Revue de presse, 21/01/2012

 Entreprise

EDF compte recruter 6 000 personnes en 2012 ?

Le Monde.fr avec AFP

Selon l’AFP qui confirme une information du Figaro, l’EDF prévoit de recruter 6 000 personnes en 2012, dont 90 % en France. Si l’on soustrait les départs en retraite, le nombre s’élèvera à 1 500 recrutements nets, ce qui permettra au groupe de franchir la barre des 160 000 salariés.

Il s’agirait surtout de jeunes diplômés devant couvrir 75 % des recrutements des cadres de l’entreprise.En 2011, l’EDF a reçu près de 340 000 candidatures, un chiffre en hausse de 6 %.

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Agences de notation

En Italie, S & P fait l’objet de perquisitions

Le Monde

(…) Michele Ruggiero, procureur de Trani (Pouilles), a fait perquisitionner par la gendarmerie financière, jeudi 19 janvier, les locaux de l’agence de notation Standard & Poor’s (S & P) à Milan à la suite d’une enquête pour « manipulation des marchés ». Le magistrat soupçonne l’agence « d’avoir élaboré et diffusé » des jugements « faux, partiellement infondés ou imprudents, tendancieux et incorrects. »

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SeaFrance, suite ..

La CFDT enclenche la procédure de radiation de sa section Maritime Nord

Le Monde.fr

(…)

La CFDT reproche aussi aux militants de SeaFrance leur « refus d’examiner toutes les solutions permettant de sauvegarder un maximum d’emplois » de la dernière compagnie française à relier Calais et Douvres.(AP/Michel Spingler)

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Union Européenne

Le gouvernement italien adopte un décret de libéralisation

Reuters

(Rome) Le gouvernement italien de Mario Monti a adopté vendredi, après huit heures de réunion, un décret de libéralisation de certaines professions pour accroître la concurrence et relancer l’économie.

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Entreprise – Médias

La Tribune: le personnel se prononce en faveur de l’offre associant papier et internet

AFP

Les salariés de la Tribune se sont prononcés à une forte majorité en faveur de l’offre de reprise de France Economie Régions (FER) associé à Hi-Media, qui est la seule à maintenir un support papier hebdomadaire et la mieux disante en matière d’emploi.

Lors de la consultation à bulletin secret, 73,1% des salariés ont choisi l’offre commune de FER et de Hi-Media, qui proposent une version du quotidien sur internet et un hebdomadaire paraissant tous les vendredis, a-t-on appris auprès du comité d’entreprise de La Tribune. Ils conservent 50 salariés, dont 31 journalistes, sur 165. Les deux autres offres en lice ne prévoyaient que le maintien d’un site internet.

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Perte du triple A

Les conséquences de la dégradation de la note des pays de la zone euro

Alternatives Économiques-France Culture

Débat sur France Culture avec Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternative économiques, Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à l’Université de Paris Ouest, et Nicolas Baverez, historien et économiste.

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Actualité

La cour des comptes épingle l’opacité de la filière nucléaire

Dans un rapport à paraître le 31 janvier, la Cour des comptes s’interroge sur les coûts de la filière nucléaire française. D’après une version non définitive évoquée par La Tribune, la Cour évoque le montant des investissements consacrés depuis l’origine du programme, il y a cinquante ans (227,8 milliards d’euros), dont 96 milliards pour la construction du parc nucléaire (soit 1,5 milliard d’euros par mégawatt installé, contre 3,7 milliards le mégawatt pour l’EPR, souligne la Cour).Ce rapport se penche aussi sur les investissements qu’il faudra réaliser pour le démantèlement et la gestion des déchets. Les charges liées au démantèlement sont estimées à 22,2 milliards d’euros, indique La Tribune. La Cour des comptes rappelle que les devis ont tendance à déraper et que les comparaisons internationales (60 milliards d’euros pour le démantèlement de 11 centrales britanniques) donnent des résultats supérieurs à ceux envisagés par EDF. La cour demande à l’opérateur de changer sa méthode de calcul des provisions à réaliser pour le démantèlement. Le quotidien rappelle que « les réacteurs précédemment stoppés appartenaient à une autre technique (graphite-gaz), les méthodes ne sont donc pas comparables. Les coûts non plus ». Quant au montant des provisions à réaliser pour la gestion des déchets, il est passé de 15 à 35 milliards d’euros.

TVA sociale une majorité de Français plutôt opposés 

55% des Français sont opposés à la TVA sociale contre 43% qui y sont favorables selon une enquête Challenge/BVA/ BFM Radio.

Cette mesure est très clivante entre la gauche et droite , elle est en effet rejetée par 73% des sympathisants de gauche et approuvée par 72% des électeurs de droite.

54% des français contre la suppression des 35 heures ( Blog)

Selon une enquête exclusive BVA-BFM-Challenges-Avanquest réalisée les 7 et 8 janvier dernier auprès d’un échantillon représentatif de 1003 personnes, les Français y restent attachés. A la question « certains pensent que pour améliorer la compétitivité de la France il faudrait supprimer les 35 heures; vous personnellement, êtes-vous d’accord ou pas avec cette opinion? », ils ne sont que 34% à répondre positivement (54% ne sont pas d’accord, et 12% de savent pas). La question est très clivante politiquement. Les électeurs de droite sont 62% à être pour la suppression des 35 heures, alors que ceux de gauche sont 77% a être contre.

Les salariés français à temps plein travaillent moins mais ils ont une meilleure productivité 
1 679 heures : c’est la durée moyenne de travail à temps plein d’un salarié français en 2010, selon une étude de l’institut économique français COE-Rexecode, publiée mercredi 11 janvier. C’est la plus faible de l’Union européenne, selon cette enquête qui se base sur des données comparables fournies par Eurostat, selon cette étude  les salariés français ont travaillé 225
Cependant, l’enquête « élimine ceux n’ayant pas du tout travaillé (congé, maladie..) », signalent et ne prend en compte que les heures effectuée par les salariés à temps plein. Or les salariés à temps partiel sont plus nombreux en Allemagne. Dans le même sens, les travailleurs indépendants français ont, eux, une durée moyenne de travail parmi les plus importantes d’Europe des 27 avec l’Allemagne et l’Autriche, note par ailleurs COE-Rexecode.
En refaisant un calcul basé sur les données individuelles de chaque pays fournies par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « les Français ont travaillé en moyenne 1 562 heures en 2010, plus que les Allemands (1419 heures) et moins que les Britanniques (1 647 heures) ».
Les Français restent néanmoins plus productifs que les Allemands. Selon Eurostat, « la productivité horaire est de 133,5 en France (sur une base 100 = moyenne européenne) contre 123,9 en Allemagne », note L’Expansion.

Fessenheim 1 : l’ASN favorable à une poursuite de l’exploitation…

Par Sophie Fabrégat (ActuEnvironnement)

Au vu du bilan du 3ème réexamen de sûreté du réacteur n°1 de Fessenheim mais sous réserve des audits de sûreté engagés à la suite de Fukushima, l’ASN a donné un avis favorable à la poursuite d’exploitation de la centrale au delà de trente ans.

 »Le réacteur [numéro 1 de Fessenheim] est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires après ce troisième réexamen » à condition de respecter 40 prescriptions, dont deux majeures concernant le renforcement du radier et la création d’une source alternative de refroidissement. C’est la décision prise par l’Autorité de sûreté nucléaire ce lundi 4 juillet.

Deuxième avis sur un prolongement au-delà de 30 ans L’ASN s’était déjà prononcée en juillet 2009 pour une poursuite de l’exploitation des réacteurs de 900 MW au-delà de trente ans. Mais cette prise de position générique devait être confirmée par une étude au cas par cas. Après avoir rendu un avis favorable pour la poursuite de l’exploitation du réacteur numéro 1 de Tricastin en novembre 2010, l’ASN rend son deuxième avis sur Fessenheim 1, entrée en service en 1977.
La troisième visite décennale du réacteur numéro 2 de Fessenheim a démarré en avril 2011. L’ASN prévoit une prise de position fin 2012.  Lire la suite

EDF EN et ERDF ont antidaté des documents pour échapper au moratoire

D’après Actu-Environnement

Alors que la concertation PV touche à sa fin, Ariane Vennin, porte-parole du collectif d’entreprises « Touche pas à mon panneau solaire », affirme qu’EDF EN et ERDF ont fraudé pour échapper au couperet du moratoire. Elle appelle à la transparence d’un secteur dominé par EDF et ses filiales.

Le Conseil d’Etat a rejeté le recours déposé contre le décret instaurant un moratoire sur le raccordement des projets photovoltaïques. Quelle est votre réaction ?

Ariane Vennin : Je suis déçue mais certainement pas abattue. Le Juge était dans une situation délicate puisqu’il devait arbitrer entre l’intérêt général, la préservation des comptes publics, et des intérêts particuliers, la défense des entreprises qui fermeront du fait du moratoire. En l’occurrence, il n’a pas tranché cette question. Le recours en référé est donc rejeté pour défaut d’urgence. Quant au fond, il sera tranché dans les six à huit mois à venir.

La tension est forte entre les petites et moyennes entreprises et EDF Energies nouvelles (EDF EN), la filiale de l’opérateur historique français. Pensez-vous qu’EDF EN bénéficie des mêmes conditions que ces concurrents ?

AV : Non, EDF EN a effectivement un avantage sur ses concurrents! On est dans un cas typique de conflit d’intérêts. Si officiellement l’entreprise est indépendante de sa maison mère et des filiales de celle-ci, dans les faits cette indépendance est virtuelle. Il y a un premier conflit d’intérêt entre EDF EN et ERDF, la filiale d’EDF en charge du réseau de distribution. Un second conflit d’intérêts existe entre EDF EN et EDF Agence obligation d’achat (EDF AOA), l’entreprise qui achète, au tarif fixé par les pouvoirs publics, l’électricité produite par les panneaux solaires. EDF EN est donc lié indirectement aux deux entreprises qui tiennent les clés du marché : celle qui établit les contrats d’achat et celle qui permet le raccordement au réseau électrique. Ces conflits d’intérêts existent aussi avec d’autres filiale d’EDF.

Concrètement ces conflits d’intérêts se sont traduits par des fraudes qui ont avantagé EDF EN au détriment de ses concurrents.

AE : Vous formulez de graves accusations… Lire la suite

Hausse du prix de l’électricité : l’usager est prié de financer les erreurs d’EDF

Par Corinne Lepage

L’annonce de la hausse du prix de l’électricité illustre à la fois l’art consommé du mensonge au regard du prétendu financement massif des énergies renouvelables et l’incompétence caractérisée des décideurs politiques français en ce qui concerne la politique de l’énergie.

Le prix de l’électricité est moins élevé en France que dans nombre de pays européens. Ce choix historique et délibéré était destiné à favoriser le chauffage électrique pour assurer la vente de l’électricité nucléaire en surcapacité. Le contribuable a en effet  financé les investissements d’EDF et en bénéficie aujourd’hui, même si cette politique nous a fait perdre 30 ans en terme d’efficacité énergétique et 20 ans en terme de développement d’énergies renouvelables. Lire la suite

Quand le contribuable français « encourage » les énergies renouvelables en … Grande Bretagne

Par Caderange (Enerzine)

Vu dans la version européenne du New-York Times qui est en anglais et à ce titre largement diffusée en Grande Bretagne une page complète de publicité d’EDF sur le soutien de la société à la mise en place de sa politique de développement durable en Grande Bretagne.

Un commentaire tout d’abord, en anglais on parle de développement soutenable et pas de développement durable qui n’a pas la même signification puisqu’elle prend en compte ce qui est soutenable/possible sous tous les aspects et en particulier les aspects économiques et humains. En d’autre terme les anglo-saxons ne considèrent pas seulement ce qui est techniquement possible mais ce qui est à la fois techniquement possible et soutenable par la planète et tous ses habitants. Une nuance importante vous en conviendrez.

Le but de cette publicité est d’associer la marque EDF aux énergies renouvelables dont celle pour laquelle EDF a racheté les centrales atomiques britannique, l’énergie nucléaire. Car EDF est engagé dans le vaste programme de renouvellement des centrales britanniques ainsi que dans la construction de nouvelles centrales décidées par le gouvernement pour répondre aux besoins futurs de l’économie britannique.

Je n’aurais rien à redire à un tel objectif si EDF était une société privée, dont les actionnaires se seraient prononcés sur une telle stratégie de développement et qui seraient prêt à investir leur argent pour bâtir ces facilités de production électrique sur le sol britannique. Il se trouve qu’EDF est toujours à 80 % la propriété de l ‘Etat Français et que nous sommes tous comme contribuables ses actionnaires. Avez vous pour autant été consulté sur une décision aussi importante ou avez vous entendu un débat public sur le sujet? Non, ce sont les représentants de l’Etat qui en ont décidé ainsi lors d’un Conseil d’Administration ou d’une Assemblée Générale de la société.Sans vous en informer …

Or les besoins énergétiques de la France et des Français sont ils différents de ceux des anglais et de la Grande Bretagne ? Nullement nous aurons à faire face à la même croissance de la consommation électrique pour les années à venir, voire même plus importante car nous ne disposons pas des ressources alternatives en gaz encore disponibles en Mer du Nord.

Est ce à dire que EDF a les capacités financières suffisantes pour investir lourdement des deux cotés du channel dans plusieurs séries de centrales nouvelles ? Nullement, alors. Soit EDF fera passer son développement en Grande Bretagne avant celui nécessaire à la satisfaction des besoins des consommateurs français ou bien à partir d’un certain moment sera t elle obligée de faire appel à ses actionnaires ? Ceux ci étant tout proche de la banqueroute ce serait une privatisation qui le permettrait.

Je vous laisse réfléchir à ces deux alternatives…

Nucléaire civil Français: Le classement secret défense !

Par Pierre Magnetto (Developpement Durable)

Le rapport Roussely sur l’avenir de la filière du nucléaire civil remis le 11 mai au chef de l’Etat a été classé secret défense bien que ne contenant pas encore son volet militaire. Tandis que les associations s’interrogent sur les raisons de cette décision, René Ricol a réuni le comité d’Audit d’Areva vendredi 21 mai et sa présidente semble assurer de conserver son poste.

Selon le magazine Le Point daté du 21 mai, le rapport Roussely sur l’avenir de la filière nucléaire en France a été classé « secret défense » par l’Elysée. Le président de la République aurait voulu éviter toute fuite concernant le rapport partiel qui lui a été remis le 11 mai dernier et auquel manque encore la partie consacrée au nucléaire militaire. Ce week-end, l’association Réseau sortir du nucléaire s’est étonné du classement du rapport Roussely. « Il est révélateur que cette classification « secret défense » touche même la partie du rapport consacrée au nucléaire civil. On peut présumer qu’il s’agit de cacher des données « explosives » sur les très grandes difficultés traversées par le nucléaire français » estime l’association anti-nucléaire.

Un GIE pour l’international

Une information a toutefois filtré sur le contenu de ce rapport qui préconiserait la création d’un groupement d’intérêt économique (GIE), regroupant les principaux acteurs et frères ennemis des filières de l’électricité et du nucléaire en France : Areva, EDF, Alsthom, GDF-Suez et le Commissariat à l’énergie atomique. Ce GIE aura pour vocation d’harmoniser et de coordonner l’action des acteurs français de la filière à l’international. Une initiative censée éviter à l’avenir les déconvenues que la filière française avait essuyées à Abu Dhabi en décembre dernier face au coréen Kepco, alors qu’elle se croyait assurée d’emporter le marché du nucléaire civil des Emirats arabes unis d’un montant de 20 Md$ (16,13 Md€).

Désamorcer les conflits dans la filière nucléaire

Nicolas Sarkozy avait confié fin octobre à l’ancien Pdg d’EDF François Roussely la direction d‘un groupe de travail chargé de proposer à l’Etat un scénario de réorganisation de la filière nucléaire française. Le rapport devait être remis fin avril et devait « envisager l’évolution du nucléaire civil à l’horizon 2030 dans l’ensemble de ses dimensions ». C’est donc ce texte qui a été classé. Par ailleurs, selon Les échos citant une source gouvernementale, la présidente d’Areva devrait conserver son poste jusqu’à la fin de son mandat s’achevant en juillet 2011. Anne Lauvergeon semblait sur la sellette depuis plusieurs mois. A peine nommé à la direction d’EDF Henri Proglio avait ouvertement critiqué la stratégie industrielle d’Areva qui depuis a été contrainte de céder sa filiale T&D. Anne Lauvergeon s’était toutefois allié avec Gérard Mestrallet fin janvier, à travers un accord de coopération entre Areva et GDF-Suez concernant le développement d’un réacteur de moyenne puissance destiné aux marchés étrangers. Enfin, le Comité d’audit d’Areva présidé par René Ricol, le médiateur du crédit mais aussi membre du conseil de surveillance du groupe, s’est réuni pour la première fois vendredi 21 mai. René Ricol avait annoncé qu’il avait été chargé d’apporter « de la sérénité » dans une filière qui en manque cruellement.

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