Les bonus repartent à la hausse dans les banques américaines.


Par Patrick Aussannaire

Le site eFinancialCareers révèle que 50 % des financiers américains s’attendent à recevoir en 2010 un variable supérieur à celui de 2009

Pour les «happy few» de la finance ayant échappé aux licenciements, les attentes sont fortes. C’est en effet ce que semble révéler une étude menée par le site eFinancialCareers.com. Quelque 50% des professionnels de la finance basés aux Etats-Unis s’attendent à recevoir un bonus au titre de l’année 2010 plus élevé que celui de l’an passé. L’enquête révèle même que 10% d’entre eux s’attendent à ce que leur bonus progresse de plus de 50% en 2010.

«Malgré les avertissements du gouvernement, les attentes des professionnels en termes de bonus cette année sont très élevées», commente James Bennett, directeur général du site. Les recommandations, plus souples outre-Atlantique qu’en Europe, visant à limiter les paiements en cash des bonus n’ont que peu été mises en pratique pour le moment. Ainsi, aux Etats-Unis, les professionnels travaillant dans des entités réglementées et tablant sur un bonus cette année s’attendent à ce que plus de 75% de leur part variable soit payée en cash.

Ces attentes ne semblent d’ailleurs pas démenties par les banques interrogées par le Wall Street Journal dans le cadre d’une étude publiée mardi sur les prévisions de distribution de bonus aux Etats-Unis. Alors que les profits réalisés par les sociétés de Wall Street passées au crible devraient atteindre 61,3 milliards de dollars en 2010, soit 20% de moins qu’en 2006, la rémunération globale (fixe et variable) devrait augmenter, elle, de 23% sur la période, dont 5% par rapport à 2009

Un total de 144 milliards de dollars devrait être versé par les établissements financiers de Wall Street en 2010, soit 5 milliards de plus qu’en 2009. Ces montants représentent 32% des revenus des établissements concernés, contre 36% en 2007. Alors que les établissements dans lesquels l’Etat conserve une participation sont nettement plus mesurés dans les hausses de bonus, ceux qui ont réalisés des acquisitions possèdent en revanche plus de marges de manœuvre.

Pris entre l’enclume et le marteau, les établissements financiers souhaitent, dans une équation difficile à résoudre, à la fois satisfaire les attentes fortes de leurs salariés, mais également ne pas choquer les autorités publiques qui pourraient vouloir, depuis qu’elles ont assuré la survie du système, imposer des règles d’encadrement des salaires plus strictes. L’Europe a déjà fixé la barre haut vendredi dernier

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