Actualité à la Une

  • Publication du livre blanc 2012 de l’entreprise innovante par le Comité Richelieu
  • Le numéro 3 de la Newsletter de Démocratie et Entreprises (Janvier 2012) vient de paraître.  Au sommaire : Plans sociaux, quelles solutions alternatives ? SeaFrance, la solution coopérative n’est pas la panacée. - Fralib – Reprise d’entreprise et SCOP ou SCIC. - Stratégie économique de la France : Made in France vs Made in The World. - Lever les freins au développement des PME. - Note de lecture “La France doit choisir” de Jean-Louis Beffa (Seuil). - Emploi des seniors : 2012 l’année du vieillissement actif en Europe. Pour lire la Newsletter cliquez ici.
  • Un éditorial de Marc Dupuis : François Hollande et la notation sociale des entreprises. L’idée de noter les entreprises non seulement en fonction de leurs performances financières mais aussi de leurs performances sociales et sociétales est une conséquence logique de la prise en compte de leur Responsabilité Sociale... Lire l’article…
  • Travail : l’épanouissement personnel  source de compétivité. Lire l’article
  • Faut-il réguler les très hauts revenus ? par Marc Dupuis à lire ici.
  • “Occupez Wall Street”… par Harold Hyman, à découvrir ici.

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par Marie K.

Travail : l’épanouissement personnel source de compétivité

L’un des enjeux, et non les moindre, de la présente élection présidentielle est le travail. Alors que la France bat les records du chômage et que le gouvernement souhaite en finir avec les 35 heures, un sondage commandé par Radio France auprès de 5000 auditeurs(1) apporte des éclairages intéressants sur le vécu des salariés par rapport au travail.
Tout d’abord il bat une antienne sur le manque d’allant des Français, puisque 65% d’entre eux se disent contents d’aller au travail le matin. Mais la grande question est celle de la possibilité de s’épanouir dans son métier pour « être utile, continuer à apprendre, donner l’impression de réussir quelque chose »
Trois grandes difficultés sont citées selon Dominique Méda, professeure de sociologie à Dauphine, le manque de perspective, le manque d’effectifs, l’obsession de la rentabilité. Cette triple pression crée une sensation de stress particulièrement sensible dans notre pays. Cette obsession de la rentabilité, de culture du chiffre, particulièrement mis en exergue dans des secteurs aussi divers que la police dans le service public ou France Télécom peut conduire dans des cas fort heureusement exceptionnels à de véritables tragédies.
Ce constat va de pair avec la nécessité d’améliorer le climat social dans les entreprises, l’idée de tenir compte de ce paramètre dans la rémunération du management tel que la nouvelle direction de France Télécom l’a mis en œuvre va dans le bon sens sous bénéfice d’inventaire.
Il faut donc repenser le travail en liant épanouissement et production de qualité et de sens positionnement beaucoup plus sûr à long terme pour les entreprises de notre pays qui réclame à coup sûr une démocratisation donnant du sens au travail en rendant chacun acteur de son propre destin.

(1) Voir l’excellent dossier du Monde daté du 24 janvier 2012, ainsi que les nombreux travaux de Dominique Méda sur la question.

François Hollande et la notation sociale des entreprises

Editorial

L’idée de noter les entreprises non seulement en fonction de leurs performances financières mais aussi de leurs performances sociales et sociétales est une conséquence logique de la prise en compte de leur Responsabilité Sociale(1)

En France, Nicoles Notat, ancienne secrétaire de la CFDT a développé un système de notation extra financière des entreprises en créant VIGEO en 2002, afin d’évaluer leurs démarches pratiques et leurs résultats dans les domaines sociaux et environnementaux

De telles notations quand elles reposent sur des méthodologies précises et reconnues fournissent aux acteurs , investisseurs , salariés , partenaires sociaux, partenaires publics des outils d’évaluation et de décision dépassant les simples données sur la rentabilité financière des entreprises.

Généraliser ce type de notation suppose non seulement la mise au point d’indicateurs reconnus, mais une indépendance stricte des agences en charge de cette évaluation comme nous le proposions dans une étude publiée par Terra Nova (1)

Le mérite d’instaurer une notation sociale des entreprises est enfin plus général, prendre en compte l’ensemble de ses parties prenantes et non plus seulement les actionnaires.

On ne peut donc que se féliciter qu’un candidat aux plus hautes fonctions retienne cette proposition.

(1) Marc Dupuis, Léna Quer-Riclet,William Bourdon2 et Yann Queinnec3, La Responsabilité sociale et sociétale des entreprises : un enjeu majeur du 21e siècle. Terra Nova , novembre 2010

Occupy Wall Street : un instantané depuis la place Zuccotti, en ce début 2012

par Harold Hyman

Place Zuccotti, New York, Photo Harold Hyman

De passage à New York, je me suis trouvé place Zuccotti, là où avaient campé les Occupants de Wall Street à l’automne. En ce Réveillon, je partais vers l’aéroport JFK, afin de regagner Paris. J’ai eu le temps de confier mes bagages à un ami qui m’accompagnait, et de brandir ma carte de presse afin d’accéder au centre de la place Zuccotti, rebaptisée « Liberty Place » par les Occupants, ce qui est en fait l’ancien nom de cette place grande comme un petit square parisien. Nom logique, car situé le long de Liberty Street, nom authentique !

Voyez les Occupants sur mes photos : ils scandaient d’une manière fascinante. Une personne commençait à très haute voix, et les autres répétaient en choeur. Cela faisait comme les répons et les réclames liturgiques catholiques (ou encore les répliques africaines). Des phrases simples et des slogans simples : « Unfuck America » est celui qui m’a le plus impressionné. Les allures des Occupants étaient baba cool, ou grunge, ou totalement ordinaire sans signe distinctif.

La police, qui avait entouré la place Zuccotti de grillages mobiles de police (même modèle qu’en France pour canaliser une foule ou éloigner les passants d’un lieu exposé telle une ambassade) par peloton de 3 ou 4 éparpillés nonchalemment autour, avaient comme pendants des vigiles de sécurité privée habillés en fanions jaunes à l’intérieur de cette place, au nombre de 6 ou 7.

Place Zuccotti, New York, Photo Harold Hyman

Car la Place Zuccotti est privée, donc la police reste dehors avant la décision de rétablir l’ordre. Tout ceci dans cette place-mouchoir de poche. Pendant les journées, les vigiles laissaient passer les gens ordinaires, et même quelques agitateurs avec leurs pancartes.

Pour le Réveillon, les Occupants vinrent par grappes, recommencèrent leur « Occupation », et la police finit par interdire l’accès à la place, laissant sortir mais pas entrer, sauf si on avait une carte de presse.

Je dus partir prendre mon avion, alors la conclusion de cette affaire : l’expulsion vers 1h30 le 1er janvier.

Pour des détails, lire le blog du New York Times.

Retrouvez le blog de Harold Hyman ici.

Harold Hyman est journaliste à BFM TV.

Faut-il réguler les très hauts revenus ?

Compte rendu par Marc Dupuis

Le commun des mortels peut être légitimement choqué par l’inflation des très hauts revenus (plus de 300.000 euros par an) au moment même où la crise bat son plein et qu’il est demandé des sacrifices au peuple dans de nombreux pays dits développés. Tel était l’objet du débat organisé par Le Nouvel Observateur et Terra Nova le 18 janvier.

A la tribune Martin Hirsh qui a coordonné une étude Terra Nova sur le sujet[1]  et Augustin Landier,  Professeur d’économie à  Toulouse School of Economics .

«  J’ai passé 11 ans chez Emmaüs , et j’ai compris comment on devient pauvre , après trois ans au gouvernement je n’ai pas encore compris comment on devient très riche » annonce Martin Hirsh. Selon un rapport du Conseil d’analyse économique, au cours des vingt dernières années, les 10 % des rémunérations les plus élevées ont capté trois quarts de l’augmentation de la valeur ajoutée. Certes, dans le même temps, l’augmentation du SMIC a permis une amélioration du revenu des 10 % des salariés les plus modestes, cependant  que 80 % des salariés subissait une baisse relative de leurs revenus.

Selon et Augustin Landier  qui n’est nullement scandalisé par ce constat, trois causes expliquent cette situation. La première est l’effet » mille feuilles « par lequel les dirigeants des entreprises du CAC 40 multiplient les pouvoirs et sources de  rémunération, la seconde concerne le risque supposé du dirigeant que justifierait une rémunération élevée ,  et la troisième provient du  changement de dimension des entreprises devenues mondiales lesquelles attirent les dirigeants par des rémunérations non pas selon une hiérarchie des salaires mais en fonction des gains ou pertes supposées du fait de leurs compétences.

Aucun des deux intervenants ne discute à priori la nécessité d’une politique redistributive mais le diagnostic porté par chacun d’eux diverge profondément.

Alors que Martin Hirsh considère chiffres à l’appui que la dérive des inégalités est non seulement immorale mais économiquement inefficace et doit en conséquence être régulée, Augustin Landier met en garde contre une telle régulation qui peut entrainer une fuite des dirigeants.

Des solutions sont proposées   par le groupe de réflexion Terra Nova (1)qui préconise, une plus grande transparence par la diffusion des écarts de rémunérations dans les entreprises  ,  l’institution de nouvelles tranches d’impôts sur les très hauts revenus ,  la suppression des retraites chapeaux , une conférence sur les hautes rémunérations, permettant  un débat entre partenaires sociaux, élus, pouvoirs publics et économistes, pour éclairer les décisions des acteurs sociaux sur ce sujet, enfin adopter un plafonnement en valeur absolue des bonus des traders.

 (1)Terra Nova : pour une régulation des hautes rémunérations Contribution 2012 Par Gaby Bonnand, Martin Hirsch, Sandra Desmettre. Le 14/12/2011


Revue de presse, 21/01/2012

 Entreprise

EDF compte recruter 6 000 personnes en 2012 ?

Le Monde.fr avec AFP

Selon l’AFP qui confirme une information du Figaro, l’EDF prévoit de recruter 6 000 personnes en 2012, dont 90 % en France. Si l’on soustrait les départs en retraite, le nombre s’élèvera à 1 500 recrutements nets, ce qui permettra au groupe de franchir la barre des 160 000 salariés.

Il s’agirait surtout de jeunes diplômés devant couvrir 75 % des recrutements des cadres de l’entreprise.En 2011, l’EDF a reçu près de 340 000 candidatures, un chiffre en hausse de 6 %.

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Agences de notation

En Italie, S & P fait l’objet de perquisitions

Le Monde

(…) Michele Ruggiero, procureur de Trani (Pouilles), a fait perquisitionner par la gendarmerie financière, jeudi 19 janvier, les locaux de l’agence de notation Standard & Poor’s (S & P) à Milan à la suite d’une enquête pour “manipulation des marchés”. Le magistrat soupçonne l’agence “d’avoir élaboré et diffusé” des jugements “faux, partiellement infondés ou imprudents, tendancieux et incorrects.”

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SeaFrance, suite ..

La CFDT enclenche la procédure de radiation de sa section Maritime Nord

Le Monde.fr

(…)

La CFDT reproche aussi aux militants de SeaFrance leur “refus d’examiner toutes les solutions permettant de sauvegarder un maximum d’emplois” de la dernière compagnie française à relier Calais et Douvres.(AP/Michel Spingler)

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Union Européenne

Le gouvernement italien adopte un décret de libéralisation

Reuters

(Rome) Le gouvernement italien de Mario Monti a adopté vendredi, après huit heures de réunion, un décret de libéralisation de certaines professions pour accroître la concurrence et relancer l’économie.

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Entreprise – Médias

La Tribune: le personnel se prononce en faveur de l’offre associant papier et internet

AFP

Les salariés de la Tribune se sont prononcés à une forte majorité en faveur de l’offre de reprise de France Economie Régions (FER) associé à Hi-Media, qui est la seule à maintenir un support papier hebdomadaire et la mieux disante en matière d’emploi.

Lors de la consultation à bulletin secret, 73,1% des salariés ont choisi l’offre commune de FER et de Hi-Media, qui proposent une version du quotidien sur internet et un hebdomadaire paraissant tous les vendredis, a-t-on appris auprès du comité d’entreprise de La Tribune. Ils conservent 50 salariés, dont 31 journalistes, sur 165. Les deux autres offres en lice ne prévoyaient que le maintien d’un site internet.

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Perte du triple A

Les conséquences de la dégradation de la note des pays de la zone euro

Alternatives Économiques-France Culture

Débat sur France Culture avec Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternative économiques, Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à l’Université de Paris Ouest, et Nicolas Baverez, historien et économiste.

Écouter...

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