« La structure coopérative : une conception non spéculative de l’entreprise »


Par Vincent Paes (Economie & Société)

« Dans un monde qui va de plus en plus vite, le statut coopératif est un gage de stabilité. Nous ne sommes pas obsédés par notre rentabilité à court terme, nous n’avons de comptes à rendre qu’à nos salariés sociétaires. Nous pouvons continuer à investir dans les périodes difficiles. Les réserves financières de la coopérative ne sont pas partageables et la rémunération du capital est limitée. Cela contribue à une conception non spéculative de l’entreprise.

(…) Tous les quatre ans, les salariés élisent des administrateurs, qui choisissent en leur sein le président du groupe. Ce système favorise une gestion saine et transparente. Nous finançons nos investissements par nos profits. Contrairement à nos concurrents, nous ne pouvons pas faire appel aux marchés financiers, ce qui a pu freiner notre développement par le passé. Mais aujourd’hui, nous disposons en interne de ces moyens » a déclaré Jacques Landriot, p-dg de Chèque Déjeuner depuis 1991, dans un entretien accordé au Monde Économie.

2 000 SCOP en France

Chèque Déjeuner, numéro trois mondial des titres services, a développé une vaste gamme de chèques-services (cadeau, /Soci%C3%A9t%C3%A9_coop%C3%A9rative_et_participative (SCOP) – les salariés en sont les associés majoritaires. culture, voyage, santé, emploi-service, etc.) à destination des comités d’entreprise et des particuliers. Sa maison mère présente la particularité d’être une société coopérative de production .
En France, on compte actuellement quelques 2 000 SCOP. Elles représentent 40 000 emplois : 35 % dans les services, 30 % dans la construction, 25 % dans l’industrie et 10 % dans le commerce. Les SCOP vivent en moyenne plus longtemps que les autres entreprises. Leur taux de survie à 5 ans était, en 2007, de 57 % contre 52 % pour les autres entreprises, selon l’Insee. Et la crise devrait amplifier le phénomène. En effet, de part leur statut, les SCOP sont obligées de mettre chaque année en réserve légale un minimum de 16 % de leur bénéfice. Cela leur a permis de disposer de fonds propres conséquents, même en période de crise.

Publié la première fois sur le site d’Economie & Société le 02/02/2011

 

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