Revue de web : Dickens et les économistes


Alternatives Économiques

Blog Économie Politique de Christian Chavagneux

rédacteur en chef adjoint d’Alternatives Economiques et rédacteur en chef de la revue L’Economie politique.

Rappel : 200 ans ans de  la naissance de Charles Dickens, né le 7 février 1812.

Extraits :

Né en février 1812, Charles Dickens est connu pour sa peinture sociale de l’Angleterre en pleine révolution industrielle. On le sait moins, il a également écrit un roman pour se moquer de la prétention des économistes de son époque à comprendre le monde…

Hard times (Temps difficiles), publié en 1854, décrit l’extrême difficulté de la vie ouvrière dans une cité minière anglaise. Il se moque également de ce discours libéral qui veut que tout homme s’il n’est pas un fainéant peut se retrouver un patron riche et prospère. Sans dévoiler la fin de l’histoire, le personnage qui porte ce discours se révèlera un fieffé menteur…

Mais Dickens règle également ses comptes avec les économistes dont deux idées le choquent particulièrement. Il réfute le postulat selon lequel la poursuite par chacun de son intérêt individuel amène forcément la prospérité générale. Il en donne même une illustration à la fin de l’histoire lorsqu’un personnage avance un raisonnement cynique et sans pitié au motif que cela sert son intérêt personnel dont la promotion est l’unique catéchisme. (…)

« Dans cette salle enchantée les questions sociales les plus compliquées étaient mises en chiffres, exactement totalisées, et définitivement réglées – ou l’eussent été si seulement ce résultat avait pu être porté à la connaissance des intéressés. Comme si un observatoire pouvait être construit sans fenêtres et comme si l’astronome pouvait, de l’intérieur, ordonner l’univers étoilé uniquement à l’aide de plumes, d’encre et de papier, ainsi M. Gradgrind, dans son observatoire – et il y en a beaucoup de semblables – n’avait pas besoin de jeter les yeux sur les fourmillantes myriades d’êtres humains qui l’entouraient, mais pouvait régler toutes leurs destinées sur une ardoise et effacer toutes leurs larmes avec un sale petit bout d’éponge. »

Lire l’article… sur le blog Économie Politique de Christian Chavagneux

Note D&E :

Cet extrait du roman de Dickens n’est pas sans rappeler un chapitre de « Paris au 20ème siècle » de Jules Vernes (1863). Et ce, malgré le fait que l’oeuvre de Dickens est un récit social et engagé, là où l’auteur français a écrit un roman d’anticipation (particulièrement visionnaire).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :