Dernière minute : La Fnac va supprimer 310 postes en France

Reuters

PARIS (Reuters) – Le groupe de luxe et de distribution PPR a annoncé vendredi un plan d’économie de 80 millions d’euros à la Fnac, qui se traduira notamment par la suppression de 310 postes en France, un gel des recrutements à l’étranger et « une politique de modération salariale ».

« L’aggravation de la crise économique ces six derniers mois s’est traduite par une forte diminution de la consommation des ménages qui affecte les marchés de la Fnac dans l’ensemble des pays où elle est implantée », a expliqué PPR dans un communiqué.

Le groupe indique que le chiffre d’affaires de l’enseigne a baissé de 3,2% en 2011 et son résultat opérationnel courant de moitié.

PPR justifie son plan d’économie par le fait que « rien ne laisse entrevoir une amélioration de la conjoncture dans les prochains mois ».

PPR souhaite vendre la Fnac, mais la fragilité du marché du disque et du multimédia en général complique ce projet.

 

Julien Ponthus, édité par Jean-Michel Bélot

 

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La Banque Mondiale se lance dans la bataille anti-corruption

Par Dominique Guizien

Cela fait déjà quelques années que la banque Mondiale s’est dotée d’instances internes de prévention de la corruption, Conseil des sanctions et Vice-président en charge de l’Intégrité, mais cela ne semble pas suffire pour endiguer cette vague d’immoralité qui envahit de nouveau le monde des affaires.

Pour aller plus loin, la Banque Mondiale parie sur la communication et la transparence. Tout d’abord en donnant plus de publicité à ses propres décisions en matière de sanctions :

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:23067188~pagePK:64257043~piPK:437376~theSitePK:1074931,00.html?cid=EXT_BulletinFR_W_EXT

La BM espère ainsi bâtir un corpus réglementaire qui servira d’étalon pour toutes les institutions qui comme elle ont décidé de mettre un terme ou au moins d’essayer d’enrayer cette gangrène des économies mondiales, développées ou moins développées.

En second lieu, en pariant sur les nouvelles technologies et le formidable levier qu’elles représentent pour faire bouger rapidement les opinions :

http://blogs.worldbank.org/meetings/fr/la-technologie-aide-combattre-la-corruption?cid=EXT_BulletinFR_W_EXT

Transparence ? Manifestement la BM a compris le message que lui avait envoyé la société civile puisque la principale ONG en matière de lutte anti-corruption ne s’appelle-t-elle pas justement “Transparency International” .

On peut toutefois se demander pourquoi la Banque Mondiale ressent le besoin d’être soudain aussi active dans ce domaine.  En effet quelques livres parus il y a quelques années nous disaient déjà que la corruption, la tricherie et le contournement des règles sont depuis longtemps intégrés dans le schéma de management des grands groupes. Serait-ce que les choses s’aggravent depuis que la crise se mondialise?

Et pendant ce temps-là, en France, les juges s’acharnent à mettre en examen  à tour de bras dans des dossiers de vente d’armes et la France vient de rétrograder à la 25° place mondiale dans le classement de “la perception de la corruption” que publie justement T.I.

Quelques brèves de Dominique Guizien

Voyous ou « business as usual »?

J’ai parlé  ailleurs de l’amende record infligée à quatre lessiviers pour délit d’entente : 361 millions d’euros et encore, il y en a un qui y échappe parce qu’il est le dénonciateur. Vu le montant de l’amende, cela fait le denier de Judas à 10 millions d’euros.

C’est le moment de rappeler qu’en moins de 10 ans, la France a connu une dizaine d’affaires de grande ampleur qui touchent principalement trois secteurs : la téléphonie (3), le BTP (2), les banques (2)… Le total des amendes pour ces dix affaires frisent le milliard et demi.

« Le rachat de ses propres actions est autorisé pour les entreprises non cotées »

Une entreprise qui rachète ses actions les annule dans son capital. Si on pousse le raisonnement jusqu’à l’absurde, le jour où une entreprise aurait racheté toutes ses actions, elle n’aurait plus de capital, ce qui mettrait fin au capitalisme de facto mais poserait un problème métaphysique intéressant : a qui appartiendrait-elle et quelle serait son existence juridique propre puisque le droit des affaires ne reconnaît que la société.

« Le mutuelles vont être assujetties à l’impôt sur les sociétés »

C’est finalement une bonne chose, car rien ne justifiait une telle exception. Il en serait différemment si comme je le souhaite, on taxait différemment les bénéfices réinvestis et les bénéfices distribués. Puisque dans leurs statuts, les mutuelles, comme les coopératives et les associations d’ailleurs, ont interdiction de distribuer leurs bénéfices, elles bénéficieraient de facto d’un régime d’imposition allégé mais ce n’st pas leur statut qui ferait l’exonération partielle mais bien la pratique. Rien n’empêche des entreprises à statut capitaliste classique d’en faire autant.

« Le contrôle comptable des auto-entrepreneurs finalement abandonné. »

Vous savez que je ne suis pas un fervent adepte de ce pseudo-statut  mais il y avait dans les prétentions de Bercy une certaine incohérence et d’abandonner cette forme de contrôle un peu tatillonne est une mesure de sagesse. Reste qu’on ne peut que sourire en lisant le plaidoyer de Monsieur Novelli, l’ultra-libéral papa du statut « Instaurer de tels contrôles, c’est faire la chasse aux pauvres ! »

Adam Smith avait raison «  le pire ennemi du marché, c’est le capitalisme. »

Egalité professionnelle H/F dans le public : et si les chosent changeaient ?

Par Bruno Decottignies (MaViePro)

Le point sur l’égalité professionnelle dans le secteur public qui semble être devenu, depuis le début de l’année, une priorité du gouvernement.

« Il n’y a pas de pente naturelle à l’égalité professionnelle », soulignait en février dernier la député de Seine-Maritime Françoise Guégot, concluant son rapport sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes dans la fonction publique. Avant d’ajouter que « seules des contraintes définies sous la forme d’objectifs chiffrés de promotion offriront l’assurance d’atteindre une véritable égalité professionnelle ».

Inégalités criantes

Un constat difficile à contredire, puisque les agents féminins se heurtent à un véritable plafond de verre lorsqu’il s’agit d’atteindre des postes de direction : en 2009, 21,4% sont occupés par des femmes dans la fonction publique d’Etat, 18% dans la fonction publique territoriale, 40% dans la fonction publique hospitalière, selon le rapport sur l’état de la fonction publique 2010/2011. Lire la suite

Simplification du droit : le télétravail va faire son entrée dans le code du travail

par Stéphane Bonnegent (Intelligence RH)

La proposition de loi relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives a été adoptée par les députés le 18 octobre 2011. L’article 40 bis du texte prévoit d’introduire le télétravail au cœur du code du travail. L’examen du texte va se poursuivre au Sénat dans le cadre d’une procédure accélérée.

Alors que le gouvernement souhaite développer le télétravail, une récente proposition de loi vise à l’encadrer légalement. La proposition de loi adoptée par les députés mi-octobre prévoit en effet la création d’une nouvelle section dédiée au télétravail au chapitre II du titre II du livre II de la première partie du code du travail.

 Ce texte définit notamment le télétravail comme « toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon régulière et volontaire, en utilisant les technologies de l’information, dans le cadre d’un contrat de travail ou d’un avenant à celui-ci ».

 Il précise également que « le refus d’accepter un poste de télétravailleur n’est pas un motif de rupture du contrat de travail ». Lire la suite

Vers la fin de la souveraineté fiscale ?

Par  Sandrine QuiliciPictet & Cie

La compétence des Etats membres de l’Union en matière de fiscalité directe se heurte souvent au droit communautaire, et plus particulièrement au principe de libre circulation des capitaux – Les exemples abondent et il faut s’en inquiéter puisque c’est le juge communautaire qui s’immisce dans les choix économiques des Etats et ne les laisse plus libres de définir leurs priorités.

En France, il y a longtemps que la finalité de l’impôt n’est plus cantonnée au seul financement de la dépense publique. L’impôt est principalement envisagé comme un outil de financement de la politique économique et c’est ce qui explique la multitude de régimes dérogatoires incitatifs en faveur, notamment, du capital-investissement, du logement social ou encore du mécénat.
L’importance du déficit budgétaire pose bien évidemment la question du devenir de ces niches fiscales. Cette interrogation – éminemment politique et en proie aux lobbies -, qui s’enlise et ne débouche sur rien de bien concret en interne, est en train de prendre une dimension particulière au niveau européen.
Respect du droit communautaire.
Certes, la fiscalité directe est censée relever de la compétence souveraine des Etats membres. Pourtant, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE, anciennement CJCE) en a décidé autrement lorsqu’elle a jugé que cette compétence devait toujours s’exercer dans le respect du droit communautaire (CJCE, 28 janv. 1986, C-270/83, Commission c/France ; CJCE, 14 oct. 1999, aff. 439/97, Sandoz), et plus précisément des grandes libertés protégées par le traité, à savoir la libre circulation des personnes (art. 45 et 49 Traité de fonctionnement de l’Union européenne – TFUE) et la libre circulation des capitaux (art. 63 TFUE). Lire la suite

Comptons sur elles !

Par Sophie Herber (MaViePro)

L’association des femmes experts-comptables veut promouvoir des professionnelles capables de siéger dans les CA des entreprises.

Anticipant la loi Zimmermann, votée le 13 janvier dernier et qui prévoit un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration d’ici 2017, le conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables a créé l’association des Femmes diplômées d’expertise comptable administrateurs en novembre 2010. « L’objectif fixé par la loi est ambitieux et il n’est pas forcément aisé de trouver des femmes possédant à la fois une bonne culture économique, une expérience de l’entreprise et du management et surtout motivées pour s’investir dans ce type de responsabilités » précise Agnès Bricard, la présidente de l’association, par ailleurs vice-présidente du conseil supérieur de l’Ordre des experts-Comptables.

Plus de 1000 adhérentes expérimentées Lire la suite

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