La zone euro, les prochains pays émergents?


Par Diane Bérard .( les affaires.com)

 Le 22 septembre prochain les ministres des finances de plusieurs pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) se réuniront à Washington pour décider s’ils tirent ou pas la zone euro du gouffre.

L’idée origine du ministre des finances brésilien, Guido Mantega. Les pays émergents achèteraient des titres de dette européens. Une idée que salue la présidente du FMI, Christine Lagarde. Bien sûr. Elle ajoute toutefois que ce serait bien “ si l’achat de titres ne se limitait pas aux pays “sûrs” mais qu’il s’agisse d’une offensive plus large”. Histoire de ne pas sauver que les plus forts…

Ce sauvetage aura-t-il lieu?

Le ministre des finances indien, Pranab Mukherjee, se montre sceptique. Selon lui, la situation a beaucoup évolué depuis le début de la crise en 2008. Les États se sont relevés , ou pas, à des rythmes différents. Dans ce contexte, des efforts mondiaux concertés deviennent plus difficiles. En un mot, la solidarité “globale” n’apparaît plus/pas nécessairement au haut de l’agenda des États, qu’ils soient émergents ou pas.

Christine Lagarde a raison de s’inquiéter, si sauvetage il y a, il sera ciblé vers certains pays de la zone euro. On parle d’investissements, pas de philanthropie!

En fouillant la question de ce possible sauvetage de la zone euro par les pays émergents, j’ai découvert cet entretien avec Laurent Jacque, professeur de finance à Tufts University. Ses propos indiquent peut-être où s’en va l’économie à moyen terme

Et si ce sauvetage marquait le début d’une nouvelle ère où les pays “ sauvés” devenaient les nouveaux pays émergents? 

D’un point de vue d’affaires, les actuels pays émergents demeurent attirants à cause de leur classe moyenne naissante et leur basin de consommateurs.Par contre, du point de vue des gestionnaires d’actifs, on commence à évoquer avoir “tiré tout le jus” des pays émergents. Je cite le professeur Jacque:

“Pour un gestionnaire d’actif, l’offre actuelle du BRIC est davantage remise en question qu’il y a cinq ans et même deux ans.”

Pour justifier ce refroidissemnt, le professeur Jacque cite des taux de change anormalement élevés et des monnaies grandement surévaluées, avec tous les risques que cela implique pour l’investisseur.

Ainsi donc, en volant au secours des pays de la zone euro, les pays émergents lancent peut-être le message qu’ils sont en train de changer de rôle avec ceux-ci.

 

 

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