Quand même la Chine devient trop chère…

Par Vincent Paes (Economie & Société)

La mondialisation n’a pas de limites : la Chine est en train de l’apprendre. Alors qu’elle a profité, pendant plus de dix ans, de ses salaires bas pour devenir l’usine du monde, la voilà désormais rattrapée par ce qui a fait sa force : la chasse aux coûts. Les entreprises risquent de ne pas s’éterniser trop longtemps en Chine. Et pour cause, les salariés chinois commencent à être trop chers. En 2010, le salaire minimum a grimpé, en moyenne, de 20 %.

Et cette tendance n’est pas nouvelle. Depuis quatre ans, la hausse est comprise entre 15 et 30 %. Il devrait doubler dans les prochaines années selon des estimations. Aujourd’hui, le salaire minimum se situe aux alentour des 100 euros avec de fortes inégalités régionales. À Chengdu, dans la province du Sichuan, le salaire mensuel minimum est de 850 yuans (93 euros), tandis qu’il est de 1 300 yuans dans le Guangdong (142 euros).

Le « made in China » n’est plus à la mode

Cette hausse des salaires s’expliquent principalement par l’inflation. Les ouvriers mal payés ne peuvent la supporter et sont prêt à rentrer en conflit directe avec l’entreprise. Autre raison : la main-d’œuvre se raréfie en Chine. Et, avec la politique de l’enfant unique, la situation ne risque pas de s’arranger. La montée du yuan est également un autre sujet de préoccupation pour la compétitivité chinoise. En effet, Les commandes sont réglées en dollars, tandis que les salaires des ouvriers sont payés en monnaie locale. Avec un yuan fort, les marges sont réduites. Lire la suite
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