LE MEDEF ET L’EMPLOI


Edito Par Claude Waret (D&E)

 

(L’enfer c’est les autres J.P.Sartre)

La France a aujourd’hui un taux de chômage de près de 10%, le chômage est la principale préoccupation des français comme le montre de nombreux sondages récents, dont l’un de BVA.

Ajoutons que les deux catégories les plus touchées sont les jeunes de moins de 25 ans et les séniors de plus de 55 ans à la fois par le taux de chômage et par la durée de ce dernier.

Pour résorber le chômage il faut retrouver de la croissance, croissance qui devra être de nature différente par rapport à ce qu’elle a été et notamment être de nature plus écologique.

La question qui se pose prioritairement est donc comment retrouver de la croissance, suivie par quelle forme de croissance.

Si l’on en croît le MEDEF le problème des entreprises françaises pour se développer et croître tient à deux facteurs : les 35 heures et les charges sociales, en d’autres termes, le coût du travail.

Récemment Laurence Parisot a fait 5 propositions concernant essentiellement  les TPE, mais aussi les PME, là où elle identifie, à juste titre des gisements d’emploi.

Ces propositions sont les suivantes :

-Reconduction de la mesure zéro charge pour les TPE pour chaque emploi créé

-Formation de Conseillers Pôle Emploi aux besoins spécifiques des TPE

-Laisser la liberté aux chefs d’entreprise de gérer leurs entreprises (pas de quotas, de lois…..)

-Rapprochement du monde de l’entreprise et de l’éducation/alternance

-Observatoire d’évaluation de l’évolution des offres d’emploi pour aider à l’orientation des jeunes

Notons que la durée du travail et son coût ne sont pas très différents entre la France et l’Allemagne, pays souvent pris comme référence.

Ces propositions, à part l’aspect coût du travail, partent du principe que les chefs d’entreprise ne se trompent jamais, donc si les choses vont mal c’est la faute des autres.

Dans les mesures proposées aucune ne relève d’une amélioration de la compétitivité des entreprises liées à l’amélioration de leur gestion/management, de leurs capacités d’innovation, de leur niveau d’investissement en recherche et développement de leur esprit entrepreneurial les amenant à aller porter le fer à l’extérieur de l’hexagone.

C’est dommage surtout si l’on ajoute que dans le domaine de la gestion des ressources humaines les entreprises sont particulièrement frileuses.

A titre d’exemple, pendant le paroxysme de la crise les entreprises allemandes ont sauvé 221.500 emplois contre 18.000 en France en utilisant le même système de chômage partiel !   

 

 

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