RTE étudie un scénario de baisse de la production nucléaire d’ici 2030

Par Sophie Fabrégat (Actu-Environnement)

Pour passer de 75 à 50 % de production nucléaire, la France devrait maîtriser sa demande en énergie, accélérer le développement des ENR et renforcer son réseau, analyse RTE, qui note un impact sur le bilan carbone de la production électrique.

Le gestionnaire de réseau RTE a intégré, dans l’édition 2011 de son bilan provisionnel de l’équilibre offre/demande d’électricité en France, un scénario de baisse du parc nucléaire à l’horizon 2030 (avec une étape en 2020), à la demande d’Eric Besson.

 »À 2020, la variante “Nucléaire bas” consiste à retrancher arbitrairement une puissance nucléaire de 1,5 GW par rapport au scénario “Référence” de l’offre, pour une puissance installée de 63,5 GW, équivalente à celle en service à l’horizon 2013 », indique le rapport. Dans ce scénario, à consommation nationale équivalente, c’est le solde exportateur qui joue la variable d’ajustement : 57,9 TWh contre 51,8 pour le scénario de référence. Lire la suite

La Grande-Bretagne relance son programme nucléaire

par Matiduc (Enerzine)

Loin des débats sur la sortie du nucléaire provoqués par le retrait allemand, les députés britanniques ont très largement approuvé lundi le programme de relance du nucléaire civil proposé par le gouvernment de David Cameron.

Le programme de relance de l’énergie nucléaire (qui prévoit notamment la construction de nouvelles centrales) a fait l’objet d’un très large consensus devant le Parlement britannique en recueillant une majorité écrasante de 267 voix contre 14.
Un choix stratégique national non-contesté qui relance le débat sur l’avenir de l’atome en Europe, apporte un éclairage inattendu à la décision d’Angela Merkel de fermer les centrales allemandes et tend à indiquer que la viabilité de la production nucléaire n’a pas été fondamentalement remise en cause par l’accident de Fukushima. Lire la suite

La CDC, la Caisse des dépôts et la CGPME, ensemble pour le financement des PME/PMI

Par Céline Tridon (Chefdentreprise.com)

La CDC, la Caisse des dépôts et la CGPME ont signé une convention de partenariat, pour essayer de répondre ensemble aux problématiques de financement des petites entreprises.

Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts, Philippe Braidy, président de CDC Entreprises et Jean-François Roubaud, président de la CGPME ont annoncé, le 13 juillet 2011, la signature d’une convention de partenariat destinée à favoriser le financement des PME/PMI.
Ce texte s’articule autour de trois axes principaux. Tout d’abord, il s’agit de mener une réflexion sur le financement des PME en fonds propres et de dresser un état des lieux des leviers d’action, notamment par le biais d’une étude semestrielle nationale sur les besoins des PME. Cette étude sera réalisée conjointement par CDC Entreprises et la CGPME. Deuxième action : mieux faire connaître les outils dédiés au financement. Pour cela, un guide édité par la Caisse des dépôts et agréé par la CGPME sera mis à disposition de leurs adhérents. Enfin, pour optimiser la lisibilité des dispositifs, les directions régionales de la Caisse des dépôts et les organisations territoriales de la CGPME se rapprocheront pour échanger sur les besoins en fonds propres des PME dans les régions

Un prix pour les femmes scientifiques

Par Fanny Bonnin (MaviePro)

Lancement du dixième prix Irène Joliot Curie, destiné à promouvoir la place des femmes dans la recherche et les technologies et à récompenser les meilleures d’entre elles.

« Mettre en lumière les femmes de science qui allient excellence et dynanisme » et « agir en faveur de la parité en sciences et en technologies » : ce sont les objectifs du prix Irène Joliot Curie, organisé chaque année depuis 2001par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et rejoint en 2004 par la fondation d’entreprise EADS pour « ouvrir le plus largement possible l’appel à candidatures ».

Mesdames, vous avez jusqu’au 20 septembre 2011 pour participer à cette 10ème édition et avoir l’occasion d’être récompensée dans l’une de ces 3 catégories :

  • Femme scientifique de l’année, destinée aux femmes de plus de 15 ans d’expérience professionnelle, ayant « apporté une contribution personnelle remarquable dans le domaine de la recherche publique et privée » et marquante tant en France qu’à l’international.
  • Jeune femme scientifique, pour les femmes de moins de 15 ans d’expérience professionnelle, au parcours exemplaire et spécialiste dans leur domaine.
  • Parcours de femme entreprise pour les femmes dotées d’une « excellence scientifique et technique au service d’une carrière vouée à la recherche en entreprise » ou qui ont créé une entreprise innovante.

Ces trois lauréates recevront une dotation allant de 40 000 euros pour la première à 15 000 euros pour chacune des deux suivantes.

A noter que les postulantes doivent ajouter à leur dossier de candidature une lettre de soutien d’une personnalité du domaine qu’elle représente. Le jury est présidée par l’astrophysicienne Catherine Cesarsky.

Clôture des inscriptions le 20 septembre 2011

Tourmente autour des Deux Côtes, le projet phare de la filière éolienne offshore

Par Camille Saïsset (ActuEnvironnement)

Zoom sur le projet historique des Deux Côtes, au cœur de l’agitation suscitée par le lancement de l’appel d’offres sur l’éolien offshore. Entre fragilisation du porteur de projet initial et rude concurrence, les études d’impact se poursuivent.

Face aux côtes d’Albâtre et picarde, des bateaux s’activent ces jours-ci. Dans la zone propice au développement de l’éolien en mer dite Le Tréport, La Compagnie du Vent (groupe GDF SUEZ) fait mener une campagne géotechnique.  »Les résultats vont nous permettre de qualifier le sol marin et alors, de définir le design global des éoliennes offshore et le type de fondation (gravitaire ou jackets), ce qu’exige le cahier des charges de l’appel d’offres, explique Thierry Conil, le nouveau président de La Compagnie du Vent. Et aussi de définir l’emplacement des différentes machines, ce qui n’est pas une exigence au mètre près ». En parallèle, d’autres équipes poursuivent les études environnementales sur le milieu sous-marin, sur la faune et la flore environnante, non seulement en vue d’une soumission du projet en réponse aux critères environnementaux exigés par l’appel d’offres, mais aussi dans la continuité des enseignements du débat public qui s’est clôturé le 10 septembre 2010. Lire la suite

Scenario de Crise

Par Pierre Sarton du Jonchay et Jean-Luc Gréau (Blog de Paul Jorion)

Il y a trois niveaux d’analyse de la désintégration en cours du système financier mondial.

1/ Les faits à peu près visibles et admis

La Grèce ne peut pas et ne remboursera pas l’intégralité de sa dette publique. Il en est de même à un moindre degré de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne. Mais vraisemblablement aussi des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie et de la Belgique. Tous ces pays sont en déficit maximal de leur finances publiques. Le problème est la croissance du produit intérieur brut (PIB) plus faible que la croissance de la dette par rapport à ce même PIB. Les recettes fiscales ne peuvent pas croître aussi vite que la dette qui ne peut donc pas être stabilisée.

Si la pression fiscale augmente sur les revenus salariés à seule fin de réduire l’endettement public, alors les facteurs de croissance s’amenuisent ; la dette publique croît par les seuls intérêts. Les intérêts rongent inexorablement la capacité publique de structurer l’économie politique. La conséquence non visible mais bien ressentie de la dérive des dettes publiques est l’anticipation que chacun fait de son appauvrissement en services et assurances publiques. L’épargne de précaution augmente en actifs réels ; des biens durables sont accumulés par exemple dans l’immobilier simplement pour mettre en réserve sans consommer. Lire la suite

Je suis un financier « citoyen » !

Par Soraya Haquani (Agefi)

Les cadres s’engagent pour diverses causes, soutenus par des entreprises soucieuses de montrer la dimension concrète de leur responsabilité sociale.

J’accompagne maintenant mon septième ‘filleul’. Les six personnes – autant d’hommes que de femmes – que j’ai parrainées depuis septembre 2009 venaient de différentes formations et étaient âgées de moins de 30 ans. Aujourd’hui, tous ont trouvé un emploi. » Contrairement à ce que peuvent laisser penser ses propos, Pierre-Jean Baumont, salarié de Société Générale, n’exerce pas dans les ressources humaines, mais au sein de la gestion des risques de la banque d’investissement. Depuis deux ans, ce quadragénaire est « parrain » dans le cadre du partenariat signé en 2008 par la banque de La Défense avec l’association « Nos quartiers ont des talents », qui vise à aider les jeunes diplômés issus de quartiers populaires à trouver un emploi. Plusieurs banques ( BNP Paribas, BPCE, la Caisse des dépôts…) sont membres de l’association. Avec 260 salariés bénévoles en Ile-de-France et dans la région lyonnaise, Société Générale est celle qui compte le plus de « parrains » et « marraines ». Ce sont des cadres de tous les métiers, « avec en moyenne une expérience professionnelle de vingt ans. Attention, ils ne sont pas recruteurs pour leurs entreprises, ils sont là pour apporter un soutien », avertit Kadi James, directrice générale adjointe de l’association. « Aujourd’hui, j’interviens auprès d’une femme qui a fait des études en sciences du langage avant d’enchaîner des stages », raconte Pierre-Jean Baumont, qui consacre une heure par mois à un échange de visu avec sa « filleule » et correspond aussi avec elle par e-mail. Elle avait du mal à ‘vendre’ son CV. Après avoir parlé avec elle, je l’ai encouragée à postuler auprès de cabinets de conseil car ses compétences peuvent correspondre à ce type d’activité. » Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :