Revue du web

Comment le libre-échange a-t-il rompu l’équilibre des pouvoirs en faveur des grandes entreprises ?

Blog « La socioéconomie, pour mettre un peu de social dans l’économie »

Avec les traités de libre-échange, la balance du pouvoir a changé en faveur des grandes entreprises. Ces dernières peuvent désormais fabriquer leurs produits dans le pays de leur choix. Pour leur part, les gouvernements et les travailleurs restent “prisonniers” des frontières de leur pays respectifs (ou de leur continent dans le cas de l’Europe)…

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Rethinking the Growth Imperative

Cercle Les Échos

par Kenneth Rogoff, Professeur d’économie à Harvard

Modern macroeconomics often seems to treat rapid and stable economic growth as the be-all and end-all of policy. That message is echoed in political debates, central-bank boardrooms, and front-page headlines. But does it really make sense to take growth as the main social objective in perpetuity, as economics textbooks implicitly assume ? …

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La sortie de crise, ça se prépare !

Cercle Les É chos

par Regis Rohrer, Membre de l’Académie de l’Intelligence Economique

(…) Dans un souci permanent d’innovation et de performance, le dirigeant moderne se doit d’opérer la métamorphose qui fera sortir sa structure du néo-taylorisme et de la satisfaction forcenée des actionnaires à très court terme pour entrer dans une nouvelle ère. Le développement durable s’appliquerait donc à l’entreprise en tant que « personne morale », reflet du dynamisme de son dirigeant si tant est que ce dernier sache valoriser ses collaborateurs les plus « socioperceptifs » des changements à venir quels que soient leur place dans sa structure….

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Grand emprunt et financement des universités, le modèle Harvard en question

Par Marc Dupuis (D&E)

 
Le grand emprunt lancé par le Président de la République prévoit de faire émerger des sites d’enseignement et de recherche d’excellence réunissant un seuil critique de chercheurs et d’enseignants de haut niveau afin de pouvoir rivaliser avec les grandes universités européennes et américaines. Harvard et Stanford sont pris comme exemple de cette orientation avec comme objectif de faire des universités et centres de recherche de véritables entreprises dotées de capitaux propres en mesure de s’allier avec des capitaux privés et de créer des pépinières d’entreprises comparables aux campus américains pour financer la recherche et l’innovation.
Pour comprendre cette évolution il faut rappeler les caractéristiques du modèle américain et ses limites notamment au moment où se développe la crise
En effet, les universités américaines fonctionnent comme des entreprises avec un capital dont les ressources sont multiples :
• Des frais de scolarité et d’inscription qui ont augmenté rapidement ces dernières années et obligé deux  étudiants américains sur trois à s’endetter . Il en coûte plus de 6000 dollars par an à chaque étudiant dans les universités publiques et 15000 dans les universités privées
• La dotation aux universités (endowment) capital placé en bourse sous forme d’actions et d’obligations et dont les intérêts alimentent le budget annuel des l’université, ainsi Harvard a eu jusqu’à 37 milliards de dollars de dotation en 2008, mais la crise et passée par là et à réduit de 10 milliards ce montant !
• La collecte de fonds (fundraising) par des dons provenant de riches particuliers, mais aussi des anciens élèves, des parents des étudiants, etc.
• Le gouvernement fédéral alloue des fonds pour la recherche et le développement, sous forme de contrats, mais le financement public est minoritaire dans le budget des universités
En bref comme le modèle « tout libéral « le financement des universités américaines est en crise et l’inégalité croissante d’accès aux universités en est la marque.
Certes, le gouvernement se défend de vouloir copier ce modèle et Valérie Pécresse prône la recherche d’un » modèle français », arguant par exemple que les capitaux propres acquis par les universités seront placés dans des fonds sécurisés, de même que des règles prudentielles seront édictées quant à l’utilisation des fonds résultant du grand emprunt.
L’exemple des universités américaines montre toutefois que l’autonomie peut donner le meilleur comme le pire. C’est encore aux résultats que l’on jugera.
 

 

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