Occupy Wall Street : deux instantanés depuis la place Zuccotti, en ce début 2012


par Harold Hyman

publié dans son blog

Place Zuccotti, Wall Street, New York, Photo Harold Hyman

De passage à New York, je me suis trouvé place Zuccotti, là où avaient campé les Occupants de Wall Street à l’automne. En ce Réveillon, je partais vers l’aéroport JFK, afin de regagner Paris. J’ai eu le temps de confier mes bagages à un ami qui m’accompagnait, et de brandir ma carte de presse afin d’accéder au centre de la place Zuccotti, rebaptisée « Liberty Place » par les Occupants, ce qui est en fait l’ancien nom de cette place grande comme un petit square parisien. Nom logique, car situé le long de Liberty Street, nom authentique !

Voyez les Occupants sur mes photos : ils scandaient d’une manière fascinante. Une personne commençait à très haute voix, et les autres répétaient en choeur. Cela faisait comme les répons et les réclames liturgiques catholiques (ou encore les répliques africaines). Des phrases simples et des slogans simples : « Unfuck America » est celui qui m’a le plus impressionné. Les allures des Occupants étaient baba cool, ou grunge, ou totalement ordinaire sans signe distinctif.

La police, qui avait entouré la place Zuccotti de grillages mobiles de police (même modèle qu’en France pour canaliser une foule ou éloigner les passants d’un lieu exposé telle une ambassade) par peloton de 3 ou 4 éparpillés nonchalemment autour, avaient comme pendants des vigiles de sécurité privée habillés en fanions jaunes à l’intérieur de cette place, au nombre de 6 ou 7.

Place Zuccotti, Wall Street, New York, Photo Harold Hyman

Car la Place Zuccotti est privée, donc la police reste dehors avant la décision de rétablir l’ordre. Tout ceci dans cette place-mouchoir de poche. Pendant les journées, les vigiles laissaient passer les gens ordinaires, et même quelques agitateurs avec leurs pancartes.

Pour le Réveillon, les Occupants vinrent par grappes, recommencèrent leur « Occupation », et la police finit par interdire l’accès à la place, laissant sortir mais pas entrer, sauf si on avait une carte de presse.

Je dus partir prendre mon avion, alors la conclusion de cette affaire : l’expulsion vers 1h30 le 1er janvier.

Pour des détails, lire le blog du New York Times.

Retrouvez le blog de Harold Hyman ici.

Harold Hyman est journaliste à BFM TV.

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