Anticipation démocratique et prospective d’entreprise

 Le 17 février  à 20h30, nous accueillerons

Edwige Avice

 

Pour un débat sur

Anticipation démocratique et prospective d’entreprise

Le contenu : Prévoir et anticiper  n’est pas seulement un acte technique mais une responsabilité des pouvoirs publics et des entreprises. Que peuvent apporter la  prévision économique aux décideurs et à la transparence base de la démocratie ?

L’invitée : Diplômée de Lettres, de droit, de Sciences politiques et de Commerce international. Edwige Avice a été députée, élue 4 fois, et 4 fois  ministre, soit 9 ans .  Egalement femme d’entreprise, présidente-directrice générale fondatrice de la Financière de Brienne et de Brienne Conseil et Finances . Elle est aujourd’hui Vice Présidente associée du BIPE (Bureau d’information et de Prévision Economiques) et Expert européen sur les questions de financement de l’innovation.

20h30/22h30 Maison des Associations, 181 avenue Daumesnil, 75012 – Paris

Entrée libre, places limitées. Veuillez réservez sur « La Coopol » (rubrique événements)

 http://www.lacoopol.fr/groupe/527530/evenements  Ou « Facebook » : http://www.facebook.com/group.php?gid=172721402763&v=app_2344061033

Davos : le développement durable pourrait devenir un facteur de compétitivité

Par Suzanne Dansereau

Si tout va comme prévu, la faible empreinte écologique d’un pays sera un facteur de compétitivité reconnue par le Forum de Davos.

Un comité international du Forum économique mondial devrait en effet accoucher d’ici un an d’une proposition préliminaire visant à inclure le développement durable comme facteur de compétitivité mondiale entre les pays, a indiqué Clément Gignac, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec, qui est le seul élu canadien à siéger sur ce comité.

« Nous sommes dans les premières phases de nos travaux, mais nous pouvons espérer un rapport préliminaire l’an prochain et un changement concret dans deux ans » a-t-il indiqué.

Chaque année, le Forum économique mondial publie un classement mondial des pays en fonction de leur compétitivité. Ce classement, qui est consulté par les grandes entreprises, prend en compte plusieurs critères, comme le niveau de taxation, la corruption, etc. Mais jusqu’à maintenant l’empreinte écologique de ces pays ne fait pas partie des facteurs de compétitivité.

Le comité de Davos a pour but d’intégrer ce facteur. « Mais cela n’est pas si simple », souligne le ministre. « Il faut examiner ce qu’on inclura dans ces facteurs : le traitement des déchets? Le reboisement? Les émissions de gaz à effet de serre? La gestion de l’eau, etc. »

Autre défi : comment s’assurer que des taxes ayant pour but d’inciter les émetteurs à réduire leur empreinte écologique ne seront pas vues comme un facteur nuisant à la compétitivité d’un pays, ce qui est le cas présentement le cas dans le classement pour tout impôt aux entreprises.

Publié la première fois par « les affaires.com » le 28/01/2011

 

Le PNB réel US est 30% inférieur aux chiffres officiels

Par LEAP 2020

Cette entrée des Etats-Unis dans la phase d’austérité a en fait commencé depuis au moins deux ans. En fait, la crise et ses conséquences en terme d’effondrement des revenus du travail et du capital ainsi que la restriction drastique du crédit à la consommation ne constituent qu’une étape dans le processus de paupérisation de la classe moyenne US entamée il y a près de trente ans. Pendant toute cette période, la frénésie de crédits faciles a eu pour objectif de masquer cette paupérisation en suppléant aux revenus manquants par un endettement sans fin. La crise ayant mis un coup d’arrêt brutal à ce processus, Washington (gouvernement, Congrès et Fed réunis) a tenté de pallier sa disparition par un endettement public gigantesque. Mais, comme on le constate chaque jour en regardant l’évolution économique et sociale du pays, cette tentative a échoué pour les raisons développées précédemment.  Mais cette tentative a néanmoins des conséquences directes sur le PNB américain que la plupart des économistes et des experts refusent de reconnaître car elles constitueraient un choc d’une violence telle pour la stabilité économique et financière mondiale que la soi-disant « crise grecque » ressemblerait à un simple entraînement. Si le mensonge des autorités grecques sur le montant de la dette publique du pays, et donc sur le ratio dette/PNB a pu générer une panique mondiale, imaginez-vous une seconde ce que va provoquer (car pour notre équipe c’est une réalité qui va s’imposer au cours de l’année 2011) la découverte que le PNB des Etats-Unis est en fait de 30% inférieur aux chiffres officiels et que de ce fait le ratio dette publique/PNB US était de 113% en 2009 et non pas de 83% (1) ! La différence tient tout simplement au fait qu’entre 2007 et 2009, les Etats-Unis se sont endettés de plus de 4.000 milliards USD supplémentaires pour n’obtenir qu’une hausse d’un peu plus de 200 milliards USD en trois ans (2).

L’appel d’offres pour l’éolien offshore sera ouvert fin 2011

Par Sophie Fabregat

Attendu depuis août 2010, l’appel d’offres pour l’éolien offshore sera ouvert fin 2011, a annoncé Nicolas Sarkozy mardi. 3 GW de projets seront désignés en 2012 pour un développement sur la façade Atlantique et dans la Manche d’ici 2015.

Lors de son déplacement à Saint-Nazaire sur les chantiers de construction navale, mardi 25 janvier, Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement prochain de l’appel d’offres sur l’éolien offshore pour une puissance totale installée de 3.000 mégawatts (MW). Quelque 600 éoliennes de 5 MW devraient ainsi être installées pour un investissement estimé à 10 milliards d’euros. Cinq zones de développement ont été retenues, situées sur la façade Atlantique et la Manche. La ministre de l’Ecologie, interrogée à l’Assemblée nationale, a détaillé les sites retenus : Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime), Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

L’appel d’offres sera ouvert au deuxième trimestre 2011, a indiqué le président de la République, et les candidats seront départagés en 2012 pour une mise en service des parcs en 2015. Lire la suite

Concertation photovoltaïque : un dialogue de sourds ?

Par Sophie Fabregat

La concertation sur le photovoltaïque se poursuit dans une ambiance tendue. L’administration et les professionnels ne s’entendent pas sur la stratégie à adopter. Hier, le développement industriel était au cœur des débats.

La quatrième réunion de concertation sur le photovoltaïque était organisée lundi 24 janvier à Bercy. Après avoir passé en revue, lors des précédentes réunions, les différents types d’installations photovoltaïques (centrales au sol, installations intégrées aux bâtiments résidentiels et non-résidentiels de petite et grande puissance) et les dispositifs de soutien envisagés par l’administration pour l’après moratoire, hier, la réunion abordait le volet industrie de la filière.

Pour rappel, l’administration propose que les centrales au sol et les toitures d’une puissance supérieure à 100 kW fassent à l’avenir l’objet d’appels d’offres et que les installations sur le bâti inférieures à 16 kW et les grandes toitures de moins de 100 kW bénéficient de tarifs d’achat dégressifs et définis selon des critères spécifiques. Lire la suite

Le CJD expérimente le développement durable en version 2.0

Par Stephan

Le  CJD vient de mettre en ligne la version 2.0 de son outil de diagnostic et de pilotage d’une démarche de Performance globale « GPS » (Global Performance System), un outil gratuit utilisé aujourd’hui par plus de 1000 dirigeants  pour inscrire le développement durable dans leur stratégie d’entreprise.

En plus de sa fonction initiale d’autodiagnostic, le GPS dans sa version 2.0 propose désormais aux dirigeants le pilotage de plans d’action et le partage des bonnes pratiques en matière de responsabilité sociétale.Le concept de Performance globale a été développé depuis 2002 par le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise (cf. le dossier de presse à télécharger : http://www.jeunesdirigeants.fr/portals/0/dp_pg_2011.doc). En ligne aujourd’hui avec les recommandations de l’ISO 26000. La Performance globale permet l’application concrète du Développement durable en entreprise, en particulier dans les PME-TPE. Au-delà de la responsabilité sociétale, telle que l’on peut l’entendre aujourd’hui, la Performance globale intègre de manière indissociable les dimensions économique, sociale, sociétale et environnementale dans la stratégie et la gouvernance de l’entreprise. Lire la suite

Eric Verhaeghe, en désaccord avec le Medef, explique pourquoi il quitte ses fonctions de Président de l’Apec…

Par Thibaut Schepman

Il était président de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres, organisme financé par une cotisation obligatoire des cadres) et administrateur de cinq autres organismes paritaires au nom du Medef. En désaccord avec le monde patronal, Eric Verhaeghe a décidé de quitter l’ensemble de ces fonctions. Dans Jusqu’ici tout va bien, un livre à paraître ce jeudi, l’énarque dénonce les orientations actuelles du patronat, qui n’aurait pas tiré les leçons de la crise économique. 

 Vous venez de quitter la direction de l’Apec et l’ensemble de vos mandats au Medef. Pourquoi avez-vous pris cette décision?

Depuis mon arrivée, j’ai tenté de réformer l’Apec. Je n’y suis pas parvenu, parce que les débats sur l’avenir de cet organisme sont entourés par une grande peur du changement. J’ai tiré les conclusions de cet immobilisme inacceptable, et j’ai donc pris mes responsabilités en quittant mon poste.

Pourquoi étendre, comme vous le faites dans votre livre, cette critique de la «peur du changement» à l’ensemble du monde patronal ?

La situation de l’Apec a pour moi été un révélateur de l’immobilisme du patronat français. Il propose beaucoup de réformes pour les autres mais n’est plus capable de se réformer lui-même. Il est impossible d’avancer, ni même de débattre sur les questions de fond, comme par exemple sur la question du paritarisme (mode de gestion des affaires sociales associant les syndicats et les organisations patronales, ndr). Aujourd’hui, le monde patronal est une force de conservatisme et non pas une force de progrès pour la société. Pourtant, après la crise que l’on a connue, j’estime qu’il est urgent de changer notre fusil d’épaule et de revoir complètement notre vision de l’économie. Malheureusement ce n’est pas le cas. J’interpelle donc le patronat: les élites actuelles ne doivent pas se comporter comme la noblesse de l’Ancien régime!

Sur quels thèmes souhaitez-vous que le Medef change de stratégie?

Pour sortir de la crise, le patronat propose les mêmes solutions que celles qui nous y ont menées! Il est par exemple dangereux d’appeler encore à diminuer le coût du travail, alors que les salariés ont déjà aujourd’hui du mal à joindre les deux bouts. On risque une augmentation de l’endettement des ménages mais aussi de la dette publique, puisque c’est l’Etat qui finance les abaissements de charge. Ce que je dis là est connu, je le montre dans mon livre où je m’appuie uniquement sur des rapports et des données accessibles à tous. Le monde patronal sait exactement que baisser encore le coût du travail mènerait à une nouvelle spirale de l’endettement et à une nouvelle crise, mais il n’en tire pas les conséquences et choisit de défendre ses intérêts,. Au contraire, il faudrait augmenter les salaires et réduire les exonérations d’impôts. C’est une question démocratique de première importance.

Jusqu’ici tout va bien, Editions Jacob-Duvernet, 19,90 euros

Publié la première fois sur 20mn.fr le 13/01/2011

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