Bourses: Et puis maintenant ?


D’après Lesaffaires.com

L’agence de crédit Standard & Poor’s a lancé une véritable bombe vendredi soir. La décote de la note de crédit des États-Unis, du jamais vu dans l’histoire de la première puissance économique mondiale, a semé un vent de panique à travers la planète financière : rencontre d’urgence entre les dirigeants politiques du monde entier, réactions multiples des observateurs financiers, baisse des marchés boursiers au Moyen-Orient.Mais la seule question que se pose aujourd’hui les petits investisseurs, c’est : que va-t-il se passer lundi matin sur les marchés boursiers ? faut-il s’attendre à une débâcle aussi historique que le geste posé par Standard & Poor’s ?Même l’ancien président de la réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, n’a pas caché son pessimisme aujourd’hui. «La réaction initiale à mon avis va être négative », a-t-il déclaré sur la chaine de télévision NBC.Il pourrait toutefois y avoir des surprises. Les investisseurs qui ont encore les reins solides pourraient profiter de la baisse des marchés pour partir à la chasse aux aubaines. «Les ventes d’actions pourraient constituer des occasions d’achat », indique Ira Jersey, Directeur de la stratégie au Credit Suisse dans une note de recherche publiée samedi.Ces investisseurs pourraient notamment se tourner vers des titres jugés plus sécuritaires, comme certains membres de l’indice américain Dow Jones. Par exemple, les entreprises comme Microsoft ou Johnson & Johnson sont réputées dégager des profits stables.

Marché obligataire sous la loupe

Le marché obligataire américain sera aussi à surveiller. Les investisseurs pourraient se départir de leurs titres de dettes craignant de ne plus avoir en main un placement sécuritaire.À ce chapitre les Japonais, les deuxièmes plus grands détenteurs de dette américaine après les Chinois, se sont faits rassurants. Plusieurs responsables japonais ont réitéré leur confiance envers les États-Unis, rapporte le Wall Street Journal.Les banquiers ont également voulu calmer le jeu. « Nous n’anticipons pas de ventes forcées de bons de trésor américain de la part d’investisseurs importants, indique Ajay Rajadhyaksha et Anshul Pradhan, analystes chez Barclays, dans une note publiée samedi rapportée par l’agence Bloomberg. Les bons du trésor américain reste une classe d’actifs de grande qualité et nous ne pensons pas que le geste de S&P changera l’idée des investisseurs à ce sujet»

Les déboires de l’Europe

En fait, certains observateurs soulignent que ce n’est pas la décote de S&P qui pourrait faire trembler les marchés. « Les nouvelles d’Europe, la publication des données économiques et la rencontre de la FED mardi pourrait vraisemblablement avoir un plus grand impact », note Ira Jersey au Credit Suisse.La décote de S&P survient alors que l’Europe se démène pour sauver ses membres. Aujourd’hui, c’est l’Italie qui causent des maux de tête. Le hic, c’est que l’économie italienne pèse beaucoup plus lourd que l’économie grecque. Bref, se porter au secours de la botte italienne semble impossible pour les membres de la zone Europe déjà saignés par leur précédent sauvetage grec.

Pire mois d’août

Reste que les investisseurs sont amers. Depuis deux semaines, ils quittent le navire échaudés par l’accumulation de mauvaises nouvelles tant aux États-Unis qu’en Europe. Conséquence, les marchés boursiers ont enregistré leur pire semaine depuis novembre 2008. L’indice S&P500 aux États-Unis a perdu 7,2%, L’indice européen Stoxx 600 a retraité de 9,9%. Enfin au Canada, l’indice S&P/TSX a cédé 6%.La firme Bespoke Investment note que c’est le pire début du mois d’août jamais enregistré par l’indice S&P500 depuis ses débuts en 1928. Jusqu’à maintenant, la palme du pire début de mois d’août revenait à l’année 1990. L’indice avait alors fléchi de 5,99%.Bref, découragés, certains investisseurs risquent à leur tour de jeter l’éponge. Les Bourses au Moyen-Orient ont déjà donné le ton. La Bourse de Tel Aviv a clôturé en baisse de 7% après avoir suspendu pendant 45 minutes ses transactions en raison des forts volumes de négociation. Les principales bourses du Moyen-Orient ont clôturé en territoire négatif : Dubaï à -3,7%, la bourse saoudienne à -5,5% par exemple.

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