Hausse des créations d’entreprises en juin 2012 selon l’INSEE

 +1,8 % pour les créations hors auto-entrepreneurs

+5,5 % en tenant compte du chiffre de créations d’auto-entreprises 

Le régime de l’auto-entrepreneur ayant été mis en place début 2009, les auto-entrepreneurs sont incorporés aux statistiques de créations d’entreprises depuis janvier 2009. Toutefois, le modèle de désaisonnalisation de la série des créations est perturbé par le choc que constitue l’arrivée des auto-entrepreneurs, dont on ignore le profil saisonnier. Depuis le numéro d’octobre 2009, seule la composante « hors auto-entrepreneurs » est désaisonnalisée. On lui ajoute le nombre brut de créations sous le régime de l’auto-entrepreneur. En février 2012, le modèle de désaisonnalisation de la composante « hors auto-entrepreneurs » a été révisé pour l’ensemble des données, depuis janvier 2000.

En juin 2012, le nombre de créations d’entreprises est en hausse par rapport au mois de mai : +1,8 % pour les créations hors auto-entrepreneurs, en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables ; +5,5 % lorsqu’on y adjoint les demandes de création d’auto-entreprises en données brutes.

Lire l’information sur le site de l’INSEE :

http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=41&date=20120713

Un contrat avec les entreprises : créer le cadre d’une nouvelle croissance

par Emile Domski et Marc Dupuis

Les 60 engagements du programme de François Hollande supposent qu’un contrat soit passé entre les entreprises, l’Etat et les régions, afin de créer le cadre d’une nouvelle croissance dans notre pays. Ce contrat vise à débloquer les freins qui pèsent sur le développement d’un tissu industriel compétitif en Europe et dans le monde. Après avoir identifié ces freins nous proposons de donner un contenu à un tel contrat à partir de trois axes prioritaires : le lancement d’entreprises viables et porteuses d’avenir, le développement d’un tissu de PME et ETI exportatrices, la démocratisation des grandes entreprises.

Téléchargez la note.

L’autre finance existe… je l’ai rencontrée !

par Christian Sautter

L’autre finance existe… et je l’ai rencontrée ! Cela n’a rien d’une découverte : des milliers d’entrepreneurs, des dizaines de milliers d’épargnants en font déjà un bon usage. Ses ondées bienfaisantes ne font certes pas l’actualité comme les « tsunami » de la finance spéculative, mais elle grandit discrètement et rapidement.

Et elle innove loin des cieux parisiens. Je me souviens de l’atelier passionnant qui lui était consacré au cours des États généraux de l’Économie Sociale et Solidaire en juin 2011. Les « cahiers d’espérance », magnifique initiative du Labo, avaient mis au jour des pratiques aussi joyeuses que clandestines dans l’univers toujours opaque et souvent inquiétant de la finance traditionnelle. Donnons quelques exemples, que les lecteurs de cette page vont, je l’espère, démultiplier.

L’épargne solidaire s’investit totalement ou partiellement dans des projets solidaires. Les salariés, les familles peuvent consacrer une fraction de leur épargne (il faut bien songer aux temps plus ou moins lointains de la retraite !) à épauler des entreprises d’insertion, des associations , des coopératives ou des entrepreneurs individuels : ces partenaires disposent ainsi de fonds pendant plusieurs années, à un coût faible, pour acheter le véhicule, les outillages, les bâtiments de leur nouvelle entreprise. Les réseaux d’épargne solidaire sont multiples : Cigales, Garrigue, La Nef et évidemment les Fonds communs de placement Insertion-emploi qui permettent à France Active de financer près de 800 entreprises solidaires chaque année.

Les « cahiers d’espérance » ont bien montré l’aspiration aux circuits courts : l’épargne solidaire est collectée localement pour financer des projets locaux connus, de l’autre côté de la route. Pour éviter de prendre trop de risques, des dispositifs régionaux ou nationaux de garantie jouent tranquillement. La finance devient alors un vrai lien social, une relation humaine entre des épargnants de bonne volonté et des entrepreneurs de bonne qualité. Des expériences existent aux quatre coins de notre pays, et aussi dans d’autres pays européens, sans oublier l’admirable Québec. Le Labo a pour passion de les faire connaître, de les diffuser, de les multiplier.

Dans notre monde où les capitaux volent au-dessus de nos têtes à des vitesses prodigieuses, en masses quasiment infinies, il est temps de revenir à une économie à taille et à vitesse humaines. Déjà, une vingtaine de « pôles territoriaux de développement économique », tels que celui de Romans, atteignent une taille critique qui permet à la croissance de s’entretenir elle-même. Ces « pôles » d’économie solidaire crèvent la chape d’indifférence des médias à tout ce qui n’est pas l’économie libérale classique. Ils sont les phalanstères du XXIe siècle.

De même que les syndicats, les coopératives, les mutuelles sont nées au XIXe siècle en contrepoids d’un capitalisme qui abusait de son pouvoir industriel, de même les entreprises sociales ou solidaires qui se multiplient aujourd’hui sont un antidote à un capitalisme financier qui a perdu la tête.

Ces jeunes pousses dissimulées sous les feuilles mortes de la tradition vont, en quelques décennies, devenir vigoureuses et redonner au monde économique les valeurs de justice, de démocratie, de solidarité, d’innovation qui lui font si cruellement défaut. Cette renaissance ne viendra pas d’en haut mais de mille actions minuscules qui jailliront des profondeurs des territoires qui constituent notre pays, notre Europe. Ces jeunes pousses, aidez-les à les faire grandir, à les faire connaître.

L’autre finance existe, vous pouvez l’encourager.

Le Labo de l’économie sociale et solidaire

Le site rajeuni du labo de l’ESS aborde sa quatrième semaine. 

Le Labo de l’économie sociale et solidaire (ESS) est un Think Tank qui s’est donné comme objectif de faire connaître et reconnaître l’économie sociale et solidaire, d’être un lieu d’échanges, de réflexions et d’actions pour une économie respectueuse de l’homme et de l’environnement.

Les crises que nous traversons rendent nécessaire et urgent de sortir d’un modèle dominé par le pouvoir financier pour donner toute sa place aux acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Christian Sautter

Le Labo résulte d’une démarche initiée en Janvier 2009, réflexion collective autour d’une centaine d’acteurs responsables dans les domaines variés de l’ESS, et qui s’est poursuivi à partir d’Octobre 2009 par un travail collaboratif en ligne, sur une plateforme ouverte et participative, afin de mobiliser les acteurs de l’ESS et ainsi instaurer un débat public.

Fruit de ces travaux de réflexion, le livre « Pour une autre économie – 60 propositions pour changer de cap » met l’innovation sociale et une approche territoriale au cœur du processus de régénération de l’économie sociale et solidaire. Il en fait l’un des leviers forts pour changer d’échelle et infléchir l’économie et la société dans son ensemble.

Par la suite, l’organisation des Etats généraux de l’ESS et la réalisation de 400 Cahiers d’espérances en faveur d’une autre économie ont constitué les projets clés du Labo de l’ESS pour 2011.

Retrouvez le site du labo ici.

Revue de presse : L’Allemagne et l’industrie automobile française

Tous ces articles ont été publiés dans La Tribune

 

Ces voitures françaises mal notées par les Allemands

23/01/2012

Par Alain-Gabriel Verdevoye

Extrait :

La dernière enquête de l’organisme de contrôle et de certification TüV note sévèrement les modèles des marques tricolores.

Le bilan est sévère pour les voitures françaises. L’enquête 2012 du très réputé organisme de contrôle et de certification allemand TüV a inspecté 7,78 millions de véhicules. Résultat : sur les 127 modèles âgés de trois ans contrôlés, le TüV place aux tout derniers rangs les… Citroën C5, Renault Espace et Dacia Logan ! Aux côtés des Fiat Panda, Alfa 159, Hyundai Santa Fe… Les Peugeot 407 et Citroën C4 sont aussi mal placées. Lire l’article

 

Renault accusé, mais Volkswagen, Fiat, PSA délocalisent aussi leurs petites voitures

08/02/2012

Par Alain-Gabriel Verdevoye

Extrait :

L’usine Renault de Tanger, inaugurée jeudi, produira des Dacia à bas coûts. Mais Volkswagen fabrique aussi sa « mini » Up en Slovaquie, Fiat sa 500 en Pologne ou son minispace 500L en Serbie. Ls Citroën C1 et Peugeot 107 sont assemblées en République tchèque. Pour des raisons de prix de revient.

Tous les yeux sont braqués sur Carlos Ghosn, double PDG de Renault et Nissan, qui s’apprête à iinaugurer jeudi la nouvelle usine géante de Tanger, au Maroc. De quoi nourrir la polémique sur les délocalisations, le « bas coût » et la désindustrialisation de l’Europe occidentale! Mais Renault n’est pas le seul, loin de  là, à produire ses véhicules d’entrée de gamme dans des pays à bas salaires. . C’est même une tendance générale. Lire l’article

 

L’automobile allemande fait le bonheur des équipementiers… français

08/02/2012

Par Alain-Gabriel Verdevoye

Faurecia réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires européen avec les groupes d’outre-Rhin. Volkswagen est son premier client. Plastic Omnium vient de remporter pour sa part un gros contrat avec Audi.

L’industrie automobile allemande donne des couleurs aux… équipementiers français. L’engouement pour les voitures d’outre-Rhin est une donc une excellente nouvelle.  Faurecia, qui a publié mercredi de bons résultats au titre de 2011 avec un quasi-doublement de son bénéficet net à 371 millions d’euros en 2011, réalise désormais plus de la moitié de son chiffre d’affaires européen avec les constructeurs germaniques. Soit la bagatelle de 3,9 milliards d’euros… En Chine, le groupe Volkswagen génère à lui seul 40% du volumes de ventes de la filiale équipementière de PSA spécialisée dans les sièges, les intérieurs pour véhicules et les échappements. Soit un-demi-milliard d’euros. L’an dernier, Faurecia y a démarré de nouvelles activités pour Audi (groupe Volkswagen) et Mercedes. Et il devrait débuter en 2012 avec BMW. En Amérique du nord… Lire l’article

 

Revue de presse : Le retour inattendu de la démocratie d’entreprise

Article écrit par Philippe Trouvé, professeur au groupe ESC Clermont-Ferrand

paru dans : Le Monde – Idées

Extraits :

(…) C’est la leçon administrée par Michel Hervé et Thibaud Brière – le premier dirigeant du Groupe Hervé (chaudronnerie, énergie, numérique, 2 500 salariés), rompu depuis près de quarante ans à la démocratie participative et adepte de la dissémination des pouvoirs ; le second, ex-HEC, consultant philosophe – dans un ouvrage à paraître le 12 janvier  : Le Pouvoir au-delà du pouvoir, François Bourin éditeur…

(…) En s’appuyant sur l’expérience du premier, les deux auteurs passent à la moulinette les aberrations économiques et sociales qui ont conduit à des formes autoritaires de direction d’entreprise, accentuées au cours des dernières décennies par la sophistication accélérée des techniques de contrôle de gestion : déficit d’innovation, accroissement des coûts de contrôle, prolifération de procédures, compétition interne dévoreuse d’énergie et génératrice de stress, relations hiérarchiques tendues, personnels fuyant dans le désengagement…

(…) A croire que la plupart des entreprises seraient programmées pour échouer face à un environnement économique et socioculturel qui réclame un surplus d’agilité et d’innovation en même temps que liberté et autonomie des salariés.

(…) Face à ces tendances dominantes, la proposition démocratique, qui est plus une démarche en vue de l’innovation qu’une finalité, consiste à transformer les rapports de pouvoir dans l’entreprise en poussant le plus loin possible les mécanismes de codécision. Si elle n’abolit pas toute hiérarchie, elle cherche à la débarrasser de ses tendances à instituer le pouvoir d’un seul ou d’une minorité sur le collectif…

Lire l’article.

Travail : l’épanouissement personnel source de compétivité

L’un des enjeux, et non les moindre, de la présente élection présidentielle est le travail. Alors que la France bat les records du chômage et que le gouvernement souhaite en finir avec les 35 heures, un sondage commandé par Radio France auprès de 5000 auditeurs(1) apporte des éclairages intéressants sur le vécu des salariés par rapport au travail.
Tout d’abord il bat une antienne sur le manque d’allant des Français, puisque 65% d’entre eux se disent contents d’aller au travail le matin. Mais la grande question est celle de la possibilité de s’épanouir dans son métier pour « être utile, continuer à apprendre, donner l’impression de réussir quelque chose »
Trois grandes difficultés sont citées selon Dominique Méda, professeure de sociologie à Dauphine, le manque de perspective, le manque d’effectifs, l’obsession de la rentabilité. Cette triple pression crée une sensation de stress particulièrement sensible dans notre pays. Cette obsession de la rentabilité, de culture du chiffre, particulièrement mis en exergue dans des secteurs aussi divers que la police dans le service public ou France Télécom peut conduire dans des cas fort heureusement exceptionnels à de véritables tragédies.
Ce constat va de pair avec la nécessité d’améliorer le climat social dans les entreprises, l’idée de tenir compte de ce paramètre dans la rémunération du management tel que la nouvelle direction de France Télécom l’a mis en œuvre va dans le bon sens sous bénéfice d’inventaire.
Il faut donc repenser le travail en liant épanouissement et production de qualité et de sens positionnement beaucoup plus sûr à long terme pour les entreprises de notre pays qui réclame à coup sûr une démocratisation donnant du sens au travail en rendant chacun acteur de son propre destin.

(1) Voir l’excellent dossier du Monde daté du 24 janvier 2012, ainsi que les nombreux travaux de Dominique Méda sur la question.

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