La France, élève moyen dans l’application du droit communautaire de l’environnement

Par Laurent Radisson (ActuEnvironnement)

Un bilan mitigé. C’est ce qui ressort du quatrième rapport de la commission des finances du Sénat sur l’application du droit communautaire de l’environnement par la France.

Le nombre de procédures à l’encontre de la France est stable depuis 2008, selon le nouveau rapport d’information de la commission des finances du Sénat. Mais les résultats acquis dans le domaine de l’eau, ainsi que l’émergence de dossiers à risques tels que l’air et le bruit, sont préoccupants.

Le nombre de contentieux reste significatif

« Malgré des progrès dans l’application du droit communautaire de l’environnement, le nombre de contentieux reste significatif« , indique Fabienne Keller (UMP – Bas-Rhin), auteur du rapport au nom de la commission des finances.

Les infractions dans le domaine de l’environnement restent nombreuses : elles représentent 17% des contentieux engagés contre la France. Quatre procédures sont au stade du manquement sur manquement contre six en 2008 : eaux résiduaires urbaines, décharges non autorisées, véhicules hors d’usage et déchets de l’industrie extractive. Onze procédures sont au stade du manquement, contre dix en 2008, dont trois sont pendantes devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Les domaines les plus concernés par les infractions sont l’eau, les déchets et la biodiversité. Lire la suite

La News-Letter de Démocratie & Entreprises

Vous vous intéressez au monde des entreprises vu sous l’angle du progressisme, alors cette news-letter est faites pour vous !

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L’entreprise, un lieu de production de biens et de liens

Propos recueillis par Vincent Paes
 
Entretien avec Évelyne Bertin, prospectiviste et psychanalyste, conseil de dirigeants.
 

VP : Beaucoup de personnes estiment que les nouvelles technologies, appliquées aux entreprises, permettent de rapprocher les gens et par la même d’améliorer la productivité. Qu’en pensez-vous ?

Evelyne Bertin : Les nouvelles technologies permettent sans conteste des gains de productivité. Rationalisation et automatisation des process, gain dans la vitesse de transmission et de communication. Ce n’est peut-être pas le rapprochement des gens qui permet le gain de productivité. Les gains de productivité pour les entreprises internationales viennent surtout des différentiels de salaires entre les pays où sont fabriqués ces produits (Asie, Europe Centrale) et les pays où ils sont vendus (Europe, Amérique). Il est sur que l’amélioration des moyens de communication ont joué dans cet état de fait : transfert des technologies, des process, transferts monétaires, transfert de l’information. Lire la suite

La crise à venir des produits financiers dérivés pourrait détruire le système financier mondial entier

D’après Michael Snyder (traduction A. Loréal)

La plupart des gens ne se rendent pas compte que Wall Street est devenu un gigantesque casino financier. Les grandes banques de Wall Street font des dizaines de milliards de dollars par an dans le marché des produits dérivés, et personne dans la communauté financière ne souhaite  la fin de la partie.

Le mot «dérivés» semble compliqué et technique, mais le comprendre n’est vraiment pas difficile. Un dérivé est essentiellement une façon élégante de dire qu’un pari a été fait.

A l’origine, ces paris ont été conçus pour couvrir le risque, mais aujourd’hui le marché des dérivés a explosé dans une montagne de spéculations qui ne ressemble à rien que le monde ait jamais vu. Les estimations de la valeur notionnelle des dérivés sur le marché mondial est passée de 600 milliards de dollars  à 1,5 billions. Gardez à l’esprit que le PIB de l’ensemble du monde est seulement quelque part dans le voisinage de 65 billions de dollars. Le danger pour le système financier mondial posé par les dérivés est si grand que Warren Buffet les a appelé les «armes financières de destruction massive» .

Pour l’instant, les pouvoirs financiers essayent de conserver le fonctionnement du casino, mais il est inévitable qu’à un certain point toute cette pagaille va s’écrouler. Lorsque se sera le cas, nous allons être confrontés à une crise des dérivés qui  peut vraiment détruire l’ensemble du système financier mondial.

La plupart des gens et les médias ne parlent pas beaucoup de produits dérivés, car ils n’ont tout simplement pas l’information suffisante pour les comprendre. Lire la suite

OGM :  »fausses promesses et échec technologique »

Par Sophie Fabregat (Actu-Environnement)

Alors que la question de la sécurité alimentaire est au cœur des discussions internationales, un collectif d’associations publie un rapport contre les OGM, reprenant point par point les arguments des partisans des biotechnologies.

 »Depuis plus de vingt ans, les défenseurs des OGM affirment que les biotechnologies peuvent répondre aux grands défis de l’époque, notamment aux crises alimentaires, à la dégradation des ressources naturelles et au réchauffement planétaire. Pourtant, comme de nombreuses études le révèlent, les OGM n’ont tenu aucune de leurs promesses », dénonce un collectif d’associations représenté par l’ONG Navdanya, dans un  »contre-rapport » sur les OGM. Ce rapport a été présenté le 19 octobre, à quelques jours du sommet du G20 à Cannes (3 et 4 novembre prochains) qui devra aborder la question de la sécurité alimentaire mondiale et alors que le Comité de l’Organisation des Nations unies sur la sécurité alimentaire dans le monde (CSA) est réuni à Rome jusqu’au 21 octobre.

 »Alors que les citoyens, dans chaque pays, déclarent clairement, sondages après sondages, qu’ils ne veulent pas de produits OGM, la plupart des dirigeants persistent dans ​​le soutien à cette technologie et travaillent même en hâte à l’adoption de semences et cultures génétiquement modifiées. Pourquoi cet acharnement ? », interroge le rapport avant de donner sa propre vision des choses :  »La collusion entre les gouvernements et les sociétés de biotechnologie se manifeste à travers diverses tactiques : le lobbying, le marketing, le financement des institutions scientifiques, de l’éducation et de recherche… ». Lire la suite

Casino continue de muscler ses filiales dans les pays en croissance

 Par Bruno de Roulhac

Le distributeur apportera 63 % des 600 millions d’euros que compte lever sa filiale thaïlandaise Big C. La somme refinancera la dette et servira à des acquisitions.

Après avoir renforcé ses positions en Amérique du Sud, Casino se donne maintenant les moyens de croître en Asie. Big C Thaïlande, filiale à 63,2% du distributeur, lance une augmentation de capital de 25 milliards de baths thaïlandais (environ 595 millions d’euros).

Cette opération sera destinée en priorité au remboursement de la dette d’acquisition des actifs de Carrefour en Thaïlande. En novembre 2010, Casino avait repris les 42 magasins et 37 galeries marchandes de Carrefour pour 35,5 milliards de baths (868 millions d’euros à l’époque). Casino avait alors précisé que la transaction «sera financée par la trésorerie de Big C et par endettement». Alors que cette dette doit être prochainement refinancée, le groupe semble avoir opté pour la solution la moins onéreuse, l’appel au marché, alors que les taux ont augmenté depuis le début de l’année. Lors de l’acquisition, Casino avait évoqué un coût de financement de l’ordre de 4,5%.

Ce changement de mode de financement a pris de cours les investisseurs qui ont vendu leurs titres hier, entraînant une chute de près de 13% de l’action Big C à Bangkok, n’ayant probablement pas l’intention d’apporter leurs titres et ne voulant pas se faire diluer.
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La faillite de la Grèce sera salvatrice pour la crise

Par Driss Lamrani 

La faillite organisée de la Grèce, dans l’avenir proche, est essentielle pour rétablir le fonctionnement des marchés financiers, créer les conditions pour un rétablissement de la Grèce, et refroidir les risques insurrectionnels.

Le fonctionnement des marchés financiers repose sur l’obtention d’une rémunération en contrepartie de la prise de risque de perte. Le sauvetage du 21 juillet, comme les sauvetages bancaires en 2008, reporte le problème du surendettement souverain (ou du levier) à plus tard tout en créant les conditions de son aggravation.

L’aléa moral est une valeur qui se développe

Lors de la crise financière 2008 la notion de responsabilisation des investisseurs a disparu. Le défaut de Lehman Brothers a mis en évidence des interconnexions importantes entre institutions financières qui conduisaient à une réaction en chaîne de défaut pouvant aller jusqu’a la destruction du système bancaire.

Ce constat a poussé les gouvernements à recapitaliser les institutions dites « too-big-to-fail » avec très peu de contreparties sur le contrôle des risques ou la limitation des rémunérations. Même les promesses prises par les institutions, comme les  renforcement des exigences de fonds propres, tardent à entrer en vigueur (puisqu’entre temps les marches financiers se sont ressaisis, les banques ont remboursé les avances qui leurs ont permis d’éviter un scénario apocalyptique, elles se sont libérées des exigences et des contraintes et négocient férocement les nouvelles contraintes réglementaires). Lire la suite

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