Les français : cigales ou fourmis ?


D’après Vincent Paes (Economie & Société)

Selon l’Observatoire de l’épargne européenne, le taux d’épargne s’élève, en 2010, à 16,8 % en France. Un chiffre qui fait de l’Hexagone le deuxième pays européen en matière d’épargne, derrière l’Allemagne avec 17,2 %. Le taux d’épargne varie beaucoup en fonction des pays. Ainsi, l’Espagne et Italie se situe autour de 12 % alors que le Royaume-Uni sont seulement à 5 %. Autre résultat intéressant de l’étude, le lien entre conjoncture et évolution du taux d’épargne.

Alors que la conjoncture économique est assez proche d’un pays à l’autre, on observe des évolutions du taux d’épargne assez disparate entre pays. Les Anglais et les Espagnols ont ainsi connu un pic d’épargne au deuxième trimestre 2009 alors que les autres pays non. De même, le taux d’épargne en France s’est effondré au 2ème trimestre 2010. Une situation que l’on ne retrouve pas ailleurs. Paradoxalement, l’étude impute cette non corrélation à la crise. En effet, selon elle, « avant la crise financière, les évolutions étaient moins marquées et plus semblables d’un pays sur l’autre ».

10 % de l’épargne va dans des placements financiers

Les Français sont friands en placements financiers qui composent 10 % de leur épargne. En Italie et en Espagne, crise oblige, ce chiffre est proche de 0 %. Les préférences nationales sont moins disparates pour les placements non financiers, principalement constitués d’actifs immobiliers. La part des revenus qui y est consacrée oscille généralement entre 8 et 9 %.

Une Réponse

  1. D’après Guillaume Duval d’Alternatives Economiques, la France serait moins impactée par la crise que d’autres pays du fait de son large domaine public et du fait du fort taux d’épargne qui constituent deux amortisseurs. Le premier permet à la liquidité dont les acteurs ont besoin de ne pas s’évaporer brusquement tant que l’état trouve assez d’argent pour payer ses fonctionnaires, et le deuxième est rassurant et évite la tendance procyclique à l’épargne (donc à retirer les liquidités du marché) qui s’est manifestée dans les pays où les ménages avaient une faible épargne avant la crise.
    Fil rouge: l’analyse de Lordon sur l’impératif premier pour les acteurs de disposer de liquidités est très convaincant et éclairant, il place la question de la solvabilité derrière cet impératif.

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