Le LBO reste l’activité la plus rentable des spéculateurs


Par Florent le Quintrec (Agefi)

La palme revient aux fonds gérant plusieurs milliards de dollars. Dans l’ensemble, le secteur fait mieux que les indices boursiers.

Dans le secteur du capital-investissement, les fonds de leveraged buy-out (LBO) dégagent de loin les meilleures rentabilités, que ce soit sur une période de un, trois ou cinq ans, selon une récente étude de Preqin. A partir des données de 5.700 fonds? recensées à fin mars 2011, le cabinet de recherche indique que tous les types d’activité en private equity affichent des rendements positifs au cours de ces périodes, mais que, hormis sur une moyenne de trois ans, les fonds LBO tirent leur épingle du jeu.

Le taux de rentabilité interne (TRI) moyen à horizon un an de ces derniers s’élève à 22,2% contre 15,8% pour le capital-risque, 14,8% pour les fonds de fonds et 14,4% pour la mezzanine. Le rendement des fonds LBO sur un an reste néanmoins inférieur à celui qu’ils réalisaient au 31 mars 2010.

L’écart se resserre fortement à horizon trois ans, en raison notamment des difficultés supplémentaires rencontrées pendant la crise par les sociétés qui ont dû renégocier leur dette, réduisant le rendement des fonds. Le LBO affiche néanmoins la meilleure performance sur trois ans avec un TRI de 4,5% alors que le capital-risque est à peine rentable.

Sur cinq ans, les fonds LBO ont dégagé des rendements presque deux fois supérieurs aux autres activités de private equity, avec un TRI de 15,5%, devant les fonds mezzanine à 8,8%.

Sur le marché du LBO, les «méga fonds», qui gère plusieurs milliards de dollars, affiche les meilleurs rendements à horizon un an, avec une moyenne de 24,1%, mais retombent en troisième position sur trois ans avec 4,6% derrière les fonds de taille moyenne (250-750 millions) et les petits fonds dont les performances s’élèvent à 8% et 7,9% respectivement. Ils retrouvent toutefois leur position de leader à horizon cinq ans, avec un TRI de 16,2% contre 10 à 15% pour les autres, les fonds de moins de 250 millions de dollars fermant la marche.

Si l’on compare les performances du capital-investissement à celles des marchés actions, sans oublier que les actions sont beaucoup plus liquides, seuls les marchés émergents parviennent à rivaliser. En terme de rendement à horizon trois ans, le MSCI Emerging Market affiche les mêmes niveaux, soit 4,1%, et se maintient juste en dessous sur un an et cinq ans. Le MSCI Europe sous-performe largement et se retrouve en territoire négatif sur trois ans

Une Réponse

  1. Vraiment de quoi vomir. L’essence du capitalisme, de cette déconnexion du capital avec le travail, ou plutôt de cette connexion prédatrice, écœurant.

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