Voeux 2011

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2011 va être pire que 2010…

Par La Presse Canadienne . les affaires.com

Après une année marquée par des niveaux d’endettement et un chômage élevés en Europe et aux Etats-Unis, l’économie mondiale devrait ralentir en 2011 avec une prévision de croissance de 3,1%, selon la plupart des experts. De son côté, l’Asie devrait rester le principal moteur économique de la planète.

En 2011 et 2012, la croissance mondiale devrait atteindre respectivement 3,1% et 3,5%, et rester ainsi inférieure aux 3,6% attendus pour 2010, selon des projections des Nations unies publiées en décembre. « La reprise de l’économie mondiale a commencé à s’essouffler depuis le milieu de 2010, et tous les indicateurs » laissent penser que la croissance mondiale sera « plus faible », souligne le rapport de l’Onu. »Non, nous ne sommes pas encore tirés d’affaire, et des risques majeurs pointent toujours à l’horizon », avertit Rob Vos, auteur du rapport, intitulé « Situation et perspectives de l’économie mondiale, 2011 », dont la version finale sera publiée en janvier. « Nous nous attendons à ce que le chemin de la reprise soit long et chaotique », précise-t-il. Lire la suite

L’année qui s’achève

Par Paul Jorion

D’abord, un petit rappel. Le cadre global, c’est celui d’un système où l’argent manque en général là où il est nécessaire. Il faut alors l’emprunter et payer des intérêts. Comment se détermine le niveau des taux d’intérêt ? C’est le produit d’un rapport de force où interviennent trois facteurs : 1) l’offre et la demande de capitaux, 2) le rendement de l’économie (on est « partageux » quand le choses vont bien, beaucoup moins quand elles vont mal) et 3) le risque de contrepartie, c’est-à-dire le risque de non-remboursement. (Les économistes mentionnent aussi l’anticipation de l’inflation. Une « anticipation » est une représentation, elle peut déterminer le degré de résolution individuelle mais elle n’a aucun impact sur le rapport de force entre prêteur et emprunteur).

Quand, comme aujourd’hui, les taux sont élevés essentiellement parce que la part « prime de risque » est élevée, l’emprunteur se trouve pris dans un cercle vicieux : la prime de risque élevée accroît sa difficulté à rembourser, autrement dit augmente son risque de défaut. C’est le drame de l’Europe aujourd’hui. Lire la suite

« La directive européenne CRD3 rentre en action »

Par Vincent Paes

« Parmi les principales mesures de l’’arrêté transposant la directive européenne «CRD3», figure le versement d’au moins 40 % des bonus, et jusqu’à au moins 60% pour les plus hautes rémunérations, de manière différée sur une durée minimale de trois ans. La moitié de la rémunération variable se fera par ailleurs sous forme d’actions ou d’instruments équivalents.

(…) Grâce à ce texte, la France a été le premier pays à mettre en œuvre les règles d’encadrement des bonus des opérateurs de marchés décidées par le G20 de Pittsburgh. L’Autorité de contrôle prudentiel, chargée de veiller au respect de ces règles, voit également renforcé son pouvoir d’imposer une révision de la politique de rémunération des banques si celle-ci n’est pas compatible avec une gestion saine des risques et un objectif de croissance à long terme », a déclaré Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances.

L’Angleterre s’y met aussi

A compter du 1er janvier prochain, les règles de rémunération variable vont changer. Outre-Manche, la FSA, l’autorité britannique des services financiers, a également publié sa réforme du code des rémunérations pour prendre en compte l’impact de «CRD3».

Vague de baisses des aides au solaire en Europe

Par GreenUnivers

Tous les pays d’Europe qui octroyaient de généreuses subventions aux installations solaires (Italie, France, Allemagne, Espagne, République tchèque) ont décidé ces derniers mois des coupes plus ou moins draconiennes, surtout pour les grandes centrales au sol, dont les aides ont été les plus réduites mais aussi les autorisations limitées, mais en épargnant les petits toits résidentiels.

Plusieurs conséquences :

  • Une chasse aux grandes centrales européennes en construction ou déjà opérationnelles, qui bénéficieront pour 20 ou 25 ans des anciens tarifs. Elles ont fait l’objet de rachats records.
  • Un très probable net ralentissement des installations solaires en 2011 en Europe, après une année 2010 qui sera spectaculaire, tirée justement par l’envolée des installations.
  • La déprime de la filière solaire en France, avec maintenant la menace d’annulation de l’usine de cellules à couches minces prévue par le groupe américain First Solar en Gironde.

A l’inverse, les Etats-Unis vont installer une série d’immenses centrales solaires au sol dans les déserts de Californie et de l’Arizona, qui viennent d’être autorisées, poussées non pas par des tarifs officiels d’achat mais par des contrats d’achat à long terme avec les compagnies californiennes d’électricité, qui ont l’obligation d’atteindre 33% d’énergies renouvelables. Ce qui revient un peu au même, bien que le prix payé pour le kilowatt-heure soit inférieur aux alléchants tarifs garantis européens. Lire la suite

France Télécom, Vivendi et Total ont les politiques de dividendes les plus généreuses

Par Bruno de Roulhac

La moitié du CAC 40 affiche une politique de dividendes  aux actionnaires régulière et conséquente, constate une étude de CM-CIC…

 Quelles sont les entreprises du CAC 40 les plus généreuses avec leurs actionnaires ? CM-CIC vient de se pencher sur les pratiques de dividendes et de rachats d’actions des premières capitalisations de la Place sur cinq ans (2005 à 2009). France Télécom (FT), Vivendi et Total ont «incontestablement les politiques les plus généreuses».

Une moitié des sociétés de l’indice verse des dividendes réguliers, ne dépassant par leur cash flow libre, mais représentant un versement cumulé conséquent par rapport à leur valeur boursière. Parmi les meilleurs élèves, en termes de générosité et de régularité figurent deux catégories d’entreprises. Celles affichant un taux de distribution supérieur à 50% (en moyenne sur cinq ans): France Télécom (73%), Saint-Gobain (58%), PPR (51%), Vinci (50%) et Vivendi (57%); et celles les plus généreuses sur la base d’un rendement (dividende + rachats d’actions) sur capitalisation boursière: Air Liquide, Vivendi, France Télécom, Total et Axa.

Dix autres sociétés versent des dividendes, mais qui sont difficiles à anticiper. Ces émetteurs versent plus qu’ils ne dégagent, ou rien alors qu’ils auraient pu rémunérer l’actionnaire, à l’instar de l’automobile ( Michelin, PSA, Renault) et des utilities ( EDF, GDF Suez, Veolia).

Enfin, dix sociétés ne présentent pas d’opportunité sur les dividendes, et «sur lesquelles il vaut mieux viser une plus-value en capital», précise Agnès Blazy, auteur de l’étude. En particulier, Alcatel-Lucent, Capgemini, EADS et STMicro offrent un rendement inférieur à 2,5% et un faible pay-out.
Par ailleurs, les liens entre structure actionnariale et montant du retour à l’actionnaire ne sont pas particulièrement probants

Publié la première fois sur l’AGEFI, le 20/12/2010

 

Energies renouvelables : La France cumule les obstacles.

Par Sophie Fabrégat

Dans un rapport sur les EnR en Europe, le Pew Charitable Trust ausculte la stratégie française. Le diagnostic est sans appel : le pays cumule les obstacles politiques et administratifs auxquels s’ajoute une prédominance du nucléaire peu stimulante.

 »Les pays qui souhaitent maximiser les investissements privés, stimuler la création d’emplois, dynamiser la production et saisir les opportunités d’exportation devraient renforcer leurs politiques en matière d’énergie propre », analyse Phyllis Cuttino, directrice du programme Climat et Énergie de PewCharitable Trusts qui vient de publier un rapport sur le secteur des énergies propres.

Alors que le gouvernement français semble freiner des quatre fers tant dans le photovoltaïque que dans l’ éolien, le rapport sonne comme un rappel ! Il souligne que  »là où des politiques de soutien au développement des énergies propres sont adoptées, les investissements suivent », ou encore que  »la croissance du secteur des énergies propres crée des emplois tout le long de la chaîne d’approvisionnement – depuis l’ingénierie jusqu’au transport – »

La prédominance du nucléaire freine les ambitions…

Selon ce think tank américain, la prédominance du nucléaire dans la production électrique nationale explique que  »la France laisse moins de place à la croissance au secteur des énergies renouvelables ». Cette situation freine les investissements qui, même dans le cadre d’une politique renforcée, ne devraient pas augmenter de plus de 50 %.

Si la fermeture de certaines centrales thermiques devrait laisser   »quelques possibilités de croissance aux énergies renouvelables »,  »toute capacité d’énergie nucléaire qui ferme sera probablement remplacée par davantage de nucléaire »… L’énergie éolienne pourrait toutefois tirer son épingle du jeu, en attirant 5 des 6,3 milliards de dollars de financement d’actifs dans les énergies renouvelables en France.

… tout comme les obstacles politiques et administratifs Lire la suite

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