La radioactivité s’amplifie au large de Fukushima


D’après Enerzine

Tokyo Electric Power Company (TEPCO), l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon qui a subi de sévères dommages après le tsunami du 11 mars, a indiqué mercredi dans un communiqué que le niveau de la radioactivité dans la mer s’était amplifié.

Après avoir analysé des échantillons prélevés dans le lit marin à une quinzaine de km, les spécialistes ont constaté une densité de 1.400 becquerels de césium 137 par kilogramme, soit un seuil 600 fois supérieur au niveau maximum de 2,3 becquerels recensé jusqu’à maintenant au large des côtes nord-est du Japon.

Déjà vendredi, les échantillons d’eau avait révélé un taux de 1.300 becquerels de césium 134 et 190 becquerels d’iode 131. Toujours selon TEPCO, d’autres prélèvements situés à une vingtaine de kilomètres ont montré des niveaux tout aussi élevés. Cependant, ce dernier n’a pas fait de commentaires quant à la dangerosité de ce constat et a seulement indiqué qu’il « allait effectuer d’autres prélèvements et continuer à surveiller… »

Il faut savoir que le césium 137 est particulièrement dangereux car il affecte tous les êtres vivants et d’autant plus, qu’ils sont jeunes. Une exposition des effets radiatifs et ionisants du césium 137 s’avère très toxique, car inhalé ou ingéré, le césium 137 demeure un analogue du potassium. Il sera rapidement assimilé par l’organisme et ne sera éliminé qu’à partir de 70 jours environ.

Sur le long terme et à faibles doses, on lui reconnait des effets néfastes sur la formation congénitale et fœtale ainsi qu’un risque accru de cancers de la thyroïde.

Selon une évaluation réalisée par TEPCO le 25 avril et transmise aux autorités japonaises de sûreté nucléaire, il y aurait un peu moins de 70 000 tonnes d’eau stagnante radioactive à haute dose dans le sous-sol des bâtiments des réacteurs 1, 2 et 3.

Mardi, Greenpeace a débuté une campagne de mesures sur la qualité de l’eau au large de Fukushima. Ces premiers tests, menés au sud de la centrale, visent à mesurer le niveau de contamination de la faune et la flore marine et l’impact possible sur la chaîne alimentaire.

 

Publiè la première fois sur le site d’Enerzine le 04/05/2011

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