Revue de presse : L’Allemagne et l’industrie automobile française

Tous ces articles ont été publiés dans La Tribune

 

Ces voitures françaises mal notées par les Allemands

23/01/2012

Par Alain-Gabriel Verdevoye

Extrait :

La dernière enquête de l’organisme de contrôle et de certification TüV note sévèrement les modèles des marques tricolores.

Le bilan est sévère pour les voitures françaises. L’enquête 2012 du très réputé organisme de contrôle et de certification allemand TüV a inspecté 7,78 millions de véhicules. Résultat : sur les 127 modèles âgés de trois ans contrôlés, le TüV place aux tout derniers rangs les… Citroën C5, Renault Espace et Dacia Logan ! Aux côtés des Fiat Panda, Alfa 159, Hyundai Santa Fe… Les Peugeot 407 et Citroën C4 sont aussi mal placées. Lire l’article

 

Renault accusé, mais Volkswagen, Fiat, PSA délocalisent aussi leurs petites voitures

08/02/2012

Par Alain-Gabriel Verdevoye

Extrait :

L’usine Renault de Tanger, inaugurée jeudi, produira des Dacia à bas coûts. Mais Volkswagen fabrique aussi sa « mini » Up en Slovaquie, Fiat sa 500 en Pologne ou son minispace 500L en Serbie. Ls Citroën C1 et Peugeot 107 sont assemblées en République tchèque. Pour des raisons de prix de revient.

Tous les yeux sont braqués sur Carlos Ghosn, double PDG de Renault et Nissan, qui s’apprête à iinaugurer jeudi la nouvelle usine géante de Tanger, au Maroc. De quoi nourrir la polémique sur les délocalisations, le « bas coût » et la désindustrialisation de l’Europe occidentale! Mais Renault n’est pas le seul, loin de  là, à produire ses véhicules d’entrée de gamme dans des pays à bas salaires. . C’est même une tendance générale. Lire l’article

 

L’automobile allemande fait le bonheur des équipementiers… français

08/02/2012

Par Alain-Gabriel Verdevoye

Faurecia réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires européen avec les groupes d’outre-Rhin. Volkswagen est son premier client. Plastic Omnium vient de remporter pour sa part un gros contrat avec Audi.

L’industrie automobile allemande donne des couleurs aux… équipementiers français. L’engouement pour les voitures d’outre-Rhin est une donc une excellente nouvelle.  Faurecia, qui a publié mercredi de bons résultats au titre de 2011 avec un quasi-doublement de son bénéficet net à 371 millions d’euros en 2011, réalise désormais plus de la moitié de son chiffre d’affaires européen avec les constructeurs germaniques. Soit la bagatelle de 3,9 milliards d’euros… En Chine, le groupe Volkswagen génère à lui seul 40% du volumes de ventes de la filiale équipementière de PSA spécialisée dans les sièges, les intérieurs pour véhicules et les échappements. Soit un-demi-milliard d’euros. L’an dernier, Faurecia y a démarré de nouvelles activités pour Audi (groupe Volkswagen) et Mercedes. Et il devrait débuter en 2012 avec BMW. En Amérique du nord… Lire l’article

 

Revue de presse: Le Rafale pourrait devenir propriété technologique indienne

Arnaud Montebourg : « Le Rafale pourrait devenir la propriété technologique des Indiens »

L’Usine Nouvelle

Propos recueillis par Gaëlle Fleitour et Thibaut De Jaegher

Lire l’article

Extraits :

Dans un entretien exclusif accordé à L’Usine Nouvelle, Arnaud Montebourg revient sur le contrat que Dassault pourrait signer avec l’Inde pour vendre le Rafale. Le député et président du conseil général de Saône-et-Loire, qui vient d’entamer un tour de France des usines au nom du candidat socialiste, François Hollande, dénonce ces contrats qui se font au prix de transferts de technologies massifs.

L’Usine Nouvelle – La semaine où la France vend peut-être pour la première fois le Rafale de Dassault à l’export, n’est-il pas délicat de tenir un discours sur la démondialisation ?

Arnaud Montebourg – Est-ce que vous avez essayé de raisonner à l’envers? Les Indiens eux-mêmes sont protectionnistes, beaucoup plus que nous. Il y a une intoxication générale à cause d’années de dogmatisme. Concernant le contrat, j’ai juste noté que nous allions construire 18 avions, et que tous les autres, ce serait du transfert de technologie pour que le Rafale soit la propriété technologique des Indiens. C’est bien la démonstration qu’il faut réindustrialiser notre pays au lieu de continuer à donner nos technologies à des pays, non pas émergents mais émergés, et leur permettre ainsi d’économiser 70 ans de recherche scientifique. Il y a une guerre économique mondiale et il faut se réarmer !

L’Usine Nouvelle – La semaine où la France vend peut-être pour la première fois le Rafale de Dassault à l’export, n’est-il pas délicat de tenir un discours sur la démondialisation ?

Arnaud Montebourg – Est-ce que vous avez essayé de raisonner à l’envers? Les Indiens eux-mêmes sont protectionnistes, beaucoup plus que nous. Il y a une intoxication générale à cause d’années de dogmatisme. Concernant le contrat, j’ai juste noté que nous allions construire 18 avions, et que tous les autres, ce serait du transfert de technologie pour que le Rafale soit la propriété technologique des Indiens. C’est bien la démonstration qu’il faut réindustrialiser notre pays au lieu de continuer à donner nos technologies à des pays, non pas émergents mais émergés, et leur permettre ainsi d’économiser 70 ans de recherche scientifique. Il y a une guerre économique mondiale et il faut se réarmer !

Mais si Dassault n’acceptait pas ces conditions, le Rafale ne serait pas vendu et c’est le Typhoon d’Eurofighter qui l’emporterait. Le marché est toujours pris par quelqu’un….

Je suis d’accord avec vous mais ce raisonnement, c’est ce qui a conduit à donner Airbus à la Chine. Dans cinq ans, on ne vendra plus d’Airbus puisque les Chinois le feront eux-mêmes. Et donc on licenciera chez EADS dans dix ans, parce que les Chinois les vendront beaucoup moins chers !

Vous croyez que ce contrat va faire émerger un “Dassault” indien ?

Inévitablement ! Je comprends les Indiens. Mais si on les comprend, il faut que les Indiens nous comprennent également. Nous avons nous aussi besoin de nous réindustrialiser. Le textile doit revenir en Europe, la métallurgie ne doit plus partir en Inde même si elle est contrôlée par la famille Mittal.

(…)

Revue de presse : Le retour inattendu de la démocratie d’entreprise

Article écrit par Philippe Trouvé, professeur au groupe ESC Clermont-Ferrand

paru dans : Le Monde – Idées

Extraits :

(…) C’est la leçon administrée par Michel Hervé et Thibaud Brière – le premier dirigeant du Groupe Hervé (chaudronnerie, énergie, numérique, 2 500 salariés), rompu depuis près de quarante ans à la démocratie participative et adepte de la dissémination des pouvoirs ; le second, ex-HEC, consultant philosophe – dans un ouvrage à paraître le 12 janvier  : Le Pouvoir au-delà du pouvoir, François Bourin éditeur…

(…) En s’appuyant sur l’expérience du premier, les deux auteurs passent à la moulinette les aberrations économiques et sociales qui ont conduit à des formes autoritaires de direction d’entreprise, accentuées au cours des dernières décennies par la sophistication accélérée des techniques de contrôle de gestion : déficit d’innovation, accroissement des coûts de contrôle, prolifération de procédures, compétition interne dévoreuse d’énergie et génératrice de stress, relations hiérarchiques tendues, personnels fuyant dans le désengagement…

(…) A croire que la plupart des entreprises seraient programmées pour échouer face à un environnement économique et socioculturel qui réclame un surplus d’agilité et d’innovation en même temps que liberté et autonomie des salariés.

(…) Face à ces tendances dominantes, la proposition démocratique, qui est plus une démarche en vue de l’innovation qu’une finalité, consiste à transformer les rapports de pouvoir dans l’entreprise en poussant le plus loin possible les mécanismes de codécision. Si elle n’abolit pas toute hiérarchie, elle cherche à la débarrasser de ses tendances à instituer le pouvoir d’un seul ou d’une minorité sur le collectif…

Lire l’article.

Entreprises innovantes : Le livre blanc du Comité Richelieu pour 2012 par Marc Dupuis

Crée en 1989, le Comité Richelieu est une organisation et composée exclusivement de PME innovantes. Il regroupe  306 PME adhérentes et 4027 PME associées comptant  100 000 collaborateurs. En publiant son livre blanc 2012, le comité souhaite influer sur les programmes des candidats à la présidentielle » de droite comme de gauche »

Le livre blanc présente dix propositions pour » faire de nos PME innovantes des champions internationaux au service de la croissance et de l’emploi »Ces 10  propositions sont organisées autour de 3 axes majeurs :

  1. Restructurer l’ensemble du système d’innovation français autour de la notion d’Entreprises d’Innovation et de Croissance (EIC) pour le rendre plus efficace.
  2. Renforcer le financement des entreprises innovantes, en développant le capital-investissement et les investissements privés directs jusqu’à dépasser 5 milliards d’euros par an. Ce financement permettrait  une très forte accélération du processus d’innovation.
  3. Faciliter l’accès à la commande publique et privée pour les EIC afin de favoriser leur intégration et leur développement dans le tissu économique et permettre à la France de disposer d’ETI compétitives au niveau mondial et favoriser l’éclosion de nouveaux champions.

L’entreprise innovante (ETI, PME, TPE)  est définie par le Comité  comme des entreprises ou groupes indépendants de moins de 5000 employés soumise à l’impôt sur les sociétés ou ayant un statut d’économie sociale qui fondent 50% de leur activité sur l’exploitation d’un brevet ou d’un savoir faire brevetable dans un pays de l’OCDE , la notion d’innovation étant étendue au  business model innovant ( innovation économique), sont prises en compte également les PME de croissance ( Gazelles ).

Le Comité  propose à cet effet la création d’un nouveau statut d’entreprise d’innovation et de croissance fusionnant  les dispositifs existant  jeunes entreprises innovantes ( JEI ) et Gazelle au sein duquel les entreprises et  s ’engagent dans la durée dans un cadre d’obligations réciproques.

Nous aurons l’occasion de revenir sur cette contribution intéressante au débat sur la présidentielle et l’entreprise.

Occupy Wall Street : deux instantanés depuis la place Zuccotti, en ce début 2012

par Harold Hyman

publié dans son blog

Place Zuccotti, Wall Street, New York, Photo Harold Hyman

De passage à New York, je me suis trouvé place Zuccotti, là où avaient campé les Occupants de Wall Street à l’automne. En ce Réveillon, je partais vers l’aéroport JFK, afin de regagner Paris. J’ai eu le temps de confier mes bagages à un ami qui m’accompagnait, et de brandir ma carte de presse afin d’accéder au centre de la place Zuccotti, rebaptisée « Liberty Place » par les Occupants, ce qui est en fait l’ancien nom de cette place grande comme un petit square parisien. Nom logique, car situé le long de Liberty Street, nom authentique !

Voyez les Occupants sur mes photos : ils scandaient d’une manière fascinante. Une personne commençait à très haute voix, et les autres répétaient en choeur. Cela faisait comme les répons et les réclames liturgiques catholiques (ou encore les répliques africaines). Des phrases simples et des slogans simples : « Unfuck America » est celui qui m’a le plus impressionné. Les allures des Occupants étaient baba cool, ou grunge, ou totalement ordinaire sans signe distinctif.

La police, qui avait entouré la place Zuccotti de grillages mobiles de police (même modèle qu’en France pour canaliser une foule ou éloigner les passants d’un lieu exposé telle une ambassade) par peloton de 3 ou 4 éparpillés nonchalemment autour, avaient comme pendants des vigiles de sécurité privée habillés en fanions jaunes à l’intérieur de cette place, au nombre de 6 ou 7.

Place Zuccotti, Wall Street, New York, Photo Harold Hyman

Car la Place Zuccotti est privée, donc la police reste dehors avant la décision de rétablir l’ordre. Tout ceci dans cette place-mouchoir de poche. Pendant les journées, les vigiles laissaient passer les gens ordinaires, et même quelques agitateurs avec leurs pancartes.

Pour le Réveillon, les Occupants vinrent par grappes, recommencèrent leur « Occupation », et la police finit par interdire l’accès à la place, laissant sortir mais pas entrer, sauf si on avait une carte de presse.

Je dus partir prendre mon avion, alors la conclusion de cette affaire : l’expulsion vers 1h30 le 1er janvier.

Pour des détails, lire le blog du New York Times.

Retrouvez le blog de Harold Hyman ici.

Harold Hyman est journaliste à BFM TV.

%d blogueurs aiment cette page :