Top 10 des risques géopolitiques en 2011


Par Aude Marie Marcoux (Lesaffaires.com)

Bien que tous les projecteurs soient braqués sur le soulèvement populaire en cours en Égypte, 10 autres zones géopolitiques clés sont à haut risque potentiel en 2011, selon l’institut de recherche sur les risques politiques Eurasia Group.

Le plus grand risque géopolitique à surveiller en 2011 par les investisseurs, leaders d’affaires et différents joueurs sur les marchés est le nouvel ordre mondial, soit l’ère du G-Zéro, selon le rapport annuel Top Risks, d’Eurasia Group.

Aucun pays ni bloc de pays n’a actuellement la volonté et les moyens de négociation politiques et économiques pour piloter l’agenda international actuel, concluent les auteurs du rapport, Ian Bremmer et David Gordon, respectivement président et directeur de recherche, chez Eurasia Group.

«2011 semble être l’année où notre compréhension de la façon dont le monde fonctionne devient dépassée», écrivent les auteurs du rapport. « La tendance économique dominante de la dernière moitié de siècle, la globalisation, fait maintenant face à un défi direct de géopolitiques.»

Et selon MM. Bremmer et Gordon, cette transition majeure vers la nouvelle ère du G-Zéro intensifiera tous les autres risques qu’ils ont identifiés pour 2011.

Le G-Zéro

À l’ère du G-Zéro, les grandes puissances n’aspirent plus à un leadership global et coordonné, et se concentrent sur leurs propres politiques stratégiques. Les institutions-clés qui assurent la gouvernance mondiale deviennent des arènes non pas de collaboration, mais de confrontation.

  • L’Europe
    Si la zone euro demeurera intacte en 2011, les crises politiques deviendront de plus en plus ingérables. Les principales puissances européennes seront moins engagées envers les régions périphériques, ce qui affectera la coordination des politiques et la confiance du marché envers l’Europe
  • La cybersécurité et la géopolitique
    En 2011, la géopolitique et la cybersécurité «entreront en collision». Que les attaques soient menées pour le pouvoir (État contre État), le profit (particulièrement entre les états capitalistes) ou le plaisir, il s’agit d’un développement-clé à surveiller
  • La Chine
    La croissance de la Chine générera de plus en plus de ressentiment à l’étranger, surtout puisque Beijing ne passe pas de la parole aux actes quant à sa participation dans une coordination mondiale. D’ici le prochain G20, les frustrations peuvent pousser plusieurs pays à confronter la Chine.

    La Corée du Nord
    Pyongyang risque d’entreprendre davantage d’actions provocatrices contre le Sud, malgré les assez fortes pressions exercées par la Chine. Dans le contexte d’une méfiance grandissante entre les États-Unis et la Chine, le risque de perte de contrôle en Corée est bien réel
    Contrôles des capitaux
    Comme les entrées de fonds accrues et la revalorisation de la monnaie persistent, certains pays vont imposer des mesures de contrôle des capitaux. Et les perspectives qu’une stratégie coordonnée du G20 ne maîtrise les déséquilibres actuels demeurent sombres.

    L’impasse américaine
    Au moment où une action décisive s’avère nécessaire, l’impasse au Congrès des États-Unis bloque les prises de décisions. Les deux partis prendront positions sur des questions qui ont traits aux marchés, mais peu de choses bougeront
    Le Pakistan
    Le Pakistan expérimente cette année une tempête de risques politiques, laissant émerger des crises politiques, économiques et sociales. Si un coup d’État comme celui de 1999 soit peu probable, la gouvernance et la sécurité qui se détériorent pourraient encourager l’armée à intervenir politiquement
    Le Mexique
    Même si le Mexique ne se dirige pas vers une défaillance étatique, la lutte contre les cartels de la drogue va continuer d’occuper la majorité du temps et des ressources du gouvernement. Le risque d’épisodes de violence dramatiques, comme des tentatives d’assassinat, s’accroîtra
    Les marchés émergents
    Les risques fiscaux et politiques de 2011 engendreront de faibles résultats en matière d’investissement (changements réglementaires défavorables, bulles financières, faibles performances sur les marchés) chez certains pays émergents (Argentine, Hongrie, Pérou, Afrique du Sud et Sri Lanka).

    Publiè la première fois sur « lesaffaires.com » le 04/02/2011

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