Le parti des producteurs et des entrepreneurs, c’est nous !

Une contribution rédigé pour le prochain congres du PS, à laquelle nous ne pouvons que souscrire !

Vous pouvez télécharger le texte en PDF ici

Extraits :

(…)

Au-delà de la régulation des relations entre PME et grands groupes, nous avons également réfléchi aux moyens d’une véritable coopération, comme le portage et les quotas visant à augmenter la sous-traitance des grands groupes aux PME. Dans cette perspective, la Banque publique d’investissement peut jouer un rôle majeur. A travers sa politique de filières, elle pourra initier des réseaux de compétences entre grands donneurs d’ordres d’envergure mondiale, PME et jeunes pousses, mais aussi sous le pilotage des régions, de leurs synergies avec les pôles de compétitivité, les centres de formation et les établissements d’enseignement supérieur. Décisif aussi, le rôle du médiateur des relations inter-entreprises industrielles et de la sous-traitance à pérenniser et dont les pouvoirs doivent être renforcés.

(…)

En France, seuls 30% des marchés publics sont attribués à des PME. C’est pourquoi nous avons proposé que leur accès à la commande publique soit favorisé et facilité, y compris à l’échelon européen. Nous avons proposé que soit mis en place, au niveau de l’UE, des quotas ou des référencements particuliers, comme il en existe aux Etats-Unis et au Japon.

Vous pouvez signer la contribution ici.

L’entrepreneur, un enjeu idéologique, par Dominique Guizien

Dans le cadre de ses tribunes libres, Le Monde a donné la parole a quelqu’un qui se présente comme un entrepreneur et dit résider à Tianjin , en Chine donc. Le moins qu’on puisse dire est qu’il a une vision de ses rapports à l’Etat très contrastée. Manifestement dans sa vision du monde, il y avait en haut de l’échelle, le chevalier blanc des temps modernes, l’entrepreneur et face à lui le dragon étatique d’autant plus malfaisant qu’il est devenu socialiste. Mais en la matière, il n’est pas sectaire puisqu’il associe dans sa vindicte les mesures prises par les gouvernements de gauche comme par les gouvernements de droite

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/25/l-entrepreneur-bouc-emissaire-du-patriotisme-gouvernemental_1737602_3232.html

L’entrepreneur, bouc émissaire du patriotisme gouvernemental

Manifestement cet « entrepreneur » vit une expérience entrepreneuriale difficile car je connais autour de moi des entrepreneurs heureux d’entreprendre, d’avoir entrepris et même d’avoir cédé leur entreprise. Leurs reproches portent d’ailleurs le plus souvent sur la manie qu’a l’Etat d’essayer de récupérer le maximum de ce qu’ils ont accumulé, droite et gauche confondus, mais plus à gauche qu’à droite convenant en.

Le reproche majeur que je ferais au propos de ce Monsieur de la Chevalerie (un nom pareil, pour un « capitaine d’industrie », ça ne s’invente pas !), c’est d’affirmer sans nuance que l’objectif unique de l’entrepreneur c’est de « gagner de l’argent ». Et si l’objectif premier des entrepreneurs, des vrais, n’était pas d’abord de créer ?

L’article est évidemment polémique et demandait une réponse.

Il semblerait qu’une première réponse vienne du principal accusé, le PS. E effet dans le cadre de la préparation du congrès de ce parti, la contribution suivante a été publiée qui semble être une réponse au brulot publié par Le Monde

http://www.parti-socialiste.fr/congres/contribution/thematique/le-parti-des-producteurs-et-des-entrepreneurs-cest-nous

Le parti des producteurs et des entrepreneurs, c’est nous !

Cela dit le contenu de ce texte est très technocratique. On ne sent pas dans la rédaction de ce document que ses auteurs ont réellement connu les affres de la création et du développement des entreprises. En quelque sorte, il aurait été bon que ces socialistes qui tentent de démonter l’image « entrepricide » que veulent lui coller les « patrons libéraux » expriment le même raz-le-bol face à la complexité de l’environnement des entreprises pour pouvoir concentrer l’essentiel de leur proposition sur ce qui fait leur différence idéologique avec ces dits patrons : l’entreprise n’est pas faite pour assurer l’enrichissement d’un homme ou d’un petit groupe d’hommes, l’entreprise et faite pour créer et distribuer des richesses. La différence majeure est là.

C’est pourquoi d’ailleurs, il y a toujours dans le cadre de la préparation de ce congrès, une dizaine de contribution qui nous parle de l’économie sociale et solidaire car les entreprises de ce secteur ont depuis longtemps intégré cette conception de l’entrepreneuriat.

Si cette vision est partagée par la majorité du PS, voilà un point au moins où je pourrais être d’accord avec eux

Blog de Dominque Guizien

Présentation des 22 commissaires au redressement productif

Le ministre du redressement productif a convié au ministère les 22 commissaires au redressement productif qu’il a nommés dans chaque région de France métropolitaine.

À lire ici :

http://www.redressement-productif.gouv.fr/presentation-des-22-commissaires-au-redressement-productif#xtor=RSS-11

Le ministre, Arnaud Montebourg, entouré des 22 commissaires au redressement productif

Revue de web : Paul Krugman analyse les résultats…

Blog Big Browser

« Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps »

Paul Krugman, prix Nobel de l’économie

Le prix Nobel de l’économie Paul Krugman analyse dans un éditorial du New York Times les résultats de ce dimanche électoral en Europe : « Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps. » L’économiste américain voit en effet dans les votes grecs et français le signe clair que « la stratégie qui consiste à opter pour l’austérité prend fin, et ceci est une bonne chose. »

Lire l’article ici.

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Militants socialistes…

En attendant le 2ème tour, les jeunes et moins jeunes militants socialistes s’activent. Ici une photo prise dans l’une des « Riposte Party » à Solférino qui réunit les militants sur la toile (blogueurs, twitteurs, etc) :

 

Romain Pigenel, resp. Pôle Influence / webcampagne à Solférino. Crédit photo © Razak

Revue du web : 10 avril 2012

Changer d’économie, c’est possible !

Blog Joel Jegouzo

Lire l’article

Extrait :

« Les économistes atterrés publient leurs propositions pour 2012. Atterrés mais pas résignés, ils explorent les alternatives possibles et en font la magistrale démonstration contre les experts aveugles de l’économie néo-libérale, imbus de leurs erreurs, et qui n’ont cessé de nous conduire dans le mur.

Sur les deux points cruciaux de la Dette et de la croissance économique, ils apportent à court et long terme des solutions des plus pertinentes, provoquant à tout le moins au débat qu’on nous vole.

A propos de la Dette, les économistes atterrés (2000 membres tout de même aujourd’hui), proclament avec force ses origines : le problème aujourd’hui en Europe n’est pas celui de la Dette Publique, mais bien de la Dette Privée. Il faut absolument dénoncer tout d’abord le transfert des dettes bancaires vers les comptes publics, et retirer aux marchés financiers la clé du financement des Etats. Car jusque là, les Etats européens ne pouvaient se financer que sur les marchés financiers ! Or les taux d’intérêt ahurissants pratiqués par ces acteurs privés de l’économie privée ont tout simplement étranglés les finances publiques des Etats en question. L’urgence est bien de rompre avec cette logique idéologique d’une Banque centrale inféodée aux intérêts privés : ces banques qui n’ont cessé de spéculer contre ces mêmes états européens ! (…)

 

La grande distribution continue de soigner ses marges

Blog Économie et Société

Lire l’article 

Extrait :

« Le 7 avril 2009, Nicolas Sarkozy a menacé de taxer les grandes surfaces si elles ne modéraient pas leurs marges sur les produits agricoles. Selon une étude d’UFC-Que Choisir publiée en janvier 2009, les acteurs de la grande distribution s’en mettent plein les poches. Entre 1990 et 2009, les prix en magasin ont augmenté de 50 % tandis que, sur la même période, le prix de vente versé aux agriculteurs chute de 15 %. Ainsi, sur un rôti vendu 8,5 euros le kilogramme au consommateur, la marge nette du distributeur atteint 2,25 euros.

La marge brute évolue entre 30 et 50 %

Qu’en ait-il deux ans plus tard ? L’Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires, mise en place en 2010 par la Loi de Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche et dont la mission est de décortiquer la formation des prix alimentaires, a réalisé son premier rapport sur la question. Et le constat est affligeant pour les grandes surfaces. (…)

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La rentabilité des entreprises françaises au plus bas depuis1985 (article de la Tribune)

REVUE DE PRESSE

La Tribune  

Si les groupes du CAC 40 se portent bien, ce n’est pas le cas pour l’ensemble des entreprises installées en France: leur taux de marge (taux de profit brut) est tombé fin 2011 à son niveau le plus bas depuis 26 ans, selon l’Insee.

par Ivan Best

Quelques extraits :

(…)

Les entreprises françaises (sociétés non financières, pour être précis) ne se portent pas si bien, leur rentabilité se dégrade. Leur taux de marge (excédent brut d’exploitation/valeur ajoutée, correspondant grosso modo à un taux de profit brut avant intérêts et impôts) est tombé à 28,7% au dernier trimestre 2011.

C’est le niveau le plus bas constaté depuis la fin 1985. A l’époque, les sociétés sortaient d’une période de comptes fortement dégradés, sous l’effet du second choc pétrolier : leur taux de marge était tombé à un minimum historique de 22,1% au cours de l’été 1982. Il était remonté progressivement à partir de 1985, grâce au contre-choc pétrolier et à la modération salariale imposée par le gouvernement socialiste à partir de la mi 1982.

(…)

Depuis la fin des années 80, ce taux de marge est, le plus souvent, sensiblement au dessus de 30%. Dans une note parue récemment, l’Institut de l’entreprise souligne la divergence d’évolution entre la rentabilité des entreprises françaises et allemandes. « Sur la période 2000-2008, le taux de marge allemand a progressé pour atteindre 41,7%, tandis que le taux de marge français est demeuré stable à 32,8% » relèvent les experts. Depuis 2008, la rentabilité en France a donc, même sensiblement reculé…  L’Institut de l’entreprise ajoute que « la faiblesse des marges françaises limite le recours à l’autofinancement, et contribue à augmenter la charge financière des entreprises, les rendant par là plus sujettes à un retournement conjoncturel de l’offre de crédit ».

(…)

La dégradation des comptes peut paraître paradoxale, si on la rapproche des super-profits des groupes du CAC 40: certes en baisse, ils ont tout de même atteint 73 milliards d’euros en 2011, soit 3,7% du PIB, et témoignent d’une bonne santé financière de ces entreprises phares de la Bourse. Mais il faut souligner que les grandes entreprises s’en sortent mieux, et que, surtout, il s’agit là, pour l’essentiel -au moins les trois quarts-, de profits réalisés à l’étranger. Ils ne reflètent donc pas l’état des entreprises opérant dans  l’Hexagone. L’excédent brut d’exploitation de toutes les sociétés en activité en France, considérées globalement, s’est établi  à 73 milliards au cours du dernier trimestre 2011, et 293 milliards sur l’ensemble de 2011, selon les calculs des statisticiens de l’Insee.

(…)

Voilà pourquoi François Hollande veut créer une banque publique d’investisement, et baisser le taux d’imposition des profits des PME, dont les comptes sont les plus dégradés, en regard de ceux des grandes entreprises. Celles-ci, au contraire, paieraient plus d’impôt sur leurs bénéfices.

Retrouvez l’article dans sa totalité ici…

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