L’information sur la rémunération des dirigeants progresse

Par Bruno de Roulhac (Agefi)

Dans son étude annuelle, ATH invite à plus de simplification et à alléger le niveau d’informations pour les plus petites sociétés

La rémunération des dirigeants de sociétés cotées (hors CAC 40 et banques/assurances) est revenue l’an dernier au niveau de 2008, selon la troisième édition de l’étude ATH, association de cabinets d’audit et de conseil. Elle progresse pour les compartiments A et B d’ Euronext, mais recule sur le compartiment C (voir graphique). Le fossé demeure entre les rémunérations annuelles moyennes d’un dirigeant du CAC 40 (2,5 millions d’euros selon une étude des Echos), du panel ATH (0,5 million), et de PME (61.300 euros selon la CGPME).

Si les rémunérations fixes sont restées stables, les rémunérations variables ont crû de 34% (et même de près de 50% pour le compartiment A). Toutefois, les critères d’attribution restent «encore trop généraux», constate Olivier Maurin, auteur de l’étude.
En 2010, 37% des dirigeants (contre 29% en 2009) ont bénéficié d’actions ou d’options pour une valorisation moyenne de 434.000 euros (contre 285.000 en 2009). Une forte progression, «malgré une fiscalité croissante», constate Pierre Godet, président d’ATH. Lire la suite

Publicités

Petit sursis pour le système financier

Par Gérard Burggraf (Economie & Société)

Fin de la « rumeur » sur les marchés. La Société générale n’est ni plus, ni moins bien lotie, que d’autres banques françaises. Donc le « coup de tabac » qu’a subi l’indice Cac 40, mercredi après-midi, n’était dû qu’à une « vague » spéculative.Pour autant les « Bancaires » souffrent énormément actuellement, certaines étant très exposées aux risques « Souverains ».

52 milliards d’euros d’exposition pour les banques françaises

Voici quelques chiffres à juillet 2011 concernant les banques exposées à des risques sur dettes souveraines, concernant La Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne:

– BNP Paribas – montant total cumulé : 30 milliards d’euros
– Crédit agricole – montant total cumulé : 12 milliards d’euros
– BPCE – montant total cumulé : 5 milliards d’euros
– Société générale – montant total cumulé: 5 milliards d’euros

À ce total de 52 milliards, il convient d’ajouter les dettes dites « Privées », dont on ne connaît pas le montant exact, à l’exception des 21 milliards d’euros attribués au Crédit Agricole. Lire la suite

Le nouveau scénario négaWatt est arrivé !

Par Agnès Sinaï (Actu-Environnement)

A la différence des réponses technologiques classiques et souvent binaires (pour ou contre le nucléaire par exemple), le scénario négaWatt propose une approche par la demande plutôt que par l’offre, à travers le concept de services énergétiques.

Il ne peut pas mieux tomber, le nouveau scénario négaWatt. Pour Thierry Salomon, président de l’association éponyme et co-auteur du document, le contexte post-Fukushima est favorable :  »Après cet accident, le tabou de la sortie du nucléaire en France a été levé. Et sur ces entrefaites, l’Allemagne a décidé de sortir totalement du nucléaire. Du coup, l’interrogation sur la faisabilité devient caduque : non seulement le scénario négaWatt 2011 est faisable, mais on a beaucoup plus de marge de manœuvre ! ». Et si la sortie du nucléaire était une bonne nouvelle pour la France ? Car à travers le scénario négaWatt, c’est une nouvelle perspective sociétale qui s’exprime. En témoigne l’affluence étonnante qui entoure sa présentation publique à Paris ce 29 septembre 2011. Une rencontre qui dépasse les cercles de spécialistes et d’experts. Le scénario négaWatt, c’est un projet de société.

Remettre la question énergétique dans le bon sens Lire la suite

Le financement des PME et le politique…

Edito par Dominique Guizien (D&E)

Manifestement, les banquiers restent des banquiers. Et le crédit devient difficile dès que les nuages s’amoncellent.

C’est ce que revivent les PME françaises, après la terrible année 2008, à ceci près qu’en 2011 la contraction du crédit se fait de manière plus insidieuse, un peu comme le bourreau franquiste serrait progressivement le garrot pour étouffer le condamné. Évidemment les banques s’en défendent. On ne demande naturellement qu’à les croire. Il n’empêche que « la confiance n’excluant pas le contrôle », la Banque de France va publier un indicateur trimestriel de l’encours  et de la production nouvelle de crédit aux TPE.

Vu le poids que les PME représentent dans l’économie et surtout vu leur dynamisme en matière de création d’emplois, il est hors de question que quoi que ce soit ne viennent entraver leurs fragiles possibilités de développement. C’est en tout cas ce que semble avoir compris le gouvernement actuel mais pas le MEDEF manifestement qui estime qu’il ne faut surtout rien changé au dispositif actuel d’accès au crédit pour les PME.

C’est du moins ce qui ressort d’une réunion qui s’est tenu le 20 septembre à Bercy. Lire la suite

Le G20 a perdu toute crédibilité

Par Vincent Paes (Economie & Société)

Le 24 septembre 2009, le G20 se réunissait à Pittsburgh. Objectif affiché : trouver un modèle de croissance mondiale plus équilibré. Les dirigeants du G20 se sont aussi engagés à agir ensemble pour relever les normes bancaires en termes de fonds propres, mettre en œuvre des normes internationales strictes en matière de rémunérations afin d’assurer que les grandes sociétés multinationales assument la responsabilité des risques qu’elles prennent.
Ils ont également décidé de démocratiser leurs systèmes de décision, en donnant davantage de poids aux pays émergents dans les organisations financières internationales en transférant au moins 5 % des quote parts au sein du Fonds monétaire international et «au moins 3%» des droits de vote à la Banque mondiale. Ils ont aussi accru le rôle du FMI dans la gouvernance économique mondiale, en augmentant ses pouvoirs de surveillance et de coordination des politiques économiques nationales.

Des promesses qui ne font plus aucun effet

Deux ans plus tard force est de constaté que le G20 enchaîne échec après échec. Pire encore, aujourd’hui les promesses du G20 n’arrivent plus à apaiser les craintes des marchés financiers. Nous n’irons pas jusqu’à dire que l’organisation est devenue inutile mais elle ferait bien de trouver rapidement une unité afin d’être enfin crédible.

 

Retraites, l’indispensable prise en compte des plus fragiles

Par Florence Legros (Professeur à l’Université Paris Dauphine)

Lors de la récente réforme des retraites de 2010, il a été décidé d’un nouveau rendez-vous en 2013 ; rendez-vous qui aurait pour objet une réforme qualifiée de systémique (en opposition aux réformes dites « paramétriques » dont l’objet est de modifier les paramètres des régimes de retraite sans en changer le fonctionnement proprement dit). On aura pu s’étonner de ce nouveau rendez-vous au lendemain d’une réforme âprement discutée, programmant un relèvement des deux âges décisifs que sont l’âge minimal de liquidation des droits sous condition de durée d’assurance et l’âge du taux plein, relèvement dont il a été dit et redit qu’il était indispensable au rééquilibrage des régimes de retraite.

On se souvient du « choc » qui avait suivi les prévisions du Conseil d’orientation des retraites du printemps 2010. Elles faisaient ressortir des déficits abyssaux à l’horizon 2050 (72 milliards d’euros), même en faisant l’hypothèse d’un retour graduel au plein emploi (soit un taux de chômage de 4,5 % en 2024). Lire la suite

Eurozone : semaine cruciale

D’après AFP

 
La zone euro s’apprête à vivre une semaine cruciale avec le retour de la troïka dans une Grèce au bord de la cessation de paiement et le vote prévu du Parlement allemand sur l’élargissement du Fonds de soutien européen, des événements attendus sur des marchés paniqués.

Après un séjour avorté début septembre face aux atermoiements grecs, les bailleurs de fonds du pays (Commission et Banque centrale européennes, Fonds monétaire international) doivent revenir cette semaine à Athènes pour réaliser un audit fiscal, afin de déterminer si le pays peut encore échapper au défaut de paiement.

L’enjeu en est le déblocage en octobre – vital pour la Grèce – de la sixième tranche de huit milliards d’euros du prêt consenti en mai 2010 par la zone euro et le FMI. Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :