement pertinents mais sur autre chose.

Alors finalement, ces économistes m’atterrent-ils ? Non pas vraiment sur ce qu’ils écrivent en réponse aux fausses évidences

Ne nous attardons pas à leurs propositions. Comme ils disent il fallait bien lancer le débat et comme on n’était pas d’accord sur tout entre nous, il a fallu faire des compromis. Mais l’essentiel est là : ils ouvrent un débat qui est loin d’être fermé .

Mais alors pourquoi m’atterrent-ils donc tant ? Parce qu’ils ne parlent que de la crise financière et qu’ils oublient que celle-ci a déjà dégénéré en une crise économique puis en une crise sociale. Du coup, ils ne parlent que de finances et de rustines sur le système financier. Comme si l’économie s’arrétait à la finance. Ce faisant, ils jouent “les idiots utiles” du système financier, ce qui est un comble quand on est contre ce système qu’ont est n’est pas idiot et qu’on n’est pas ….

Surtout, il reste d’incorrigibles productivistes : ils oublient que préalablement à cette crise existait déjà une autre crise, autrement plus préoccupante, la crise écologique. Rien, pas un mot sauf pour faire une référence à une “relance écologique”. Compte tenu de la situation, associer relance et écologique c’est soit de l’inconscience, soit un amour immodéré de l’oxymore.

Ils n’ont pas compris que la crise avant d’être financière, était une crise du sens (chez nous), une crise écologique (partout) et une crise sociale (encore plus dans les pays qui n’ont pas émergé que chez nous)

Alain Lipietz et Jean Gadrey, pour ne citer qu’eux, ont raison de dire que leur atterrement  les atterre. Moi aussi, si on dépasse la dénonciation purement idéologique.

Finalement l’intérêt principal de ce document réside dans la démonstration que contrairement, à ce que les uns et les autres annonçaient, les idéologies ne sont pas mortes et que c’est même elles qui actuellement ont repris la main, au dépens du bon sens. En général, cela ne présage rien de bon.

Ce papier aurait dû s’appeler “le manifeste des idéologues antilibéraux affairés”, parole d’antilibéral de bon sens!

comme j’ai donné longuement (4 chroniques) la parole à un camp idéologique, je la donne aussi à l’autre camp (c’est pas que je craigne le CSA mais quand même)

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