Pour 100 milliards d’€, t’as plus rien…

Par  (Economie & Société)

Les autorités européennes n’en finissent pas d’avancer des chiffres sortis de nulle part. Le dernier en date est 108 milliards d’euros. Ce serait la somme nécessaire pour recapitaliser les banques européennes. On est donc loin des 200 milliards évoqués fin août par le FMI.

Une méthodologie controversée

Comme d’habitude la méthodologie utilisée peut laisser sceptique. Ainsi, le choix d’appliquer une valorisation à la valeur de marché (« mark to market ») de toutes les dettes souveraines européennes a provoqué, le mécontentement de nombreux pays. Et pour cause, les banques des pays où les dettes publiques ont une valeur aujourd’hui supérieure à celle inscrite dans leurs livres se retrouvent favorisées. C’est le cas notamment des banques allemandes, banques scandinaves ou britanniques.

Les autorités européennes ont finalement prévu deux options de calcul. Soit les banques valorisent leurs dettes souveraines en « mark to market » et doivent donc atteindre, comme prévu, un ratio de fonds propres de 9 % d’ici mi-2012, soit elles doivent respecter, à la même date, un ratio plus élevé (9,5 %). C’est sans aucun doute cette dernière stratégie qui sera choisie par les banques grecques ou italiennes dont la dette publique est particulièrement dépréciée. Lire la suite

La crise à venir des produits financiers dérivés pourrait détruire le système financier mondial entier

D’après Michael Snyder (traduction A. Loréal)

La plupart des gens ne se rendent pas compte que Wall Street est devenu un gigantesque casino financier. Les grandes banques de Wall Street font des dizaines de milliards de dollars par an dans le marché des produits dérivés, et personne dans la communauté financière ne souhaite  la fin de la partie.

Le mot «dérivés» semble compliqué et technique, mais le comprendre n’est vraiment pas difficile. Un dérivé est essentiellement une façon élégante de dire qu’un pari a été fait.

A l’origine, ces paris ont été conçus pour couvrir le risque, mais aujourd’hui le marché des dérivés a explosé dans une montagne de spéculations qui ne ressemble à rien que le monde ait jamais vu. Les estimations de la valeur notionnelle des dérivés sur le marché mondial est passée de 600 milliards de dollars  à 1,5 billions. Gardez à l’esprit que le PIB de l’ensemble du monde est seulement quelque part dans le voisinage de 65 billions de dollars. Le danger pour le système financier mondial posé par les dérivés est si grand que Warren Buffet les a appelé les «armes financières de destruction massive» .

Pour l’instant, les pouvoirs financiers essayent de conserver le fonctionnement du casino, mais il est inévitable qu’à un certain point toute cette pagaille va s’écrouler. Lorsque se sera le cas, nous allons être confrontés à une crise des dérivés qui  peut vraiment détruire l’ensemble du système financier mondial.

La plupart des gens et les médias ne parlent pas beaucoup de produits dérivés, car ils n’ont tout simplement pas l’information suffisante pour les comprendre. Lire la suite

La faillite de la Grèce sera salvatrice pour la crise

Par Driss Lamrani 

La faillite organisée de la Grèce, dans l’avenir proche, est essentielle pour rétablir le fonctionnement des marchés financiers, créer les conditions pour un rétablissement de la Grèce, et refroidir les risques insurrectionnels.

Le fonctionnement des marchés financiers repose sur l’obtention d’une rémunération en contrepartie de la prise de risque de perte. Le sauvetage du 21 juillet, comme les sauvetages bancaires en 2008, reporte le problème du surendettement souverain (ou du levier) à plus tard tout en créant les conditions de son aggravation.

L’aléa moral est une valeur qui se développe

Lors de la crise financière 2008 la notion de responsabilisation des investisseurs a disparu. Le défaut de Lehman Brothers a mis en évidence des interconnexions importantes entre institutions financières qui conduisaient à une réaction en chaîne de défaut pouvant aller jusqu’a la destruction du système bancaire.

Ce constat a poussé les gouvernements à recapitaliser les institutions dites « too-big-to-fail » avec très peu de contreparties sur le contrôle des risques ou la limitation des rémunérations. Même les promesses prises par les institutions, comme les  renforcement des exigences de fonds propres, tardent à entrer en vigueur (puisqu’entre temps les marches financiers se sont ressaisis, les banques ont remboursé les avances qui leurs ont permis d’éviter un scénario apocalyptique, elles se sont libérées des exigences et des contraintes et négocient férocement les nouvelles contraintes réglementaires). Lire la suite

L’Allemagne écarte une prochaine résolution définitive de la crise

Par Violaine Le Gall (Agefi)

L’augmentation de la participation des banques privées au sauvetage de la Grèce semble néanmoins avancer

Alors que les marchés financiers misaient encore lundi matin sur une résolution définitive de la crise grecque lors du sommet européen du 23 octobre, leurs espoirs ont été mis à mal par les déclarations du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. «Nous n’aurons pas de solution définitive ce week-end», a-t-il expliqué hier à Düsseldorf. Finaliser les détails prend plus de temps que les investisseurs ne le pensent, a-t-il ajouté. Angela Merkel «a souligné que les rêves qui s’ébauchent de voir ce plan signifier que tout sera résolu et terminé lundi ne pourront pas être exaucés», a pour sa part rapporté Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande, à Reuters. La réunion devrait cependant déboucher sur un programme en cinq parties.

L’une d’elle portera sur la participation du secteur bancaire au sauvetage de la Grèce. Sur ce dossier, les banques pourraient se résoudre à accepter une décote plus importante sur les obligations d’Etat grecques que les 21 % fixés dans l’accord du 21 juillet. Les détenteurs privés de ces titres sont préparés à discuter des modifications sur la façon dont ils pourraient participer à l’allègement de la dette grecque, a expliqué Charles Dallara, directeur du lobby bancaire IIF, à Reuters. Mais cette concession ne se fera pas sans garde-fou. Lire la suite

«En l’absence d’un plan crédible, nous aurons une crise financière mondiale dans deux à trois semaines »

D’après ZeroHedge

Une semaine après que la BBC ait  fait le buzz avec l’interview d’Alessio Rastani , elle vient de  tout recommencer. Dans une interview avec le conseiller Shapiro Robert , l’expert renflouement du FMI  dit ce qui, une fois encore, est dans l’esprit de chacun: «Si ils (Les Etats)  ne peuvent pas répondre [à la crise financière] de manière crédible, je crois que dans peut-être 2 à 3 semaines, nous aurons un effondrement de la dette souveraine qui va produire un effondrement de tout le système bancaire européen. Nous ne parlons pas seulement d’une banque relativement petite belge (Dexia ?), nous parlons des plus grandes banques dans le monde, les grandes banques en Allemagne, les grandes banques en France, la crise  s’étendra au Royaume-Uni, elle se répandra partout, parce que le système financier mondial est tellement interconnecté. Toutes ces banques sont les contreparties à chaque banque importante aux États-Unis et en Grande-Bretagne et au Japon, et dans le monde . Ce sera une crise à mon avis plus sérieuse que la crise de 2008 ….  Nous ne savons pas l’état des swaps sur défaillance de crédit détenus par les banques contre de la dette souveraine et contre les banques européennes, nous ne savons l’état des CDS détenus par les banques britanniques, nous ne sommes pas certains  de l’exposition des banques britanniques aux problèmes de la dette souveraine en Irlande. « 

http://www.youtube.com/watch?v=6UGDTtqklSo

 

Eurozone : semaine cruciale

D’après AFP

 
La zone euro s’apprête à vivre une semaine cruciale avec le retour de la troïka dans une Grèce au bord de la cessation de paiement et le vote prévu du Parlement allemand sur l’élargissement du Fonds de soutien européen, des événements attendus sur des marchés paniqués.

Après un séjour avorté début septembre face aux atermoiements grecs, les bailleurs de fonds du pays (Commission et Banque centrale européennes, Fonds monétaire international) doivent revenir cette semaine à Athènes pour réaliser un audit fiscal, afin de déterminer si le pays peut encore échapper au défaut de paiement.

L’enjeu en est le déblocage en octobre – vital pour la Grèce – de la sixième tranche de huit milliards d’euros du prêt consenti en mai 2010 par la zone euro et le FMI. Lire la suite

Moody’s abaisse la note des principales banques grecques

D’après AFP

L’agence Moody’s Investors Service a abaissé vendredi de deux crans la note des principales banques grecques, en invoquant la probabilité grandissante de pertes sur leurs portefeuilles d’obligations de l’État grec et la dégradation de l’économie du pays.

La Banque nationale de Grèce (BNG), EFG Eurobank Ergasias, Alpha Bank, la Banque du Pirée, la Banque agricole de Grèce et Attica Bank ont vu leur note tomber de « B3 » à « Caa2 », note attestant d’une situation financière fragile.

Emporiki, filiale du Crédit Agricole, et Geniki, filiale de la Société générale, sont un peu mieux loties à « B3 » (au lieu de « B1 »).

Toutes ces notes avaient été placées sous revue pour un possible abaissement le 25 juillet, rappelle Moody’s dans un communiqué.

Dans son texte, l’agence de notation explique avoir pris sa décision en raison de la perte de valeur récente des obligations de l’État grec détenues par ces établissements. Et il existe un risque croissant de pertes « significatives » additionnelles sur ce portefeuille, selon elle. Lire la suite

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