Revue de web du 30/01/2012

Investir, un geste utile et généreux ?

sur DominiqueGuizien’s blog
(…) La meilleure manière de faire n’est-elle pas encore d’investir directement dans des projets locaux. Vous faites ainsi d’une pierre de coup : d’une part en aidant des entrepreneurs locaux à démarrer ou à progresser, c’est l’économie et l’emploi local, que vous aidez d’autre part, en investissant dans des projets dont vous pouvez suivre l’évolution, vous pouvez vérifier que l’argent est bien utilisé.

Oui, mais comment faire? Voilà une première piste. Beaucoup de ceux qui pensaient que le système bancaire ne répondait plus aux besoins de l’économie réelle, notamment en ce qui concerne les financements de projet se sont regroupés dans un réseau qui distribue un label FINANSOL , comme FINANces SOLidaires …  Lire l’article.

Presse : « Il faut se désintoxiquer des agences de notation »

Perte du triple A de la France par Standard & Poor’s

Pour réagir à l’actualité, un article paru dans l’Expansion au lendemain de la perte du triple A des États-Unis :

« Il faut se désintoxiquer des agences de notation »

L’Expansion

Interview de  Gunther Capelle-Blancard, directeur-adjoint du CEPII par  Emilie Lévêque. – Publiée le 09/08/2011.

Les Etats sont responsables du rôle prépondérant, donc déstabilisateur, des agences de notation dans la finance mondiale, explique Gunther Capelle-Blancard, directeur-adjoint du CEPII. Selon lui, s’il n’est pas possible de s’en passer, il est nécessaire de réduire notre dépendance vis-à-vis d’elles.

Extraits :

La perte du triple A américain a quand même créé un regain de tension, faisant craindre un nouveau krach boursier…

Oui, c’est justement ce que l’on reproche aux agences de notations: d’être pro-cycliques, d’ajouter aux difficultés, de semer la panique plutôt que d’alerter en amont sur les difficultés d’un pays. Depuis 15 ans, les agences n’ont vu venir aucune crise: elles n’ont pas vu venir la faillite des Etats sud-américains dans les années 80, ni la crise des subprimes en 2008; elles n’ont pas non plus alerté avant 2009 sur l’état des finances publiques grecques. Elles ne sont donc pas crédibles.

Si leurs décisions sont si peu crédibles, pourquoi ont-elles tant d’influence sur la finance mondiale?

Ce sont les régulateurs et les législateurs qui ont donné du pouvoir aux agences. Lorsque que les trois grandes agences ont été créées, au début du siècle dernier [Moody’s en 1909, Fitch en 1913 et Standard & Poor’s en 1941, ndlr], c’étaient de simple agences d’informations financières. Puis elles ont commencé à attribuer des notes. Avec succès. Mais c’est dans les années 1970 que leur rôle s’est affirmé, quand la réglementation financière s’est emparée d’elles, en faisant des notes distribuées par les agences des références. Par exemple, la législation américaine exige que certains investisseurs institutionnels, comme les sociétés d’assurance, n’achètent que des titres bien notés par des agences de notation agréées, dont font bien sûr partie S&P, Fitch et Moody’s. L’apogée de ce statut d’oracle, c’est Bâle II. Depuis 2004, la réglementation bancaire internationale contraint les banques à détenir un ratio de fonds propres proportionnel au nombre de titres qu’elles détiennent considérés comme risqués par les agences de notation. Ces règles prudentielles ont de facto confié aux agences de notation un statut d’évaluateur tout puissant… Lire la suite…

Rappel : S&P a décidé de retirer le triple A de la France, mais Moody’s avait annoncé, de son côté, il y a une semaine, qu’elle ne comptait pas rétrograder sa note.

Lien du CEPII ici.

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Revue de presse du 13/01/2012

Air France : douche froide pour les salariés

NouvelObs.com

Trois cents millions d’euros de pertes : 2011 a vu Air France replonger dans le rouge. Confrontée à un déséquilibre « persistant » entre l’offre et la demande de transport, la compagnie française a présenté jeudi 12 janvier un plan de transformation à trois ans, dont « le Nouvel Observateur » a eu connaissance. Un programme portant jusqu’en 2014. Les mesures d’économies annoncées représentent un montant de plus d’un milliard d’euros, avec des « mesures d’application immédiate ». Lire la suite

 

 

Air France décrète le gel des augmentations et des embauches – Un plan d’économie à 1 milliard d’euros

Libération

Air France-KLM, qui a annoncé jeudi un plan d’économies de plus d’un milliard sur trois ans, a décidé qu’il n’aurait aucune augmentation générale de salaires en 2012 et 2013 chez Air France et que le gel des embauches décidé en septembre serait poursuivi, indique un communiqué du groupe. Le groupe précise qu’il y aura «un gel des augmentations générales des salaires chez Air France et une modération salariale chez KLM», et que «le gel des embauches décidé en septembre dernier sera poursuivi»… Lire la suite

Sept candidats à la reprise de La Tribune, dont la CGT via une Scop

Stratégies

Deux nouveaux candidats se sont déclarés vendredi 6 janvier pour la reprise de La Tribune, portant à sept le nombre d’offres déposées auprès de l’administrateur judiciaire. Parmi les nouveaux repreneurs potentiels, le syndicat Info Com CGT, qui propose de constituer une Société coopérative et participative (Scop). Lire la suite

Casino fait obstacle à la concurrence à Paris

L’Expansion.com 

Pour contrer la position dominante du groupe Casino (Franprix et Monoprix) à Paris, l’Autorité de la concurrence recommande de faciliter l’implantation des commerces de plus de 1.000 mètres carrés…. Lire la suite

Naufrage de SeaFrance : à qui la faute ?

L’Expansion

Par Caroline Michel, journaliste au Nouvel Obs

CFDT locale, personnel de la compagnie, direction de la SNCF ou de la CFDT nationale… qui faut-il blâmer ? Lire l’article

Le patron de la banque Lloyds ne touchera pas son bonus

La Tribune

António Horta-Osório, directeur général de la banque britannique Lloyds Banking group (LBG), a annoncé avoir renoncé à son bonus cette année invoquant son congé de maladie et le contexte économique difficile. Lire la suite…

Revue de web: la TVA sociale

TVA sociale: le retour de la vengeance

Slate.fr

Après avoir été recalée en 2007, la TVA sociale revient en force. Elle serait accompagnée d’une baisse des cotisations sociales pour soutenir les entreprises. Seul problème… le pouvoir d’achat va souffrir.

Extrait :

… « Certes, le gouvernement a toujours affirmé qu’il n’était pas question d’augmenter la TVA. Mais un artifice de communication reste toujours possible. Ainsi, Matignon prend bien soin de préciser, sur son site, qu’une TVA «sociale» doit être perçue comme une compensation: «au lieu d’être financée par des cotisations pesant sur les salaires, une partie des prestations sociales serait financée par de la TVA, prélevée sur la consommation». » Lire la suite…

Revue de presse : les scop

La Scop, modèle à suivre ?

L’Expansion

L’avenir de Sea France reste incertain. Le tribunal de commerce de Paris devrait se prononcer le 9 janvier sur le projet de transformer l’entreprise de transport maritime en Scop. Pour comprendre l’intérêt de ce modèle d’entreprise, voici l’éclairage de François Berger, à la tête d’une entreprise de ce type…

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Avec SeaFrance, les Scop prennent du galon

 La Tribune

La création d’une Scop, seul projet de reprise de SeaFrance sur la table, sera examinée le 9 janvier. Retour sur ces entreprises atypiques bien installées dans le paysage économique français.

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Le modèle des scop est-il viable ?

BFM radio

L’avenir de SeaFrance se joue mardi. Le tribunal de commerce de Paris doit se prononcer sur la seule offre de reprise de la société de ferries transmanche : celle des salariés réunis en Sociétés coopératives et participatives (Scop). Une initiative qui a le soutien du gouvernement. A l’issue d’une réunion à l’Elysée lundi matin, il assure qu’il aidera financièrement les salariés à monter la coopérative. Il y a près de 2 000 scop en France. Etat des lieux…

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La règle est d’or mais l’étalon n’est pas le même d’un pays à l’autre

Par Dominique Guizien

Depuis plus d’un an, les rigoristes budgétaires n’ont plus que cette expression à la bouche « la règle d’or ». Voilà une merveilleuse invention sémantique. En parlant de la règle, on pense aussitôt au mètre étalon, déposé au Pavillon de Breteuil, c’est-à-dire quelque chose d’intangible, d’immuable et qu’on ne peut trangresser. Et qui plus est, cette régle est en or, ce métal à la fois précieux et magique, tellement magique même qu’il fut lui aussi l’étalon du système monétaire. On joue donc sur toutes les ressources de l’imaginaire collectif auquel j’aurai pu rajouter cette image  « règle »= « baguette » qui ne peut être que magique.

On est donc complètement sorti de la rationalité pour rentrer dans le discours fantasmatique. Qu’en est-il ailleurs ? Regardons chez les fondateurs de ce principe d’orthodoxie budgétaires, les Suisses et les Allemands !

Ils ne parlent pas de règle d’or mais ils utilisent la même expression pour en parler « Schuldenbremse » , c’est-à-dire « frein de la dette ». C’est moins poétique mais c’est plus parlant, car enfin ce système que nos dirigeants rigoristes nationaux et européens veulent nous imposer, ce n’est ni plus ni moins qu’un mécanisme pluri-annuel de réduction des déficits publics .

Dès lors, on se demande pourquoi il est nécessaire d’en faire tout un débat national. Ce débat a déjà eu lieu mais dans un autre cadre. Lors du référendum sur le Traité de Maastricht, pas le référendum de 2005, le premier, celui qui donna une réponse positive de justesse, ceux qui ont eu le courage de lire les deux cents et quelques pages du traité ont vu qu’il était inscrit dans le marbre que les déficits publics des états ne devaient pas dépasser un seuil annuel fixé en pourcentage du PIB et que l’endettement public ne devait pas lui non plus dépasser un autre pourcentage du PIB. C’est ce qui a été popularisé par l’expression « critères de Maastricht ».

Partie intégrante du Traité, ces mesures ont une valeur juridique supérieure à la Constitution Nationale, dès lors qu’elles ne sont pas contraires aux principes énoncés dans ladite Constitution.

Il n’est donc pas nécessaire de vouloir introduire dans la Constitution des mesures plus contraignantes surtout si nos partenaires n’en font pas autant simultanément.

Or les Allemands ont bien voté un frein à l’endettement mais il ne s’appliquera qu’à partir de 2016, les Espagnols ont voté ce qu’ils appelé une règle d’or mais pour eux c’était vital car ils avaient besoin de rassurer ABSOLUMENT les financiers, les Portugais qui sont dans le même situation en ont fait autant, les Italiens qui n’en sont pas loin ont promis de le faire, les Irlandais qui pourtant ne sont pas dans une situation meilleure que les Ibériques n’ont rien fait , les Autrichiens ont refusé de voter une telle mesure.La Pologne a inscrit l’équilibre budgétaire dans sa Constitution mais c’était juste après la décommunisation  et elle pensait bien faire en donnant des gages aux économistes ultra-libéraux de l’école de Chicago qui peuplaient (qui peuplent encore ?) le FMI et la Banque Mondiale.

Pour en revenir à la France, on aurait pu commencer par respecter les propres règles que nous avions édictées. Dans la foulée de la mise en place de la loi organique relative aux lois de finances (la fameuse LOLF), le ministère des Finances a réussi à imposé les “triennaux”, c’est à dire des lois triennales de programmation des lois de finances. On en est au deuxième cycle triennal et le moins qu’on puisse dire est que le gouvernement actuel ne s’est jamais vraiment senti contraint par  ces « trajectoires budgétaires »Pour en rester à la France, on aurait pu commencer par éviter de creuser artificiellement  les déficits en multipliant les cadeaux fiscaux. Il eut été courageux de reconnaître que certains étaient de réelles erreurs stratégiques et il se serait grandi de les remettre en cause. Certes, cela ne représente qu’un partie du déficit structurel mais 12 à 14 milliards par an, cela fait pour reprendre l’arithmétique un peu particulière du chef du gouvernement, 480 à 560 milliards sur 40 ans.

Revenons déjà à l’application des règles du Traité Européen, gardons la possibilité d’avoir une action budgétaire contracyclique et améliorons le traité européen lui-même en fixant une règle d’équilibre sur un cycle économique et en affinant peut-être les critères , la référence au PIB n’étant peut-être par ce qu’il y a de plus judicieux.

Pour illustrer cette dernière remarque, je voudrais juste souligner un point : en 2012, le déficit public représentera  3.7% du PIB, ce qui paraît somme toute redevenu raisonnable mais ces 77 milliards représenteront quand même plus de 1/5° des dépenses, ce qui est pour le coup totalement déraisonnable d’autant plus qu’il ne s’agit pas de financer des dépenses d’investissement

La Banque Mondiale se lance dans la bataille anti-corruption

Par Dominique Guizien

Cela fait déjà quelques années que la banque Mondiale s’est dotée d’instances internes de prévention de la corruption, Conseil des sanctions et Vice-président en charge de l’Intégrité, mais cela ne semble pas suffire pour endiguer cette vague d’immoralité qui envahit de nouveau le monde des affaires.

Pour aller plus loin, la Banque Mondiale parie sur la communication et la transparence. Tout d’abord en donnant plus de publicité à ses propres décisions en matière de sanctions :

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:23067188~pagePK:64257043~piPK:437376~theSitePK:1074931,00.html?cid=EXT_BulletinFR_W_EXT

La BM espère ainsi bâtir un corpus réglementaire qui servira d’étalon pour toutes les institutions qui comme elle ont décidé de mettre un terme ou au moins d’essayer d’enrayer cette gangrène des économies mondiales, développées ou moins développées.

En second lieu, en pariant sur les nouvelles technologies et le formidable levier qu’elles représentent pour faire bouger rapidement les opinions :

http://blogs.worldbank.org/meetings/fr/la-technologie-aide-combattre-la-corruption?cid=EXT_BulletinFR_W_EXT

Transparence ? Manifestement la BM a compris le message que lui avait envoyé la société civile puisque la principale ONG en matière de lutte anti-corruption ne s’appelle-t-elle pas justement “Transparency International” .

On peut toutefois se demander pourquoi la Banque Mondiale ressent le besoin d’être soudain aussi active dans ce domaine.  En effet quelques livres parus il y a quelques années nous disaient déjà que la corruption, la tricherie et le contournement des règles sont depuis longtemps intégrés dans le schéma de management des grands groupes. Serait-ce que les choses s’aggravent depuis que la crise se mondialise?

Et pendant ce temps-là, en France, les juges s’acharnent à mettre en examen  à tour de bras dans des dossiers de vente d’armes et la France vient de rétrograder à la 25° place mondiale dans le classement de “la perception de la corruption” que publie justement T.I.

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