Quelques réflexions sur la Balance commerciale 2011

Les chiffres du commerce extérieur pour 2011 affichent un déficit record qui dénote plus des choix ou des non-choix économiques et industriels que les effets de la crise financière.

On peut constater  que :

–          La désindustrialisation se traduit ici encore, quand sur un déficit de plus de 69 milliards, plus de 42 (plus de 60%) proviennent du solde des industries manufacturières (en 2004, les chiffres étaient respectivement de 6 milliards de déficit global et de plus de 3 milliards d’excédent !)

–          Le renchérissement de la facture énergétique (dû aux cours du pétrole) pose une interrogation sur le retrait prématuré de la filière nucléaire (les manœuvres de rétorsion vis-à-vis de l’Iran ne militeront pas en faveur d’une accalmie des cours du pétrole).

–          Les économies d’énergie sont surement un vecteur plus opérationnel, mais qui a entendu parler d’une politique cohérente à ce sujet depuis Raymond Barre ?

–          Les ventes d’Airbus, c’est bien, mais cela entraîne des importations importantes vis-à-vis de l’Allemagne, de même que le soutien aux investissements favorise leur secteur de la machine-outil ou encore que la prime à la casse se fait au bénéfice des moyennes gammes allemandes et espagnoles bénéficiant d’une politique commerciale plus agressive

–          Nos secteurs champions restent l’agriculture, les industries agro-alimentaires et le luxe, malgré un bon score de la chimie, notre industrie pharmaceutique baisse ses performances : il y a là nécessité de développement et de soutien des filières alimentation-santé-bien-être qui bénéficieraient autant au marché intérieur qu’à l’exportation.

Télécharger le fichier PDF « Balance commercilale 2011″ ici.

 

 

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En France on a plus d’idées, mais on a du pétrole !

D’après AFP

Du pétrole a été découvert pour la première fois au large de la Guyane, ont annoncé vendredi les groupes Total et Shell, donnant corps aux espoirs d’un nouvel Eldorado suscités dans la région par le développement de l’exploitation de brut au Brésil voisin.La découverte a été faite en eaux profondes (sous plus de 2.000 mètres d’eau) sur le puits « Zaedyus » à environ 150 kilomètres au nord-est de Cayenne, ont annoncé les deux pétroliers dans des communiqués séparés.Le forage, mené par la britannique Tullow Oil, y avait débuté en mars à la grande inquiétude des écologistes.

Un porte-parole de Total, qui détient 25% du champ, a confirmé à l’AFP qu’il s’agissait de la première découverte de pétrole au large du département d’outre-mer français.

« Ce forage est considéré comme à fort risque mais à fort enjeu », selon Total. En clair, les probabilités de découverte étaient jugées faibles mais avec un potentiel de production important.Selon Shell, qui a la part principale dans le projet d’exploration (45%), il est encore trop tôt pour évaluer les réserves, mais les premiers résultats sont « encourageants ». Selon le responsable de Tullow en Guyane, la qualité des hydrocarbures semble elle « intéressante ». Lire la suite

Total : 34 puits sous-marins reliés à 1 unité flottante !

Par Enerzine

Opérateur du Bloc 17, Total annonce le lancement du développement du projet CLOV qui est le quatrième pôle de développement du bloc après Girassol, Dalia et Pazflor, dans l’offshore profond de l’Angola

Les opérations de forage commenceront en 2012 et le démarrage de la production est prévu pour 2014.
Situé à environ 140 kilomètres de Luanda et à 40 kilomètres au nord-ouest de Dalia, par des profondeurs d’eau allant de 1 100 à 1 400 mètres, le développement de CLOV permettra la mise en production de quatre champs : Cravo, Lirio, Orquidea et Violeta. Les réserves prouvées et probables sont estimées à environ 500 millions de barils d’huile.

A l’occasion de cette annonce, Yves-Louis Darricarrère, directeur général Exploration & Production de Total, a déclaré : « Après Girassol, Dalia et Pazflor, le lancement de CLOV représente une nouvelle étape majeure dans l’histoire de Total en Angola. Cet évènement vient démontrer toute la capacité technologique de Total à mener avec succès des projets de grande ampleur ».

Le schéma de développement général de CLOV reprend des techniques ayant déjà fait leurs preuves sur Girassol, Dalia et Pazflor. Au total, 34 puits sous-marins seront reliés à une unité flottante de production, stockage et déchargement (FPSO). Elle aura une capacité de traitement de 160 000 barils d’huile par jour et pourra stocker environ 1,8 million de barils. Le FPSO CLOV produira deux types d’huile à travers un système unique de traitement et de stockage : l’une de 32° à 35° API, provenant des réservoirs Oligocène (Cravo-Lirio), l’autre plus visqueuse, de 20° à 30° API, provenant des réservoirs Miocène (Orquidea-Violeta).

Un soin particulier a été apporté à la conception des installations, pour limiter au maximum l’impact sur l’environnement : sont ainsi prévues l’absence de brûlage à la torche en conditions normales d’opération, la récupération de la chaleur des fumées d’échappement en sortie des turbines et la récupération des gaz des cuves.

Total E&P Angola, filiale à 100% de Total, est l’opérateur du Bloc 17, avec un intérêt de 40%. Elle a pour partenaires Statoil (23,33%), Esso Exploration Angola (Block 17) Limited (20%) et BP Exploration (Angola) Ltd. (16,67%).

Pétrolia explose en Bourse après s’être alliée à Bouygues

Par Jean-François Cloutier

Après le béton, la téléphonie et l’audiovisuel, les frères Bouygues investissent dans l’exploitation pétrolière

Le titre de la société d’exploration pétrolière québécoise Pétrolia bondit de plus de 30% à la Bourse de Toronto après l’annonce de son association avec un fonds d’investissement français.

La direction de Pétrolia qui qualifie cette annonce d’étape importante dans le développement du champ pétrolier Haldimand, situé près de Gaspé. Le fonds Investcan Energy, une filiale de la française SCDM Énergie, acquerra ainsi 50 % des intérêts de Pétrolia ainsi que 13 permis d’exploitation en échange de 15 M$.

De ce montant, 6,5 M$ seront versés à Pétrolia à titre de remboursement des coûts passés.En plus d’un apport financier, Investcan Energy fournira à Pétrolia une expertise technique pour la mise en production du champ pétrolier gaspésien.

«Après avoir fait une découverte, en avoir évalué le potentiel, acquis les territoires qui l’entourent, nous franchissons aujourd’hui une étape déterminante vers la mise en production du champ pétrolier Haldimand», a commenté le président de Pétrolia, André Proulx.

Investcan Energy est une filiale à 100 pourcent de SCDM Energie, elle-même filiale à 100 pourcent de SCDM, société française privée et fermée, basée à Paris, dont les deux actionnaires sont Martin et Olivier Bouygues.

Pétrolia est une société d’exploration pétrolière et gazière junior qui possède des intérêts dans un domaine minier couvrant 15 000 km², soit environ 18 % du territoire québécois sous permis.

Vers 15h00, le titre de Pétrolia s’appréciait de 30,77%, ou 16 cents, à 68 cents à la Bourse de Toronto

BP : la fuite de trop !

Par Vincent Paes (Economie & Société)

 

Être une compagnie pétrolière n’est pas aussi facile qu’on pourrait le penser. Il ne suffit pas d’attendre les pétrodollars pour qu’ils tombent du ciel. Il faut les chercher. Le problème est que l’or noir se fait rare. Il faut chercher toujours plus profond, toujours plus loin. L’émergence et le développement des plates-formes marines résultent de ce phénomène. Malheureusement pour nous, si les compagnies pétrolières aiment se faire beaucoup d’argent, elles préfèrent ne pas trop en dépenser.

Interrogé par le gouvernent américain sur la sécurité de ces forages en haute mer, la compagnie pétrolière britannique s’était contentée de répondre que les dispositifs qu’elle avait mis en place étaient suffisants. Le futur lui donnera tort. BP doit finalement se dire qu’elle aurait mieux fait de réfléchir à deux fois avant de se lancer dans l’aventure.

22 millions de dollars par jour

L’explosion et le naufrage de la plate-forme de forage Deepwater Horizon sont à l’origine de l’une des plus graves marées noires qui affecte les Etats-Unis. Elle a également provoqué la colère de l’administration américaine. Maintenant, elle doit payer l’addition. Depuis le début, la lutte contre la marée noire aura coûté à BP 760 millions de dollars, soit 22 millions par jour. Pire encore, depuis la catastrophe la capitalisation boursière de BP a baissé de 25 %, soit de près de 50 milliards de dollars.

Mais qu’en est-il du coût social ? BP doit également répondre de sa responsabilité sociale. Certains actionnaires de BP ont déposé plainte contre la compagnie pétrolière pour avoir exposé l’entreprise à des responsabilités sociales potentiellement gigantesques. Les dégâts portent sur les propriétés, les intérêts commerciaux et la faune et la flore. La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ».

Pour faire face à ces engagements, BP a promis de doubler ses équipes de nettoyage. Une mesure jugée insuffisante par l’Etat de Louisiane. La compagnie a également indiqué qu’elle affecterait 500 millions de dollars à un programme de recherche consacrée aux conséquences de la marée noire sur le littoral. Quant à ses procédés de nettoyage, ils sont pour le moins limite. BP a versé pas moins de 2,5 millions de litres de Corexit, un dispersant chimique interdit depuis dix ans en Grande-Bretagne. Pas sûr que cela aide la flore et la faune du golfe du Mexique.

L’entreprisation de nos sociétés n’est pas viable

Le cas BP révèle un mouvement contradictoire. D’un côté, les entreprises souhaitent plus de responsabilités. Et par là, elles militent pour une « entreprisation » de nos sociétés. De l’autre, elles ne sont pas capables de faire face à leurs actes. Tant les enjeux sociaux les dépassent, aussi fortes et puissantes soient-elles. Les Etats et les collectivités locales ont encore de beaux jours devant eux. Pourtant, BP n’a pas retenu la leçon. Et continue à s’entêter.

La semaine dernière, une vingtaine d’élus démocrates ont demandé la fermeture de la plate-forme offshore Atlantis. Située également dans le golfe du Mexique, l’installation ne disposerait pas de dispositif technique actualisé. La compagnie pétrolière a répondu que ces accusations étaient infondées. ..

Le Brésil sera-t- il la prochaine puissance pétrolière mondiale ?

Par Alain Loréal (D&E)

La compagnie pétrolière nationale du Brésil, Petrobras, se prépare à investir 174 milliards de dollars, un projet sur cinq ans,  pour trouver une série de réserves de pétrole qui, selon elle sont enfouies à 200 miles dans l’Atlantique. Ce projet, qui est basée dans le port sud-est d’ Angra Dos Reis, pourrait transformer le Brésil d’ importateur en l’un des principaux exportateurs de pétrole du monde.

Le plan a été stimulé par la découverte en 2006 du « champ Tupi éléphant», une réserve de pétrole cachée qui contient 8 milliards de barils de pétrole et a contribuée à la production pétrolière du Brésil qui commencent à rattraper celle du Venezuela.

 Petrobras produit actuellement 2,4 millions de barils par jour et, selon le président de l’entreprise José Sergio Gabrielli, prévoit d’augmenter ce nombre à 3,9 millions par jour en 2020.

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