Présentation des 22 commissaires au redressement productif

Le ministre du redressement productif a convié au ministère les 22 commissaires au redressement productif qu’il a nommés dans chaque région de France métropolitaine.

À lire ici :

http://www.redressement-productif.gouv.fr/presentation-des-22-commissaires-au-redressement-productif#xtor=RSS-11

Le ministre, Arnaud Montebourg, entouré des 22 commissaires au redressement productif

Revue de presse : Jean-Marc Ayrault : «La logique d’austérité mène dans le mur»

Les Échos

Propos recueillis par Stépahe Dupont

Lire l’article dans sa totalité.

Extraits :

«L’élection française peut rééquilibrer les choses en Europe», estime le conseiller spécial de François Hollande, député-maire PS de Nantes, dans une interview aux «Echos».

Pour la France, faire des efforts ne consisterait-il pas à adopter la règle d’or ?

Non. Ce n’est pas la règle d’or qui réglera les problèmes. Regardez l’Espagne : sa règle d’or ne lui a été d’aucun secours pour échapper à la récession.

L’engagement de François Hollande est extrêmement clair : la France reviendra à l’équilibre des comptes publics en 2017. L’objectif sera tenu. Pour cela, il y aura des économies sur les dépenses et des recettes nouvelles, mais il faut aussi de la croissance. Des mesures immédiates seront prises pour relancer l’activité.

(…)

Revue de presse 10/04/2012

Pour Bernanke, l’économie américaine est « loin de s’être complètement remise »

Les Échos – AFP

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Le président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke, estime qu’il faut « prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter une réédition des événements de ces dernières années ».

Extrait :

L’économie américaine est « loin de s’être complètement remise » de la crise financière, a affirmé lors d’un discours lundi le président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke. « Quelque trois ans et demi ont passé depuis les jours les plus sombres de la crise financière, mais notre économie est toujours loin de s’être complètement remise de ses effets », a affirmé M. Bernanke dans un discours dont le texte a été transmis à la presse. (…)

Les 22 avril et 6 mai, le Net sera sous surveillance

Les Échos

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Extrait :

Alors que publier une information sur Internet n’a jamais été aussi facile, la loi interdit de diffuser une estimation de résultat électoral avant le dimanche soir 20h. Une Commission du Conseil d’Etat y veillera, avec amendes à la clé.

Dimanche 22 avril et 6 mai, Twitter sera sous surveillance. Tout comme la blogosphère française, Facebook et d’une façon générale tous les médias en ligne, le site de micro-blogging sera sous l’oeil attentif d’une dizaine de personnes de la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle. Leur objectif faire respecter la loi. (…)

Présidentielle J-14 : l’équilibre les comptes, l’urgence

Le Cercle – Les Échos

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Extrait :

Sans une profonde simplification du système administratif, politique et social, l’énormité de la dette ne permettra plus de financer les réformes et de maintenir notre système de soins. La décentralisation (1980/1982) a multiplié les personnels territoriaux empêchant malgré le non-remplacement de certains fonctionnaires de diminuer leur masse salariale. Nos Hôpitaux sont également déficitaires. (…)

Être chef ? Merci bien ! Vous n’avez rien d’autre à me proposer ?

Le Cercle – Les Échos

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Extrait :

Les dents longues, l’ambition démesurée, la promotion à tout prix ? Cela n’a plus l’air aussi valorisant qu’avant pour la nouvelle génération appelée génération Y.

Et si on était en train de changer de cap ? Depuis quelque temps, nous allons dire une petite année, les états d’esprit sont en train de changer. Et si tous ces efforts pour atteindre le statut idéalisé de chef avaient fini par lasser cette génération que la presse et les médias ont nommé la génération Y, celle des 20-35 ans, adolescents ou jeunes trentenaires.

Quelques réflexions sur la Balance commerciale 2011

Les chiffres du commerce extérieur pour 2011 affichent un déficit record qui dénote plus des choix ou des non-choix économiques et industriels que les effets de la crise financière.

On peut constater  que :

–          La désindustrialisation se traduit ici encore, quand sur un déficit de plus de 69 milliards, plus de 42 (plus de 60%) proviennent du solde des industries manufacturières (en 2004, les chiffres étaient respectivement de 6 milliards de déficit global et de plus de 3 milliards d’excédent !)

–          Le renchérissement de la facture énergétique (dû aux cours du pétrole) pose une interrogation sur le retrait prématuré de la filière nucléaire (les manœuvres de rétorsion vis-à-vis de l’Iran ne militeront pas en faveur d’une accalmie des cours du pétrole).

–          Les économies d’énergie sont surement un vecteur plus opérationnel, mais qui a entendu parler d’une politique cohérente à ce sujet depuis Raymond Barre ?

–          Les ventes d’Airbus, c’est bien, mais cela entraîne des importations importantes vis-à-vis de l’Allemagne, de même que le soutien aux investissements favorise leur secteur de la machine-outil ou encore que la prime à la casse se fait au bénéfice des moyennes gammes allemandes et espagnoles bénéficiant d’une politique commerciale plus agressive

–          Nos secteurs champions restent l’agriculture, les industries agro-alimentaires et le luxe, malgré un bon score de la chimie, notre industrie pharmaceutique baisse ses performances : il y a là nécessité de développement et de soutien des filières alimentation-santé-bien-être qui bénéficieraient autant au marché intérieur qu’à l’exportation.

Télécharger le fichier PDF « Balance commercilale 2011″ ici.

 

 

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L’autre finance existe… je l’ai rencontrée !

par Christian Sautter

L’autre finance existe… et je l’ai rencontrée ! Cela n’a rien d’une découverte : des milliers d’entrepreneurs, des dizaines de milliers d’épargnants en font déjà un bon usage. Ses ondées bienfaisantes ne font certes pas l’actualité comme les « tsunami » de la finance spéculative, mais elle grandit discrètement et rapidement.

Et elle innove loin des cieux parisiens. Je me souviens de l’atelier passionnant qui lui était consacré au cours des États généraux de l’Économie Sociale et Solidaire en juin 2011. Les « cahiers d’espérance », magnifique initiative du Labo, avaient mis au jour des pratiques aussi joyeuses que clandestines dans l’univers toujours opaque et souvent inquiétant de la finance traditionnelle. Donnons quelques exemples, que les lecteurs de cette page vont, je l’espère, démultiplier.

L’épargne solidaire s’investit totalement ou partiellement dans des projets solidaires. Les salariés, les familles peuvent consacrer une fraction de leur épargne (il faut bien songer aux temps plus ou moins lointains de la retraite !) à épauler des entreprises d’insertion, des associations , des coopératives ou des entrepreneurs individuels : ces partenaires disposent ainsi de fonds pendant plusieurs années, à un coût faible, pour acheter le véhicule, les outillages, les bâtiments de leur nouvelle entreprise. Les réseaux d’épargne solidaire sont multiples : Cigales, Garrigue, La Nef et évidemment les Fonds communs de placement Insertion-emploi qui permettent à France Active de financer près de 800 entreprises solidaires chaque année.

Les « cahiers d’espérance » ont bien montré l’aspiration aux circuits courts : l’épargne solidaire est collectée localement pour financer des projets locaux connus, de l’autre côté de la route. Pour éviter de prendre trop de risques, des dispositifs régionaux ou nationaux de garantie jouent tranquillement. La finance devient alors un vrai lien social, une relation humaine entre des épargnants de bonne volonté et des entrepreneurs de bonne qualité. Des expériences existent aux quatre coins de notre pays, et aussi dans d’autres pays européens, sans oublier l’admirable Québec. Le Labo a pour passion de les faire connaître, de les diffuser, de les multiplier.

Dans notre monde où les capitaux volent au-dessus de nos têtes à des vitesses prodigieuses, en masses quasiment infinies, il est temps de revenir à une économie à taille et à vitesse humaines. Déjà, une vingtaine de « pôles territoriaux de développement économique », tels que celui de Romans, atteignent une taille critique qui permet à la croissance de s’entretenir elle-même. Ces « pôles » d’économie solidaire crèvent la chape d’indifférence des médias à tout ce qui n’est pas l’économie libérale classique. Ils sont les phalanstères du XXIe siècle.

De même que les syndicats, les coopératives, les mutuelles sont nées au XIXe siècle en contrepoids d’un capitalisme qui abusait de son pouvoir industriel, de même les entreprises sociales ou solidaires qui se multiplient aujourd’hui sont un antidote à un capitalisme financier qui a perdu la tête.

Ces jeunes pousses dissimulées sous les feuilles mortes de la tradition vont, en quelques décennies, devenir vigoureuses et redonner au monde économique les valeurs de justice, de démocratie, de solidarité, d’innovation qui lui font si cruellement défaut. Cette renaissance ne viendra pas d’en haut mais de mille actions minuscules qui jailliront des profondeurs des territoires qui constituent notre pays, notre Europe. Ces jeunes pousses, aidez-les à les faire grandir, à les faire connaître.

L’autre finance existe, vous pouvez l’encourager.

Le Labo de l’économie sociale et solidaire

Le site rajeuni du labo de l’ESS aborde sa quatrième semaine. 

Le Labo de l’économie sociale et solidaire (ESS) est un Think Tank qui s’est donné comme objectif de faire connaître et reconnaître l’économie sociale et solidaire, d’être un lieu d’échanges, de réflexions et d’actions pour une économie respectueuse de l’homme et de l’environnement.

Les crises que nous traversons rendent nécessaire et urgent de sortir d’un modèle dominé par le pouvoir financier pour donner toute sa place aux acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Christian Sautter

Le Labo résulte d’une démarche initiée en Janvier 2009, réflexion collective autour d’une centaine d’acteurs responsables dans les domaines variés de l’ESS, et qui s’est poursuivi à partir d’Octobre 2009 par un travail collaboratif en ligne, sur une plateforme ouverte et participative, afin de mobiliser les acteurs de l’ESS et ainsi instaurer un débat public.

Fruit de ces travaux de réflexion, le livre « Pour une autre économie – 60 propositions pour changer de cap » met l’innovation sociale et une approche territoriale au cœur du processus de régénération de l’économie sociale et solidaire. Il en fait l’un des leviers forts pour changer d’échelle et infléchir l’économie et la société dans son ensemble.

Par la suite, l’organisation des Etats généraux de l’ESS et la réalisation de 400 Cahiers d’espérances en faveur d’une autre économie ont constitué les projets clés du Labo de l’ESS pour 2011.

Retrouvez le site du labo ici.

Occupy Wall Street : deux instantanés depuis la place Zuccotti, en ce début 2012

par Harold Hyman

publié dans son blog

Place Zuccotti, Wall Street, New York, Photo Harold Hyman

De passage à New York, je me suis trouvé place Zuccotti, là où avaient campé les Occupants de Wall Street à l’automne. En ce Réveillon, je partais vers l’aéroport JFK, afin de regagner Paris. J’ai eu le temps de confier mes bagages à un ami qui m’accompagnait, et de brandir ma carte de presse afin d’accéder au centre de la place Zuccotti, rebaptisée « Liberty Place » par les Occupants, ce qui est en fait l’ancien nom de cette place grande comme un petit square parisien. Nom logique, car situé le long de Liberty Street, nom authentique !

Voyez les Occupants sur mes photos : ils scandaient d’une manière fascinante. Une personne commençait à très haute voix, et les autres répétaient en choeur. Cela faisait comme les répons et les réclames liturgiques catholiques (ou encore les répliques africaines). Des phrases simples et des slogans simples : « Unfuck America » est celui qui m’a le plus impressionné. Les allures des Occupants étaient baba cool, ou grunge, ou totalement ordinaire sans signe distinctif.

La police, qui avait entouré la place Zuccotti de grillages mobiles de police (même modèle qu’en France pour canaliser une foule ou éloigner les passants d’un lieu exposé telle une ambassade) par peloton de 3 ou 4 éparpillés nonchalemment autour, avaient comme pendants des vigiles de sécurité privée habillés en fanions jaunes à l’intérieur de cette place, au nombre de 6 ou 7.

Place Zuccotti, Wall Street, New York, Photo Harold Hyman

Car la Place Zuccotti est privée, donc la police reste dehors avant la décision de rétablir l’ordre. Tout ceci dans cette place-mouchoir de poche. Pendant les journées, les vigiles laissaient passer les gens ordinaires, et même quelques agitateurs avec leurs pancartes.

Pour le Réveillon, les Occupants vinrent par grappes, recommencèrent leur « Occupation », et la police finit par interdire l’accès à la place, laissant sortir mais pas entrer, sauf si on avait une carte de presse.

Je dus partir prendre mon avion, alors la conclusion de cette affaire : l’expulsion vers 1h30 le 1er janvier.

Pour des détails, lire le blog du New York Times.

Retrouvez le blog de Harold Hyman ici.

Harold Hyman est journaliste à BFM TV.

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