Une Charte de l’Investissement socialement responsable (IRS)

Nous avons reçu le dernier numéro de « La Lettre pour un durable équitable » publiée par Sophia Stamoulis.

En voici un  extrait :

Face à la grave crise financière que nous traversons les acteurs économique sont dans l’obligation de réfléchir et de faire des proposition pour éviter l’effondrement de l’Économie et du système. La charte de l’Investissement responsable est une base de réflexion autour des questions financières.

« La crise pose la question du rôle et du mode de fonctionnement des marchés financiers et de leur contribution à l’économie réelle. C’est pourquoi, il est plus que jamais nécessaire de s’interroger sur les moyens de renforcer la contribution de la finance au développement durable et d’obtenir une meilleure prise en compte du long terme par les marchés financiers.

L’investissement Socialement Responsable (ISR) et la Responsabilité Sociale/Sociétale des Entreprises (RSE) sont à même de faciliter cette transition. La prise en compte des enjeux environnementaux, sociaux, et de gouvernance dans la conduite des activités influence, en effet, positivement, sur le moyen et le long terme, la performance des entreprises autant que la sécurité et la rentabilités des investissements. Conscients de ces enjeux, les acteurs de la Place de Paris se sont engagés, dès 2009, à travers la signature d’une Charte de l’Investissement Responsable (IR), articulée autour de 3 objectifs (…)

Lire la suite en téléchargeant La Lettre en PDF :

http://www.fichier-pdf.fr/2012/07/31/lettre-n-2-stamoulis/

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Réussir la transition énergétique

Par Dominique Guizien

 

I. Réussir la transition énergétique

C’était le titre d’une tribune d’un candidat à l’élection présidentielle parue dans Le Monde. Quand on a fini de la lire, deux positions possibles. La première consiste à dire, ce n’est pas ainsi qu’on résoudra le problème puisque les conditions de sortie du nucléaire ne sont pas clairement définies. La seconde revient à dire : la plupart des propositions contenues dans ce texte vont dans le bon sens depuis la fermeture progressive des réacteurs anciens, jusqu’à la politique de réduction de la consommation en passant par le développement des énergies renouvelables et l’instauration d’une tarification à la fois socialement juste et économiquement dissuasive. Il faut les engranger. Vous avez compris où aller ma préférence !Tout ce qui est pris n’est plus à prendre. Rien n’empêche d’essayer d’aller un peu plus loin, avant lui !

II. Faire de l’eau avec du vent

Parfois, cela marche, parfois cela ne marche pas, mais je suis friand de ce genre de projet : faire de l’eau en couplant une éolienne et un climatiseur. Pour ceux que la pénurie en eau potable inquiète tout autant que le réchauffement climatique ou le risque nucléaire, voilà une solution qui peut se révéler utile, là où trouver de l’eau potable est parfois une gageure. Certes 1.000 litres par jour et par éolienne de 30kW, c’est peu, mais plusieurs de ce type par exemple sur une ile, ça vous résout quelques problèmes d’approvisionnement familiaux. Même dans le Sahel, un tel système arriverait à « pomper » 300 litres d’eau par jour : ça en fait des jarres d’eau économisées et qu’il ne faudra pas aller chercher au Diable Vauvert, c’est-à-dire au puits hors du village. Ce sont de telles solutions que certains appellent la transition écologique de l’économie.

http://www.eolewater.com/

III.Total est têtu !

Total a annoncé qu’il allait engager un recours contre l’annulation de son permis de saccager le sous-sol dans la Drôme pour en extraire du gaz de schiste mais va privilégier le recours gracieux auprès des ministres de l’énergie et de l’environnement. Il faut espérer que ceux-ci ont bien compris que ce sont des députés de leur majorité qui ont imposé à l’opposition la version de la loi qui a permis cette interdiction. Si par malheur le recours gracieux aboutissait, nous saurons alors qu’elle est la vraie valeur de la loi en France.

IV. Mais il n’est pas le seul !

Le Groupement des entreprises parapétrolières et Association des techniciens et professionnels du pétrole, par la voix de son président, a clos à sa manière le débat sur les gaz de schiste : “L’interdiction des forages en France relève de l’obscurantisme”

J’ai repris sur Wikipédia cette définition de l’obscurantisme : « Pour les courants intellectuels et politiques progressistes, héritiers de la philosophie des Lumières, l’obscurantisme est une attitude d’opposition à la diffusion du savoir, dans quelque domaine que ce soit. »

Puisqu’ils en sont à ce degré de raisonnement enfantin, j’ai envie de dire à ces gens qui défendent en fait leur gagne-pain, sur le même ton de cour de récré « C’est çui qui dit qui y est ! »

V.Revers

Le gouvernement a subi un échec la semaine dans la bataille des prix du gaz, en voyant retoqué par le Conseil d’Etat son gel des tarifs, ce qui ouvre la porte à une hausse en plein hiver malgré sa promesse de ne pas le faire. Le Conseil d’Etat , qui n’a pas d’état d’âme, a effectivement conclu que dans un marché libéral, les prix étaient libérés. Dans un sens, cette décision peut être salutaire. Certes, certains vont souffrir et il faudra que le gouvernement trouve des mesures d’accompagnement pour les budgets les plus modestes mais d’un autre côté, cela va accélérer la prise de conscience que l’énergie va devenir un produit cher et peut-être rendre plus faisable l’instauration d’un tarif modulé, faible pour tout ce qui est le niveau de base de satisfaction des besoins essentiels puis très fortement progressif.

VI. Le nucléaire est dangereux ! la preuve !

Je vous livre tel quel un extrait du compte-rendu du Conseil des Ministres du 30 novembre 2011

« Convention sur la protection physique des matières nucléaires

Le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, a présenté un projet de loi autorisant l’approbation de l’amendement à la convention sur la protection physique des matières nucléaires.

La convention sur la protection physique des matières nucléaires, conclue le 26 octobre 1979, est entrée en vigueur en France le 6 octobre 1991. Elle prévoit des niveaux communs minimaux de protection physique des matières nucléaires en cours de transport international. Elle instaure également une coopération entre les parties pour empêcher des infractions liées à des matières nucléaires et leur fait obligation de réprimer en vertu de leur droit interne les infractions commises.

A la suite des attentats du 11 septembre 2001, cette convention a fait l’objet d’un amendement, adopté le 8 juillet 2005 à Vienne sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

L’approbation de cet amendement permettra de renforcer la sécurité des matières et des installations nucléaires et de lutter contre la menace terroriste et la prolifération des armes de destruction massive »

Quels aveux !! et incidemment, cela classe ceux qui veulent ralentir les transport Castor, dans la catégorie “terroristes” comme l’ont été les militants de Green peace qui n’int fait que ridiculiser les responsables de la sureté nucléaire.

VII. Investir dans les énergies renouvelables

L’énergie citoyenne devient un produit financier d’avenir. La presse quotidienne régionale (bretonne) se faisait encore récemment l’écho d’initiatives locales en la matière. Voici maintenant que la finance équitable se lance dans l’action, soutenue aussi bien par Enercoop que par la Nef

http://www.energie-partagee.org/agir/investir

En fait, ils ne font que reprendre à la sauce juridique française ce que d’autres ont fait depuis longtemps au Danemark ou en Belgique. On aurait tort de ne pas profiter de leurs expériences.

Le plus grand parc éolien en mer au monde est britannique

Par Enerzine

Le 1er novembre, le parc éolien offshore de Walney 2 composé de 51 turbines et basé en Mer d’Irlande a injecté ses premiers kilowattheures (kWh) d’énergie renouvelable au réseau électrique national du Royaume-Uni.

Alors que le parc de Walney 1 est devenu pleinement opérationnel en mai 2011, celui de Walney 2 le sera également d’ici la fin 2011, faisant de l’ensemble le plus grand complexe éolien offshore au monde, avec une capacité totale de 367,2 MW d’énergie renouvelable.D’après DONG Energy, cette quantité serait suffisante pour satisfaire l’alimentation en électricité d’environ 320.000 foyers britanniques.

Ce titre honorifique sera toutefois très vite perdu en 2012, avec l’achèvement des parcs éoliens Greater Gabbard (500MW) et London Array (630MW), toujours situés sur le territoire britannique.

Les deux parcs éoliens sont composés chacun de 51 turbines délivrées par Siemens Wind Power, d’une puissance unitaire de 3,6 MW, soit globalement 102 unités x 3,6 MW. Lire la suite

Présidentielles 2012 : les Etats généraux du solaire présentent leurs propositions

Par Sophie Fabrègat (Actu-Environnement)

Dix-huit organisations professionnelles et associatives du photovoltaïque, de l’efficacité énergétique et du bâtiment présentent leurs propositions pour relancer la filière photovoltaïque. Objectif à l’horizon 2020 : 20 GW installés.

C’est organisée et remontée à bloc que s’est présentée à la presse la famille élargie du solaire photovoltaïque, ce 27 octobre. Depuis avril 2011, les Etats généraux du solaire réunissent toute une frange d’acteurs de l’amont à l’aval du secteur : des industriels (AIPF, Epia, Gimelec, Serce, Enerplan, Ser-Soler), des producteurs (Apesi), des artisans du bâtiment (Capeb, GMPV-FFB), des collectivités (FNCCR), des associations françaises et européennes (Cler, FNE)… Leur objectif : revenir sur un  »cadre post-moratoire inadapté » et proposer  »une vision du solaire photovoltaïque d’ici à 2020 ». Leur cible : le futur gouvernement, car  »le gouvernement actuel a laissé entendre que le dispositif resterait stable jusqu’en mai ».

Si la plupart de leurs propositions avaient déjà émergé lors de la concertation organisée après le moratoire, leur force aujourd’hui est de revenir unis, parlant d’une seule voix, avec un argumentaire fort en ces temps de crise : celui d’une industrie créatrice d’emploi et pouvant peser positivement sur la balance commerciale de la France. Lire la suite

Le coût énergétique des ménages a cru de 32% en 10 ans !

D’après Enerzine

D’après la dernière enquête réalisée par « 60 millions de consommateurs », les dépenses d’énergie liées au logement se sont accrues de plus de 30% en 10 ans, passant de 1.368 à 1.806 euros par ménage.

l’Institut national de la consommation (INC) précise par ailleurs que sur la même période (2000 à 2010), l’augmentation des prix (l’inflation) a grimpé « seulement » de 18%, soit une distorsion importante de 14 points.

Mais la note énergétique pourrait s’avérer encore plus salée à l’avenir. En effet, concernant l’électricité, les tarifs seront impactés par les énormes investissements qui restent inévitables à l’entretien de notre parc nucléaire (58 réacteurs). Ensuite, les combustibles étroitement dépendants des cours du brut de pétrole ne seront pas mieux lotis, comme le gaz et le fioul domestique dont la tendance à la hausse demeurera structurelle (voir l’article sur les tendances énergétiques selon Capgemini).

Sachez aussi que selon votre mode de chauffage, le coût peut varier du simple au double. Pour une famille de 5 membres, habitant dans une maison individuelle et se chauffant au gaz, la facture s’élève en moyenne à 850 euros l’année – hors coût d’installation et d’entretien de la chaudière -, contre 1.400 euros pour celle utilisant du fioul, et 1.600 euros pour le tout-électrique.

Enfin, dans le cas où vous quitteriez votre opérateur historique (EDF ou GDF) pour un fournisseur alternatif (Poweo, Direct Energie, etc.) 60 millions de consommateurs évalue à 79 euros l’économie réalisée sur votre facture, soit une baisse financière de moins de 5%.

La France, élève moyen dans l’application du droit communautaire de l’environnement

Par Laurent Radisson (ActuEnvironnement)

Un bilan mitigé. C’est ce qui ressort du quatrième rapport de la commission des finances du Sénat sur l’application du droit communautaire de l’environnement par la France.

Le nombre de procédures à l’encontre de la France est stable depuis 2008, selon le nouveau rapport d’information de la commission des finances du Sénat. Mais les résultats acquis dans le domaine de l’eau, ainsi que l’émergence de dossiers à risques tels que l’air et le bruit, sont préoccupants.

Le nombre de contentieux reste significatif

« Malgré des progrès dans l’application du droit communautaire de l’environnement, le nombre de contentieux reste significatif« , indique Fabienne Keller (UMP – Bas-Rhin), auteur du rapport au nom de la commission des finances.

Les infractions dans le domaine de l’environnement restent nombreuses : elles représentent 17% des contentieux engagés contre la France. Quatre procédures sont au stade du manquement sur manquement contre six en 2008 : eaux résiduaires urbaines, décharges non autorisées, véhicules hors d’usage et déchets de l’industrie extractive. Onze procédures sont au stade du manquement, contre dix en 2008, dont trois sont pendantes devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Les domaines les plus concernés par les infractions sont l’eau, les déchets et la biodiversité. Lire la suite

OGM :  »fausses promesses et échec technologique »

Par Sophie Fabregat (Actu-Environnement)

Alors que la question de la sécurité alimentaire est au cœur des discussions internationales, un collectif d’associations publie un rapport contre les OGM, reprenant point par point les arguments des partisans des biotechnologies.

 »Depuis plus de vingt ans, les défenseurs des OGM affirment que les biotechnologies peuvent répondre aux grands défis de l’époque, notamment aux crises alimentaires, à la dégradation des ressources naturelles et au réchauffement planétaire. Pourtant, comme de nombreuses études le révèlent, les OGM n’ont tenu aucune de leurs promesses », dénonce un collectif d’associations représenté par l’ONG Navdanya, dans un  »contre-rapport » sur les OGM. Ce rapport a été présenté le 19 octobre, à quelques jours du sommet du G20 à Cannes (3 et 4 novembre prochains) qui devra aborder la question de la sécurité alimentaire mondiale et alors que le Comité de l’Organisation des Nations unies sur la sécurité alimentaire dans le monde (CSA) est réuni à Rome jusqu’au 21 octobre.

 »Alors que les citoyens, dans chaque pays, déclarent clairement, sondages après sondages, qu’ils ne veulent pas de produits OGM, la plupart des dirigeants persistent dans ​​le soutien à cette technologie et travaillent même en hâte à l’adoption de semences et cultures génétiquement modifiées. Pourquoi cet acharnement ? », interroge le rapport avant de donner sa propre vision des choses :  »La collusion entre les gouvernements et les sociétés de biotechnologie se manifeste à travers diverses tactiques : le lobbying, le marketing, le financement des institutions scientifiques, de l’éducation et de recherche… ». Lire la suite

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