Kadhafi défaille, les compagnies pétrolières rappliquent…


Par Olivier Schmouker .( les affaires.com)

Des chars et tireurs d’élite de l’armée libyenne résistent aujourd’hui comme ils peuvent aux assauts des rebelles dans la capitale Tripoli, et l’événement a des répercussions majeures dans l’industrie pétrolière mondiale : les titres des pétrolières bondissent en Bourse, et l’une de celles-ci a même remis les pieds en Libye pour y relancer ses opérations au plus vite.

Ainsi, c’est d’ores et déjà la ruée vers l’or noir libyien. L’italien Eni, qui était le principal producteur étranger de pétrole en Libye, a fait son retour dans le pays ce matin, considérant que l’entrée des rebelles à Tripoli laisse entrevoir une possible reprise des exportations de pétrole. C’est le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini qui en a fait l’annonce, au micro de la Rai : «Les installations ont été construites par des Italiens, par la [société de services pétroliers] Saipem, et par conséquent il est clair qu’Eni jouera le premier rôle en Libye à l’avenir», a-t-il dit, en indiquant que des employés d’Eni étaient arrivés sur place pour superviser un redémarrage des installations pétrolières dans l’est du pays, même si les combats se poursuivaient dans la capitale.

Pourquoi une telle rapidité d’exécution de la part des Italiens ? C’est que la chute du régime de Mouammar Kadhafi – qui n’a pas encore eu lieu officiellement – pourrait ouvrir les plus grandes réserves pétrolières d’Afrique à de nouveaux acteurs, comme la compagnie nationale du Qatar ou la société de négoce Vitol, qui seront en concurrence avec les géants européens ou américains présents avant l’insurrection.

Du côté de la Bourse, on assiste depuis ce matin à une envolée de tout ce qui touche aux pétrolières. En Europe, les titres du français Total, de l’autrichien OMV et d’Eni affichaient des hausses comprises entre 3,3% et 5,87% en fin de matinée. Et l’indice Stoxx Europe 600 du secteur pétrolier et gazier progressait de 2,3%.Avant le déclenchement de l’insurrection, la Libye, membre de l’Opep, produisait quelque 1,6 million de barils par jour (bpj), soit 2% de la production mondiale. Du pétrole brut qui alimentait en majeure partie les raffineries européennes. D’après les rebelles, un retour à la normale pourrait être «rapide», «même si le rétablissement complet de la production pourrait prendre plusieurs années». Et selon différents analystes européens, une production d’un million de bpj pourrait être possible «en quelques mois»…

Avec Reuters et AFP.

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